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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 14:46

 

 

La plateforme Cloud Computing sur les rails au Burkina Faso

 

Alireza Khosrow, Director Government-Cloud Solutions d’Alcatel-Lucent : « Le projet technique de G-Cloud va démarrer »

 

Paru dans CIO Mag – Avril/Mai 2015

 

L’année 2015 marque une étape décisive pour le Burkina Faso. Il entame sa mutation numérique avec le déploiement, par Alcatel-Lucent, d’un Government-Cloud (G-Cloud). Explications avec Alireza Khosrow, Director Government-Cloud Solutions chez l’équipementier télécoms.

 

Le Burkina Faso a confié à Alcatel-Lucent la mise en place d’un Government-Cloud. La plateforme Cloud Computing connectée et distribuée permettra aux parties-prenantes - administrations, organisations et sociétés privées avec lesquelles le gouvernement burkinabé travaille – d’avoir accès à des applications e-Gouvernement. Ou d’avoir la possibilité d’en développer, dans un environnement à la fois ouvert et sécurisé, et dont les maitres mots sont : synergie, partage et usage de composants communs. Ceci afin d’éviter la multiplication des systèmes et des bases de données autonomes, responsables d’un gâchis considérable. Avec le G-Cloud, le gouvernement consolide les actifs numériques et maximise l’usage des processus communs « Enseignants, chercheurs, médecins en milieu hospitalier, associations, services sociaux, municipalités et administrations locales prennent tous des initiatives dans le domaine des TIC en créant des applications et en remplissant des bases de données, mais sans tenir compte des interdépendances ni de la cohérence de l’ensemble », explique Alireza Khosrow, Director Government-Cloud Solutions d’Alcatel-Lucent.  L'implémentation d'une infrastructure Cloud ouverte et distribuée permettra ainsi aux administrations de capturer, de canaliser et de rationaliser les initiatives. A terme, l’interface collaborative servira aux développeurs qui pourront puiser dans ces ressources pour préparer leurs applications. « Chaque application ou donnée devient un actif numérique utilisable comme une brique dans la construction d’autres applications. On peut alors envisager la conception d’applications dédiées à l’éducation ou à la santé, à l’instar de l’application m.Diabète développée au Sénégal », précise l’ingénieur, diplômé de l’université Paris XI.

 

Cloud distribué

En lieu et place d’un volumineux Data center, forcément énergivore, le choix d’une infrastructure G-Cloud distribué au Burkina Faso s’est imposé. « Conscient que l'e-Gouvernement implique de nombreuses parties-prenantes dans les organisations du service public, ainsi que des initiatives décentralisées, Alcatel-Lucent a conçu une technologie de Cloud distribué associant les avantages d'un système de gestion centralisée et des ressources de datacenter distribuées dans la même architecture. »

Les ressources opérationnelles, telles que le réseau, les serveurs, les unités de stockage et les applications seront déployées au plus près de ceux qui prennent les initiatives, et seront réparties sur tout le territoire. « Huit nœuds vont être déployés dans six localités : deux à Ouagadougou, deux à Bobo Dioulasso et quatre autres en province. Ils seront reliés entre eux via la technologie réseau IP/MPLS. Les racks seront branchés sur le réseau de fibre optique. Pour l’heure, nous entamons la mise en œuvre de l’environnement du projet », souligne Alireza Khosrow. Grâce à cette approche, les parties prenantes des différents sites et organisations disposeront des ressources informatiques, de stockage et de réseau au plus près de leurs utilisateurs finaux, avec un très court temps de réponse et une qualité de service élevée. L'opérateur GCSP (Government Cloud Service Provider) contrôlera tous les systèmes et ressources depuis un emplacement centralisé comme s'agissant d’un seul et même datacenter.

 

Transfert de compétences

Le projet de G-Cloud, qui est financé par la coopération au développement du Danemark, est placé sous l’autorité de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC), laquelle œuvre, avec Alcatel-Lucent, à la formation des équipes locales. Alireza Khosrow expose les trois axes du programme déployé par l’équipementier au Burkina Faso. « Pour pallier le besoin de compétences, Alcatel-Lucent University a mis en place un outil d’e-Learning avec l’objectif de former une centaine, voire plusieurs centaines d’utilisateurs actifs et d’experts de la technologie que nous apportons. Lorsque l’infrastructure sera installée, les équipes de l’ANPTIC seront destinataires d’un programme de transferts de services managés. Elles bénéficieront également de l’apport fourni par Bell Labs, le centre de recherche d’Alcatel-Lucent, qui aidera à l’animation d’une communauté de développeurs, lesquels enrichiront la plateforme G-Cloud avec des applications ».

 

15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 18:03

 

Un Cloud aux normes internationales au Burkina Faso

 

Paru dans CIO Mag – Décembre 2014

 

Le Burkina Faso, qui va lancer une infrastructure g-Cloud début 2015, a fait part de son expertise en matière d’innovation dans les TIC lors des Assises de la Transformation digitale à Paris. Restitution des interventions de la délégation burkinabè.

 

Petit pays sahélien enclavé d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso n’en demeure pas moins à l’avant-garde au plan de l’innovation dans les TIC. Pour preuve, une plate-forme de Cloud est en phase de lancement. L’infrastructure g-Cloud sera déployée par Alcatel-Lucent sur six villes - Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya, Tougan, Bagré et Samendéni - via des nœuds de raccordement avec accès haut-débit en fibre optique. Alfred Sawadogo, Directeur général de l’Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC) a dévoilé les contours de ce grand projet lors des Assises de la Transformation digitale. « Avec le G-Cloud du Burkina Faso, l’ANPTIC ambitionne d’offrir les types de services suivants : l’infrastructure en tant que service (IaaS pour Infrastructure as a Service) pour héberger des systèmes d’exploitation de serveurs et des logiciels applicatifs ; la plate-forme en tant que service (PaaS pour Platform as a Service) sur laquelle le client - service administratif, entreprise, citoyen - va pouvoir installer, configurer et utiliser les applications voulues ; l'application en tant que service (SaaS pour Software as a Service) pour faciliter l’accessibilité aux utilisateurs finaux ; et enfin la fourniture d’applications sous forme de fonctions communes disponibles comme SaaS interne. » A noter que les fonctions de confiance électronique permettront l’authentification des utilisateurs, la signature électronique et la certification de documents, ainsi que le stockage sécurisé et la création de preuves juridiques. Les fonctions de communication mobile auront vocation à gérer des campagnes SMS destinées à une population cible et à l’intégration mobile avec des applications de Gestion électronique de documents (GED) pour les procédures administratives en ligne.

 

Government-Cloud

Les objectifs visés par la mise en œuvre du G-Cloud sont d'accélérer et de faciliter la mise en production de nouveaux e-services (e-Education, e-Gouvernement, e-Santé, e-Commerce, e-Services au profit du monde rural, etc.) et d’optimiser et de réduire les coûts technologiques par la mutualisation des ressources. « Pour l'utilisateur, comme une start-up par exemple, l’avantage principal est de bénéficier d’une plate-forme et d'une infrastructure lui permettant d'héberger ses applications sans investissement financier, et capable d'absorber n'importe quel pic de charge. Il s’agit là d’un avantage non négligeable pour la promotion de start-up, sources de création d’emplois innovants pour les jeunes », a fait remarquer le DG de l’ANPTIC. Le démarrage des travaux est prévu pour janvier 2015, pour un délai d’exécution de 27 mois. A ce jour, seule l’Afrique du Sud dispose d’un Cloud national de l’envergure du g-Cloud, même si des pays comme la Tanzanie, le Rwanda, le Maroc ont des projets bien avancés. Le Burkina Faso pourrait donc être le premier en Afrique Francophone, sinon en Afrique de l’Ouest, à disposer d’un Cloud aux normes internationales.

 

Révolution numérique

Pour Alfred Sawadogo, le Cloud Computing se présente comme une révolution informatique. « Dans un environnement où 70% du budget investi dans l’informatique est dévolu à la maintenance, où les infrastructures évoluent, devenant de plus en plus complexes mais aussi plus fragiles, le Cloud aborde l’informatique sous un autre angle, et en minimise la complexité par le regroupement efficace des ressources. » Un constat validé par Jean Koulidiati, ministre jusqu’au 30 octobre du Développement, de l’économie numérique et des postes du Burkina Faso. « Le Cloud est une alternative mature pour les ressources informatiques et entraîne un changement économique », a-t-il souligné, précisant que l’ANPTIC a été dotée de moyens matériels et humains pour mener à bien ce grand projet. Quelque 120 informaticiens ont du reste été recrutés par la structure. Pour l’heure, un contrat technique a été signé avec Alcatel pour lancer les travaux d’infrastructure g-Cloud et il reste à conclure l’aspect financier. A noter qu’en cette année des TIC au Burkina Faso, plusieurs autres grands travaux sont en projet. A commencer par la construction en partenariat avec Huawei Technologies d’un Backbone national de 5 700 kilomètres, la réalisation d’un point d’atterrissement virtuel, d’un point d’échanges Internet (IXP) et l’acquisition de bande passante.

 

2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:27

 

Apollinaire Compaoré « Le réseau

Telecel est entièrement doté de la technologie Gprs/Edge pour la

fourniture des services Internet mobile »

 

Paru dans CIO Mag – Février/Mars 2014

 

 

CIO Mag : Quels sont les investissements technologiques consentis par Telecel au plan des infrastructures de télécommunications en Afrique, et en particulier au Burkina Faso ? En quoi consistent-ils ?

Apollinaire Compaoré : Depuis la prise de contrôle de Telecel Faso, en 2007, par la holding Planor Afrique, l’opérateur de télécommunications a entrepris un vaste chantier d’investissement. Il s’est agi de rattraper le retard induit par le différend entre actionnaires, lequel avait handicapé son fonctionnement. Mais il a surtout fallu moderniser les équipements et offrir une meilleure qualité de service aux abonnés qui lui ont font confiance. De 2007 à 2013, nous avons ainsi investi plusieurs dizaines de  milliards de F.CFA  pour l’extension et l’optimisation de la couverture du réseau Telecel au Burkina Faso.

Pour ce qui concerne le reste de l’Afrique, le Groupe Planor, à travers sa Holding Planor Capital International, est présent dans le capital de MTN Côte d’Ivoire. Nous venons par ailleurs d’acquérir une nouvelle licence globale au Mali et sommes à pied d’œuvre pour le lancement de nos activités dans ce pays frère et ami.

 

CM : Quelle est votre politique de développement et vos objectifs au Burkina Faso en termes de couverture réseau et de services Internet et Télécommunications ?

A.C : En tant qu’opérateur téléphonique sur le marché burkinabè, nous sommes soumis aux obligations d’un cahier des charges du gouvernement, qui nous indique des objectifs en termes de couverture réseau et de qualités de services à fournir aux populations.  En dehors des obligations légales, nous mettons tout en œuvre pour apporter le service téléphonique partout où résident des citoyens, car nous voulons assurer une réelle mobilité à l’ensemble de nos clients en offrant un réseau de qualité très large et très dense. Ainsi, sur l’ensemble du territoire national et pour tous nos abonnés, le réseau Telecel est à 100% doté de la technologie Gprs/Edge pour la fourniture des services Internet mobile. Le gouvernement a souhaité avoir la contribution des acteurs du domaine des TIC afin de densifier l’offre au plan du transfert des données. Telecel Faso s’y est résolument engagé. Et nous tiendrons nos engagements car nous sommes une entreprise citoyenne entièrement impliquée dans le développement de notre pays.

 

CM : La connexion haut-débit est-elle satisfaisante ? La fourniture de services de données à haut débit est-elle abordable ?

A.C. : Nous faisons le maximum pour offrir des services de qualité à moindre coût. Nos objectifs sont de permettre, à l’ensemble des burkinabè, à quelque endroit du territoire national qu’ils se trouvent, de bénéficier d’une très bonne connexion internet. Aujourd’hui, nous avons développé une certaine technicité dans le transfert des données, toute chose nous permettant de fournir, aux entreprises qui le souhaitent, des services de transfert de données à très haut débit, à travers la mise à disposition de liaisons spécialisées.

Tous ces efforts sont consentis en  tenant compte du véritable pouvoir d’achat des populations, mais aussi dans un souci de rendre ces services accessibles au plus grand nombre. Je rappelle que sur la connexion Gprs/Edge, nous avons été les premiers à introduire la facturation par forfait journalier, hebdomadaire ou mensuel. 

27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 10:04

 

Pierre Ouédraogo, précurseur de l’Internet au Burkina Faso

 

Propos recueillis par Mohamadou Diallo et Véronique Narame

 

CIO Mag / Février-Mars 2014

 

Pierre Ouédraogo est directeur de la Francophonie numérique à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). On ne peut pas parler du développement des TIC au Burkina Faso sans évoquer ses réalisations. Aujourd’hui, à l’OIF, il développe des stratégies en faveur de la promotion du numérique dans l’espace francophone. Focus sur les réalisations que ce féru d’informatique à légué au pays des hommes intègres.

 

CIO Mag : Quel regard portez-vous sur le développement du numérique dans l’espace francophone ?

Pierre Ouédraogo : Le développement des Technologies de l’information et des communications (TIC) en Afrique francophone est assez contrasté. Tous les pays sont néanmoins tenus d’accomplir le saut numérique pour accompagner leur croissance. Avec les ressources humaines dont dispose l’Afrique, plus celles de la diaspora africaine, l’essor des TIC est possible. Aujourd’hui, le coût des ordinateurs est accessible et les logiciels libres sont à notre disposition. Les ressources existent, elles sont mobilisables. Nous sommes à un tournant historique et l’Afrique francophone doit se saisir de cette opportunité pour construire son industrie locale à partir de sa matière première : l’humain. Les états peuvent se donner les moyens d’atteindre les objectifs qui vont permettre d’accroître la richesse nationale. La stratégie numérique 2012-2020 de la francophonie, qui a été adoptée au XIVe Sommet de Kinshasa, nous permet d’avancer en ce sens. La compétition est ouverte et chaque pays peut en faire une opportunité pour le développement.

 

CM : Votre vision de la situation n’est-elle pas un peu trop optimiste ?

P.O : Non, ce n’est pas une utopie, même s’il est vrai que dans un contexte de sous-développement, c’est un défi à relever parmi d’autres. Pour autant, les Africains sont en capacité d’entreprendre des actions significatives. Pour preuve, le Kenya a inventé le m-Pesa, un système de paiement par téléphone mobile qui s’appuie sur une technologie française, et qui est à présent sur le point d’être transféré en Europe ! Le numérique porte un sacré coup à l’afro-pessimisme. Chez les jeunes, les TIC provoquent un véritable changement dont nous mesurerons les effets dans quelques années.

 

CM : Quelle est la stratégie de l’OIF pour accompagner la révolution numérique ?

P.O : L’année 2014 est une année charnière pour l’OIF. Il s’agit de mettre en œuvre des projets pilotes en vue de préparer la première programmation quadriennale 2015-2018. A commencer par le lancement du réseau francophone d’e-Gouvernement, avec l’appui du Maroc. Les applications seront hébergées sur nos serveurs et l’animation sera assurée à distance par des experts marocains. Le Maroc a déjà fait de grands efforts dans ce domaine et la diffusion de bonnes pratiques pourra favoriser le développement des services de gouvernement électronique. D’autres projets sont programmés. L’OIF va prochainement lancer la plateforme d’échange du réseau francophone de l’innovation. Elle fait suite à la demande formulée lors du Sommet de Montreux, en 2010, par les chefs d’Etats.

En prélude au XVème sommet de Dakar, la Francophonie compte organiser le premier forum de l’innovation multisectorielle. Egalement à l’ordre du jour, la numérisation des bibliothèques, avec l’ambition de rendre accessible les fonds documentaires du Nord et du Sud pour partager les connaissances et les expériences tout en contribuant à leur préservation. Une expérience pilote a d’ores et déjà commencé avec le Burkina Faso. Le Sénégal et le Tchad sont prévus pour cette année. Au cours de cette expérimentation, des experts nationaux sont formés par l’OIF. L’objectif est qu’ils acquièrent les compétences requises pour la numérisation. Car d’ici à huit ans, le patrimoine de la moitié des bibliothèques nationales des pays francophones devrait être numérisé. La mise en œuvre de la stratégie de la francophonie numérique horizon 2020 constituera un jalon important pour l’ensemble des pays de l’espace francophone.

 

CM : On vous présente comme le précurseur de l’Internet au Burkina Faso. A quoi cela tient-il ?

P.O : De 1982 à 1997, j’ai été responsable du département informatique à l’Office national des télécommunications (ONATEL), puis chef du projet Internet. Je me suis à ce titre occupé de la connexion du Burkina Faso à l’Internet. Nous avons développé, en 1996, le premier nœud national d’échange Internet. Trois mois seulement après son entrée en service, nous avons mis en place le registre national Internet. Le Burkina Faso a été le premier pays africain au Sud du Sahara à disposer de son propre registre.

Par la suite, nous avons piloté l’opération pour l’obtention du bloc d’adresses IP. Dans les mois qui ont suivi, nous avons rapatrié la gestion technique du nom de domaine national (.BF) en collaboration avec l’ORTSTOM (aujourd’hui devenu l’IRD). La liaison avec la faculté de sciences de l’université de Ouagadougou a été construite dans la foulée, avec la pose de des premières fibres optiques sur le campus. En 1996/97, nous avons créé un groupe d’utilisateurs de logiciels libres, ainsi que le premier réseau national d’éducation-recherche. A noter également, que le nœud Internet a permis la mise en ligne du premier site Internet burkinabè, - www.fespaco.bf - le jour de l’ouverture du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco), en 1997. Quand vous avez une vision et que vous êtes déterminé, vous pouvez amener tous les acteurs à rejoindre votre projet!

 

M.D : Comment percevez-vous les systèmes d’information au Burkina Faso ?

P.O : La politique de croissance n’a pas encore donné toute sa place au numérique et cela pénalise fatalement le secteur. Le projet d’e-Gouvernement et l’e-Conseil des ministres sont d’importants déclencheurs potentiels, tout comme le cinéma numérique, et les autres actions visant au développement de contenu et la création de services à haute valeur-ajoutée. La cyber sécurité est également très bien organisée. L’Agence nationale de sécurisation des systèmes d'information (ANSSI) a été créée et une unité de cyber-police a été mise en place avec le concours de la Francophonie. Il faut à présent confirmer la tendance en soutenant l’innovation, notamment via la formation et le financement des PME, avec des prêts à taux attractifs. A l’instar de ce qui se fait au Maroc, on peut envisager la mise en place de mécanismes de fonds de garantie pour les entreprises. C’est le point important sur lequel il faut travailler pour favoriser l’émergence de startups. J’ai bon espoir que cela avance avec Jean Koulidiati, ministre du Développement de l'économie numérique et des postes.

 

Pierre Ouédraogo

Un visionnaire à la direction de la francophonie numérique du

« pays des hommes intègres »

 

Physicien de formation, Pierre Ouédraogo détient le grade d’officier supérieur de l’armée burkinabé. Il est également diplômé de l’International Business School de Louvain, en Belgique, où il s’est spécialisé en Administration des entreprises et a obtenu un Master en Informatique de gestion.

D’abord promu électronicien dans l’aviation, l’ingénieur diplômé de l’Université de Ouagadougou a par la suite intégré l’Office national des télécommunications du Burkina Faso (ONATEL), où il s’est rapidement familiarisé à l’outil informatique. Passé maitre en matière d’expérimentation innovante dans les TIC, Pierre Ouédraogo a contribué à l’installation du nœud d’accès à Internet au Burkina, en 1996, et a piloté l’opération pour l’obtention du bloc d’adresses IP.

Le pays des hommes intègres lui doit aussi d’avoir créé le premier site web burkinabè - www.fespaco.bf - sous la racine bf. Il a réalisé la prouesse de faire établir l’une des toutes premières liaisons Internet en Afrique et a contribué à la mise en place des organisations africaines spécialisées comme AFRINIC et AFNOG. Grâce à son engagement, le Burkina Faso a été l’un des tous premiers pays à s’affranchir de la tutelle des entreprises privées internationales en créant son registre national Internet local. Au nom de la souveraineté nationale, il a fait le choix de mettre les serveurs du nœud Internet sous le système d’exploitation Unix, à une époque où Microsoft régnait sans partage dans ce domaine. C’est ainsi qu’est né l’Association burkinabè des utilisateurs d’Unix et des systèmes ouverts. Ce pionnier a été reconnu au niveau international avec le Prix Jonathan Postel, qui lui a été décerné en 2012, par l’Internet Society.

Aujourd’hui, Monsieur Pierre Ouédraogo est Directeur de la Francophonie numérique à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 12:01

 

Interview exclusive : Jean Koulidiati, Ministre du

Développement de l'économie numérique et des

postes du Burkina Faso

 

Paru dans CIO Mag - Février/Mars 2014

 

Jean Koulidiati est Ministre du Développement de l’économie numérique et des postes du Burkina Faso. Professeur d’Université, il a exercé à l’Université de Ouagadougou, en qualité d’enseignant-chercheur rattaché au laboratoire de physique. Les plus hautes autorités du Burkina Faso lui ont fait confiance en l’appelant au Gouvernement, d’abord au niveau du ministère en charge de l’Environnement et du développement durable, puis, au niveau du secteur de l’Economie numérique et des postes. Il présente, pour Cio Mag, les orientations stratégiques du pays au plan de l’informatique et des télécommunications.

 

CIO Mag : Vous présidez au développement de l’économie numérique, un secteur clé dont le gouvernement soutient l’émergence. Comment se structure-t-il ?

Jean Koulidiati : Avant de parler de projets, il faut savoir que le pays s’est doté d’un cadre de référence en matière de Technologies de l’information et de la communication (TIC) : la cyberstratégie nationale. Elle a été adoptée en 2004 et a pour ambition de favoriser la convergence des politiques de développement des télécommunications, de l’informatique et de l’audiovisuel. La cyberstratégie garantit une large diffusion des TIC dans la société et facilite leur accessibilité et leur appropriation par toutes les couches sociales. L’objectif est de mobiliser ce potentiel au profit des stratégies nationales de développement. En parallèle, une réforme du secteur a été entreprise, afin de le doter d’un cadre légal et institutionnel propice à son développement. Cela a conduit à l’adoption de la loi N°61/2008 portant réglementation des réseaux et services de communications électroniques au Burkina Faso, et à la mise en place d’un organe de régulation indépendant du secteur.

 

CM. : Quels sont les projets mis en œuvre dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication ?

J.K : Une série de projets déterminants a été mis en œuvre, à commencer par le Réseau informatique de l’administration (RESINA), qui interconnecte les bâtiments administratifs et les structures étatiques au niveau central et décentralisé. Le développement et l’extension des applications métiers de l’Etat font aussi partie des réalisations, tout comme la multiplication des réseaux mobiles. Le taux de couverture du pays est de l’ordre de 75% et celui de la population atteint les 85%, avec une télédensité de 65% en 2013. Côté développement des infrastructures et de l’offre de services, des initiatives sont en cours. Il s’agit principalement du backbone nationale en fibre optique, du Projet régional d’infrastructures de communications pour l’Afrique de l’Ouest du Burkina Faso (PRICAO-BF) et du Programme d’appui au renforcement des infrastructures de communication (PARICOM). A l’ordre du jour également, un Technopole, un Data center et un Call center.

 

CM : Quels sont les challenges à relever pour améliorer les qualités de communication et de connexion à Internet ?

J.K. : Concernant la problématique de la qualité de service de communication et de connexion à Internet, les actions des opérateurs de télécommunications ne suffisent pas. Aussi, le Gouvernement, avec l’appui de la Banque mondiale, est en train d’exécuter le PRICAO-BF, lequel permettra, à moyen terme, d’améliorer la qualité de service grâce à la connexion aux câbles sous-marins, à la réalisation d’un Point d’atterrissement virtuel (PAV) et d’un Point d’échange Internet, et à l’acquisition de la Bande passante internationale.

 

CM : Quel est le rôle et l’implication de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) ?

J.K. : L’ARCEP est l’autorité chargée du contrôle et du respect, par les opérateurs de télécommunications, du cahier des charges annexé à leur licence, lequel définit leurs obligations en terme de normes et de qualité de service. Pour ce faire, l’autorité de régulation mène périodiquement des contrôles sur les prestations fournies par les opérateurs et prend les mesures qui s’imposent.

 

CM : Quid du projet d’administration électronique au Burkina. Quelles sont les ressources mobilisées dans ce domaine ?

J.K. : Le gouvernement a pris des initiatives qui s’inscrivent dans la vision d’un e-Burkina, avec, à la clef, l’élaboration et la mise en œuvre de cyberstratégies sectorielles, dont l’e-gouvernement. C’est dans ce cadre que le réseau informatique de l’administration - RESINA - a été mis en place. Des extensions sont en cours de réalisation dans plusieurs villes du Burkina Faso, afin d’offrir des services convergents - voix, image et données - aux usagers de l’administration. Certaines composantes de l’administration électronique sont également prises en compte par le PARICOM. S’agissant de son financement, il sera assuré par des partenaires au développement et bénéficiera d’une contrepartie nationale. La première phase du programme est estimée à 45 milliards de FCFA, avec une contrepartie nationale de 10 milliards de FCFA.

 

CM : Comment s’organise le projet de création d’une infrastructure large bande pour transporter les données dans les 45 provinces du pays ?

J.K. : Comme vous le savez, le Gouvernement a retenu la société HUAWEI pour la réalisation de cette infrastructure structurante de 5443 Km. Un groupe de travail conjoint, Ministère de l’Economie et des finances et Ministère du Développement de l’économie numérique et des Postes -, dirigé par les Secrétaires généraux, s’active pour l’accélération du processus qui aboutira, d’ici à avril 2014, à la signature du Contrat technique et de la Convention de financement. Des cabinets juridiques et de suivi-contrôle sont en phase terminale de recrutement pour aider le Gouvernement à réussir le projet.

 

CM : Quels sont les principaux accès du Burkina Faso aux points d’atterrissement des pays de la sous-région ?

J.K. : Le Burkina Faso utilise principalement le point d’atterrissement de la Côte d’Ivoire et, dans une moindre mesure, ceux du Togo, du Ghana et du Sénégal en passant par le Mali.

 

CM : Monsieur le Ministre, quelles sont vos motivations ? Vos souhaits pour le Burkina et pour la jeunesse burkinabè ?

J.K. : Mes principales motivations et mes souhaits peuvent se résumer comme suit : réussir à insérer le Burkina Faso dans la société de l’information ; mobiliser le potentiel des TIC pour un développement économique et social rapide de notre pays ; engager l’ensemble de la société dans un processus d’appropriation des TIC via la sensibilisation, l’accroissement des capacités et de l’offre de formation dans le domaine.

 

CM : L’économie numérique peut-elle contribuer à la création de richesse et d’emploi pour la jeunesse ? De quelle offre de formation disposent-ils en la matière ?

J.K. : L’économie numérique est un secteur économique à part entière, mais aussi un levier pour les autres secteurs. Pour preuve, les pays occidentaux, qui ont su développer et utiliser les TIC, sont ceux qui ont le mieux résisté aux crises économiques qui secouent les pays développés. Leur taux de chômage a diminué et la compétitivité de leur économie s’est accrue. Oui, j’affirme donc que le potentiel des TIC est énorme en terme de création d’emplois et de richesse. La jeunesse peut prétendre à une meilleure formation, et même s’autoformer plus rapidement, ce qui constitue une valeur ajoutée sur le marché du travail. De nouvelles filières d’activités émergent avec les TIC. Parmi elles, les activités d’outsourcing liés au développement des applications et logiciels, les centres d’appels, etc.

 

CM : Monsieur le Ministre, quelle est votre conclusion sur le sujet ?

J.K. : Je voudrais terminer en disant que nous croyons que les TIC concourent au développement économique et social du Burkina Faso. C’est la raison pour laquelle le Président du Faso a décrété 2014 année des TIC au Burkina Faso. Il traduit une fois de plus son engagement à faire des TIC un des levier de l’émergence de notre pays. Je souhaite bon vent à CIO MAG et merci pour l’intérêt porté au secteur de l’économie numérique du Burkina Faso.

 

23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 10:33

 

L’Internet nouvelle génération au banc d’essai

au Burkina Faso

 

Paru dans CIO MAG - Octobre/Novembre 2013

 

Le secteur des télécommunications continue de croître de manière significative au « pays des hommes intègres ». Il s’assortit d’une offre Internet en constante évolution, à laquelle souscrivent un nombre croissant de Burkinabè.

 

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a rendu son rapport annuel en août. Il en ressort que pour l’exercice 2012, la téléphonie mobile a connu une croissance significative : la télé-densité atteint 59 %, alors qu’elle était inférieure à 50 % en 2011. Il en est de même du secteur des communications électroniques qui poursuit son développement, notamment en termes de couverture du territoire et de taux de pénétration.

 

Télé-densité en hausse

Trois équipementiers - Telecel Faso, l’Onatel avec Telmob et Airtel - opèrent sur le segment de la téléphonie mobile. Ils proposent leur offre GSM en combiné avec l’Internet, via les réseaux GPRS (General Packet Radio Service), EDGE (Enhanced Data Rates for GSM), ainsi qu’avec la technologie 3G.

L’Office national des télécommunications (Onatel), filiale de Maroc Telecom, consolide sa position au Burkina Faso, avec un chiffre d’affaires de 61 milliards de F.CFA au premier semestre 2013, soit une hausse de 6,5 % à période comparée. La base clients suit la même courbe ascendante, en progressant de 19 % (plus de 4,5 millions d’abonnés). En revanche, l’offre Internet accuse une baisse de 12 %, en dépit de l’accès au haut débit 3G que l’opérateur de téléphonie mobile et filaire a lancé en début d’année.

 

Internet 3,75G

Quatre fournisseurs d’accès à Internet (FAI) activent en parallèle des opérateurs de téléphonie mobile. Le premier FAI est Fasonet, un service proposé par l’Onatel, lequel gère le nœud national d’accès à l’Internet. La téléphonie fixe, qui fournit une connexion en mode bas débit, totalise plus de 50 % de la connexion à Internet, preuve que la technologie de pointe n’est pas généralisée au Burkina Faso. Mais la situation est en train de changer. L'opérateur indien Airtel a lancé en mai la plateforme de télécommunications 3,75G. A la clé, c’est la promesse d’un accès à la technologie la plus avancée en Afrique à ce jour, grâce à la 3G en HSPA+, qui permet une vitesse de connexion pouvant atteindre jusqu’à 21Mb/seconde de vitesse. 

 

25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 07:47

 

Maillage in extenso du territoire burkinabè

 

en fibre optique

 

 

Paru dans CIOmag / Avril-Mai 2013

 

 

backbone.jpgUn an après le lancement du Projet régional des infrastructures de la communication de l’Afrique de l’Ouest (PRICAO-BF), le Burkina Faso amorce la deuxième phase des opérations. L’objectif est le développement, à l’horizon 2014, d’une liaison par fibre optique de Ouagadougou à la ville de Paga, à la frontière avec le Ghana.

 

Pour améliorer la qualité de la connectivité internationale et régionale, et rendre plus performant le système de communication électronique (téléphonie et Internet), tout en diminuant les coûts, le Burkina Faso a décidé d’accroitre la couverture géographique des réseaux à bande passante de grande capacité. Le gouvernement burkinabè a ainsi souscrit au Projet régional des infrastructures de la communication de l’Afrique de l’Ouest (PRICAO-BF), lequel s’exécute sur la période 2011-2016. Il est estimé à 23 millions de dollars et bénéficie du soutien financier de la Banque mondiale.

Le programme de l’année 2013 consiste en la mise en place des assistances techniques et à la construction de la fibre optique entre Ouagadougou et Paga, ville à la frontière avec le Ghana. La réalisation de l’infrastructure implique notamment les trois opérateurs de télécommunications – Onatel, Airtel et Telecel.

 

Interconnexions à fibre optique 

Ce nouveau réseau s’ajoute à l’interconnexion par fibre optique entre le Niger et le Burkina Faso qui a été lancée en octobre 2012. Quelque 176 kilomètres de câbles ont été installés de Fada N’Gourma à la frontière nigérienne, avec l’appui de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) et de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa).

La large bande nigéro-burkinabè renforce la capacité de gestion du trafic avec les pays de la sous région et à l’international. Cette liaison devrait dans le même temps contribuer à la réduction des tarifs des droits de passage qui étaient requis pour accéder aux différents câbles sous-marins d'Abidjan, de Dakar (via le Mali) et de Cotonou (via le Togo).

Un trimestre avant, en juillet 2012, un partenariat entre les opérateurs Vodafone du Ghana, Onatel du Burkina Faso et Togo Telecom avait permis l’interconnexion d'une capacité de 350 gigabits entre ces trois pays.

Le gouvernement burkinabè a également entrepris de raccorder toutes les provinces du Burkina Faso par la fibre optique, via la réalisation d’un backbone qui prendra en charge le transport de la voix, des données et de la vidéo.


7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 15:11

 

E-Cames : un portail dédié aux

 

enseignants-chercheurs africains

 

cames.jpg

Paru dans CIOmag - Février/mars 2013

 

 

Le conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames), une institution intergouvernementale qui regroupe 18 pays, innove cette année 2013 avec le portail d’inscriptions en ligne e-Cames.

 

Avec e-Cames, les enseignants ou chercheurs africains peuvent en un clic solliciter une évaluation individuelle de leurs compétences scientifiques et pédagogiques, ou s’inscrire sur les listes d’aptitude aux différents grades de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il leur est aussi possible de candidater online au concours d’agrégation.

Une bibliothèque numérique est également en cours de réalisation. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Edition électronique des revues scientifiques africaines », lequel vise à la valorisation et la diffusion, à l’échelle régionale et à l’international, de la production scientifique du continent. Le processus de mise en ligne des contenus est pris en charge par le Cames.

Une page Facebook et un compte Twitter (@LeCames) informent en temps réel de l’actualité du Cames, qui projette une gouvernance entièrement numérique dans les universités à l’horizon 2019. « Aujourd’hui, le challenge consiste à favoriser l’accès à l’enseignement supérieur, à s’assurer du bon niveau de la formation et de son adéquation avec l’emploi. Il est également question de son financement et d’une meilleure intégration des TIC dans le système éducatif », souligne Zakari Liré, responsable du Centre d’information et de documentation (CID-Cames).

 

 

ENCADRE

Le Cames, dont le siège est à Ouagadougou (Burkina Faso), est une institution intergouvernementale créée en 1968, qui compte 18 pays membres (Bénin - Burkina Faso - Burundi - Cameroun - Centrafrique - Congo - Côte d’Ivoire - Gabon - Guinée - Guinée-Bissau - Guinée Equatoriale - Madagascar - Mali - Niger - Rwanda - Sénégal - Tchad – Togo).

Le Cames gère les carrières des enseignants et des chercheurs. Son rôle consiste également à accompagner les pays membres pour optimiser la qualité de l’enseignement supérieur.