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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:50
Algérie/Une rencontre découverte
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 17:27

 

Parution de mon ouvrage

 

"Algérie, une rencontre découverte"

 

aux Editions Dalimen.

 

Plus d'infos en cliquant > ICI

 

Algérie, Une rencontre découverte
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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 16:11

« Une génération d’intellectuels arabes.

Syrie et Liban (1908-1940) »

Leyla Dakhli

Ed. Karhala

 

« Ils forment une diaspora de l’intelligence, cosmopolite par sa culture, mais déjà tiraillée par la question des nationalités : avec la Première Guerre mondiale, la fin de l’Empire ottoman et l’installation des mandats français et britanniques, certains se découvrent libanais, syriens, palestiniens… » Ainsi s’ouvrent les travaux de Leyla Dakhli, docteure en histoire et chercheure associée au Collège de France, sur les fils de la Nahda, le mouvement de renaissance qui embrasera cet univers intellectuel dès le XIXe et visera à donner à la culture arabe une place politique dans l’Empire.

Sont étudiées, dans cet ouvrage, les stratégies qu’empruntera cette élite savante pour tisser sa toile dans le Bilad al-Sham. L’auteure a analysé la production (articles de presse, correspondances et récits de voyages) de ces hommes et femmes de lettres et de culture, ainsi que les réactions que suscitera leur docte prose. De larges extraits agrémentent son propos. De même, elle s’est intéressée à la biographie des personnages, permettant une perception plus fine de leurs itinéraires et de leurs motivations.

Et l’on découvre avec grand intérêt la figure du réseau, l’emblématique Amin al-Rihani, dont la devise est la suivante : « Qul kalimataka wa imshi », ce qui signifie « Dis ce que tu as à dire et poursuis ton chemin ». S’agrègeront d’autres sommités du monde des lettres, dont Jibran Khalil Jibran et Mayy Ziyadah. Ou encore Shahbandar, Nazira Zayn al-Din, et tant d’autres qui s’attacheront à bâtir l’esprit d’un universalisme qui unit les hommes.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 16:32

  

L’art islamique, un trésor en partage

  

La Lettre saoudienne / Numéro spécial Juillet 2010

 

x196image_125170_v2_m56577569831271142.jpgEn 2006, Riyad accueillait l’exposition Formes et couleurs dans l’art islamique, les collections du Louvre. Un évènement d’une importance majeure, inauguré par la Roi de du royaume d’Arabie saoudite et le président de la République française.

 

C’était en 2006. Pour la première fois dans l’histoire de l’Arabies saoudite, Riyad accueillait une exposition d’œuvres d’art en provenance d’un pays étranger : la France. Pour la première fois dans l’histoire de la France, le Louvre organisait l’exposition la plus importante dans un pays du monde arabe : Formes et couleurs dans l’art islamique, les collections du Louvre, au Musée national de Riyad, en Arabie saoudite. Le 5 mars, une centaine de chefs-d’œuvre du musée du Louvre était dévoilée au Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le roi Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud, et à Jacques Chirac, président de la République française.

La collection, rassemblant ces joyaux de l’art islamique, est placée sous la responsabilité d’Henri Loyrette, président-directeur du Louvre, lequel confie alors à Francis Richard, conservateur chargé du département des Arts de l’Islam, la mission de rassembler les pièces d’art de cette prestigieuse institution.

Dans la préface de l’ouvrage consacré à cet événement majeur, ce dernier atteste du faste et de la splendeur de ces créations artistiques : « Art lié à la vie de cour, au décor des palais, à l’apparat princier, au prestige de la littérature et de la poésie. Art où la calligraphie joue un rôle de premier plan, où la céramique est l’objet de mille recherches, où les textiles sont volontiers somptueux et précieux. Il n’est guère de support, bois, métal, ivoire, verre, cuir, pierre, papier, qui n’ait été mis en œuvre pour produire des œuvres qui ont très tôt fasciné les amateurs, et qui ont été recherchées des collectionneurs bien au-delà du monde musulman lui-même. Ainsi s’explique la richesse de la collection parisienne, témoignage incontestable du rayonnement de ces arts, et notamment à l’aube du XXe siècle. »

Tapis à médaillon en mandorle d’Ushak et de la région du Khurasan. Verre soufflé, émaillé et doré de création moghole… Coffrets, encriers ou brûle-parfums en alliage de cuivre martelé puisant leurs décors gravés et incrustés d’or dans la poésie panégyrique… Page de manuscrit réalisé à Chiraz, en 1590… Palissandre à incrustation d’ivoire et d’ébène des Mameluks du Caire… Poignard à tête de cheval en jade incrusté d’or et de pierres précieuses de l’Inde du XVIIe siècle… Céramique d’Iznik richement ornementées de calligraphies coraniques…Céramiques lustrées attribuées à l’Espagne du XIIe siècle…

x196image_1310_v2_m56577569830538342.jpg x196image_125189_v2_m56577569831271232.jpg x196image_125083_v2_m56577569831270579.jpg

Autant d’œuvres d’art qui témoignent de la ferveur et du talent de ces esthètes, dont les créations continuent d’irradier avec force. Ces pièces d’art inspirées par la religion du Prophète Mohammed, sur lesquelles le temps a déposé sa patine, allaient bientôt s’offrir en partage aux hôtes saoudiens, là où fut jadis révélé l’islam…  

  

Destins liés

Ce 5 mars 2006, à la faveur de l’inauguration de l’exposition Formes et couleurs dans l’art islamique, les collections du Louvre, le président de la République française appelle de ses vœux la préservation de la paix, dans le respect de la diversité des peuples, des croyances, des cultures et en s’attachant aux valeurs de la tolérance.

Lors de son discours devant le Conseil consultatif de Riyad, il déclare : « Plus que jamais, nous devons affirmer les valeurs universelles qui fondent notre existence en commun… C'est tous le sens de la présence de Sa Majesté le roi Abdallah à Paris, en avril dernier, pour l'inauguration du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre. De même que l'exposition organisée par le Musée national de Riyad et le musée du Louvre que Sa Majesté et moi allons inaugurer ».

Jacques Chirac confirme ainsi combien il est fondamental de cultiver les occasions de dialogue, à présent que les identités du monde se conjuguent au pluriel et évoluent en un espace commun. Il poursuit : « Nos destins deviennent intimement liés. Cette réalité nouvelle, profondément étrangère à l'expérience séculaire de nos peuples et de nos pays, doit nous conduire à redoubler d'attention et d'efforts pour préserver la paix ». Les destinées de ces deux nations se sont confondues, ce jour-là.

C’est au roi Abdallah, serviteur des Deux Saintes Mosquées que le président Chirac a souhaité exprimer le soutien de la France à la direction dans laquelle il avait engagé son pays. Et d’ajouter : « Il a su créer dans le royaume, en dépit d'un contexte régional troublé, un climat de confiance qui engage l'Arabie sur une voie prometteuse, une voie que la Communauté internationale tout entière se réjouit de la voir emprunter ».

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Ancrage au Louvre

C’est à Troyes, quelques années plus tôt, que sont esquissées les prémices de cette mise en valeur des œuvres d’art islamique et que se renforcent alors les liens d’amitiés franco-saoudiens. En 2002, lors d’une cérémonie donnée en l’honneur des chefs d’Etats et de gouvernements ayant le français en partage, le président Jacques Chirac exprime alors son souhait d’ouvrir au musée du Louvre un nouveau département consacré à ces arts emblématiques de la munificence de l’Islam. « Il viendra conforter la vocation universelle de cette prestigieuse institution et il rappellera aux Français et au monde l’apport essentiel des civilisations de l’Islam à notre culture » affirme-t-il.

L’année suivante, en 2003, le département des Arts de l’Islam est créé au Louvre. Il est doté de 10 000 pièces de collections provenant des mondes arabe et iranien médiévaux, de l’Empire ottoman, ainsi que d’un fonds archéologique et d’archives sur papyrus datant des premiers siècles de l’ère de l’Islam.

Sont ensuite réunies des collections de l’Union centrale des Arts décoratifs, lesquelles comprennent 3 000 objets couvrant avec éclat l’ensemble du champ culturel de la civilisation islamique dans toute son amplitude géographique (de l’Espagne et de l’Afrique du Nord à l’Inde) et chronologique (de son avènement au VIIe siècle jusqu’au XIXe).

Ainsi constituée, la collection nationale des Arts de l’Islam devient l’une des plus belles au monde. Céramiques, tapis et tissus, miniatures et reliures représentent quelques-unes des œuvres uniques de ce monument de l’art islamique. Les pièces provenant en particulier de Syrie, de Phénicie et de Palestine offrent un panorama complet d’une période capitale de l’histoire des civilisations.

En 2004, un programme d’échanges scientifiques, lié à la création du département des arts de l’Islam, est signé avec l’Arabies saoudite. Des missions conduites par des conservateurs, des restaurateurs et des spécialistes en muséologie sont organisées par le musée du Louvre à la demande de la famille royalle saoudienne. Pour répondre aux enjeux architecturaux de cet ambitieux projet d’exposition au sein du musée du Louvre, la réalisation de nouvelles salles est alors décidée, dans la cour Visconti. Et parce rien n’est de trop pour célébrer la beauté et sceller l’amitié franco-saoudienne, un mécénat est à cette occasion consenti par SAR le prince Al-Walid ben Talal ben Abdel Aziz al-Saoud d’Arabie saoudite, président de la Kingdom Holding Company. Il effectue une donation de 17 millions d’euros. « Ce don pour la création des nouveaux espaces consacrés aux collections du département des Arts de l’Islam du musée du Louvre – lieu universel d’art et de culture - est destiné à permettre le rapprochement des cultures et civilisations occidentale et islamique, dans l’esprit de compréhension mutuelle, de respect et de tolérance » souligne la direction du Louvre.

Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Culture et de la Communication, et Henri Loyrette accueillent le prince saoudien, en 2005, pour la signature de la donation. « Cet acte, d'une exceptionnelle générosité, est aussi un message de conviction dans la primauté du dialogue des cultures », fait remarquer le ministre français. Par ce geste essentiel, le prince répond qu’il souhaite concourir à ce que des pièces majeures de l'art islamique puissent être admirées par tous au musée du Louvre, ce centre universel de culture.

Le département des Arts de l’Islam attend à présent son ouverture au public, dans les nouveaux espaces de la cour Visconti du Louvre.

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 19:23

« Poussières de caravane »

Maram al Masri & Lambert Schlechter

Nuit Myrtide Editions

27 pages

 

Il y a trois niveaux de lecture de ce recueil. Le premier agrée à celui qui s’attache à la rythmique de ces poèmes en prose. Peut accéder au deuxième niveau le locuteur en langue arabe qui, bénéficiant de la traduction de ces écrits, saisit cette autre transcription. Enfin, pour percevoir la troisième strate, l’on passera outre les procédés poétiques, pour découvrir la dimension allégorique, celle que l’on atteint en faisant fi des jeux de constructions de la métrique. Tout d’abord badin et énigmatique, le ton ne tardera alors pas à se révéler grave, voire cinglant. Et l’on percevra ainsi au fil des pages comme un glissement vers des sentiments empreints de tristesse et de révolte.

« Les tombes sont les trophées de ce vieux général : la guerre » scande avec emphase la poétesse syrienne Maram al Masri, qui personnifie au passage tout ce qui lui tombe sous la plume : les objets, les évènements, les attitudes humaines… comme pour mieux décrire cette amertume qui transperce les âmes des vivants, les empêchant d’apprécier l’auguste quiétude à laquelle ils aspirent pourtant.

Maram la poète écrit pour alléger le chagrin d’une humanité en proie à son histoire cauchemardesque et qu’elle tente en vain de dissiper dans des pintes de bière ou dans des fêtes foraines. Seront-ce ces mots trempés dans ce filet d’encre d’« espoir qui attend sur le seuil du cœur » qui permettront finalement à cette entêtante quête de félicité d’aboutir à ses fins ?

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 21:00

 

« Génération.

Un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France »

Sous la direction de Driss El Yazami, Yvan Gastaut et Naïma Yahi

Gallimard

347 pages

 

 

Raconter « l’épopée » culturelle de la diaspora maghrébine en France du point de vue des populations immigrées elles-mêmes, tel est le parti pris des auteurs de ce remarquable ouvrage. Repassant par les différentes époques constitutives de cette Histoire, ce beau livre inventorie les réalisations des intellectuels et des artistes qui ont graduellement permis l’inscription de ces cultures de Tunisie, d’Algérie et du Maroc dans le paysage autochtone.


Où l’on découvre l’envers du décor, celui de personnages et d’œuvres dont les contributions furent arrachées au silence et au chagrin causés par l’exil forcé ou contraint, telle Baya, peintre et sculptrice éblouissante de talent, dont la biographie est excellemment mise en lumière par le philosophe et historien d’art Benamar Mediene. Ou encore le parcours de ces militants de l’indépendance qui décidèrent de leur sort en créant l’Etoile nord-africaine.


De même, sont passés en revue - avec force iconographie - les représentations parcellaires à l’égard des immigrés venus des anciennes colonies dans le roman policier, la photographie orientaliste ou la télévision et les médias. Charmeurs de serpents, soldats coloniaux, mauresques aux poses lascives ou beurettes libérées, exposés au format carte postale ou projetés en 3 D, seront l’une des composantes de cet imaginaire.


Jusqu’à ce qu’enfin soit reconnu cet apport comme étant intrinsèquement constitutif du patrimoine commun. « Ce travail d’exploration mémorielle répond à un besoin croissant de l’ensemble de Français de toutes origines qui ne se contentent pas de descriptions et recherchent des explications à leur société » conclue en postface de cet ouvrage qui fera date l’historien Benjamin Stora.

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 20:25

 

« Et la lumière en ce jardin »

Catherine Rossi

Editions Chèvre-feuille étoilée

168 pages

 

Paru dans Arabies - Mars 2010

 

 

Il se dégage de prime abord de ces pages comme un sentiment de gâchis. Comme si la Grande Histoire avait brisé les rêves de plusieurs générations, les précipitant ainsi inéluctablement dans le chagrin. Ces récits de familles qui s’entremêlent et finissent par se confondre mettent en scène la destinée d’êtres qui laissent une part d’eux-mêmes à chaque départ pour le front et reviennent fatalement meurtris.


C’est tout d’abord Léonce, tout juste revenu des sombres tranchées de Verdun et qui part s’affranchir de sa situation militaire en Algérie, découvrant la « mentalité coloniale ». Suzanne, qu’il épousera, sera témoin de cette « frontière infranchissable » avec le personnel domestique. Puis ce sera au tour de leur fils de sacrifier sur d’autres fronts sa jeunesse pour servir - comme tant d’autres - la patrie.


Pourtant, par-delà les déchirures occasionnées par ces « harangues totalitaires et ces crimes dont la honte ne finira pas de poursuivre les deux tiers de la planète », vaincra l’incompressible élan de vie. Et ces protagonistes malgré eux parviendront finalement à  renouer les fils épars de ces itinéraires fragmentés et à recomposer, par petites touches successives, un motif à l’éclat moins écarlate.


C’est en Tunisie, au Maroc et en Egypte, que nous emmènera la narratrice, puis finalement en Algérie, où elle emboitera le pas de son grand-père… « Bou Saâda, l’oasis du bonheur, qu’il me semblait si bien connaître sans l’avoir parcourue, pour y tracer l’itinéraire d’un homme dont même la tombe avait disparu. »

 

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 21:43

« Ethique & finance en Islam »

Isabelle Chapellière

Editions Koutoubia

331 pages

21€

 

Paru dans Arabies - Février 2010

 

 

Au moment où se le système financier tel qu’historiquement institué marque des signes d’essoufflement, l’ouvrage signée par Isabelle Chapellière, docteur en Sciences économiques, agrégée de Sciences sociales, apparaît comme opportun. Il intéressera très certainement ceux qui voudraient croire qu’une alternative à l’économie d’usure existe, et qu’une priorité doit être donnée aux investissements productifs.

L’auteur expose en effet les fondements sur lesquels sont érigées les bases du système financier islamique et les principes qui le différencient d’autres types d’organisations monétaires. Ainsi en est-il notamment de l’interdiction du ribâ, l’usure de crédit, et, de la nécessité de faire l’aumône.

Sont aussi passés en revue le fonctionnement des banques islamiques et leurs techniques de financement, dont la mudharaba, un contrat par lequel l’institution financière avance la totalité du capital lors d’une association tandis que le client apporte ses compétences commerciales et de gestionnaire. Ou encore la murabaha, une formule d’achat-revente qui peut être utilisée pour financer des importations et des exportations, et qui consiste à fournir au client des biens de production dont le prix est modulé en fonction de différents paramètres. D’autres services bancaires sont détaillés, tel l’ijara wa iktina, qui s’assimile à une location-vente ou à un crédit-bail.

Enfin, une partie de l’ouvrage s’attache à l’analyse de la place actuelle de la finance islamique dans la finance mondiale. L’on y apprend que « l’essor est spectaculaire depuis les années 2000 dans les pays européens », dont la France, qui œuvre à lever les obstacles fiscaux à la constitution d’un marché de la finance islamique.

 

 

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