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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 09:16

 

Un formateur de génie pour

 

les futurs ingénieurs informatiques

 

 

Paru dans CIO Mag – Septembre/Octobre 2012

 

 

Faire de la Tunisie, et plus largement de l’Afrique, une terre de science et de technologie, ce sont les ressorts de la motivation du professeur Tahar Ben Lakhdar. Pour relever ce défi, l’éminent physicien a placé toute son énergie dans l’escarcelle d’ESPRIT, une école d’ingénieur dont il est le père fondateur.

 

Tahar Ben Lakhdar est une tête chercheuse en perpétuelle activité. Son parcours académique et ses multiples expérimentations pédagogiques attestent de sa phénoménale capacité d’action. Il a créé et dirigé les Instituts préparatoires et techniques de Nabeul ainsi que l’Ecole supérieure des PTT - qu’il a transformée en Ecole d’ingénieurs -, et a impulsé deux grands projets : les IPEI (Instituts préparatoires aux études d’ingénieurs) et les ISET (Instituts supérieurs d’études technologiques). On lui doit aussi la mise à niveau de la formation professionnelle, à laquelle il a redonné ses galons de noblesse.

Ce professionnel des formations de l’ingénieur est aussi à l’origine de la fondation et des performances de Sup’Com, l’IPEST, l’Ecole Polytechnique de Tunisie, l’ENIT et d’ESPRIT, un établissement à la proue de l’enseignement supérieur privé. Tahar Ben Lakhdar a réussi ce pari insensé de hisser ESPRIT au premier rang des universités privées du pays. Elle accueille plus de 3 000 étudiants, dont 400 ingénieurs en génies informatique, télécommunications, électromécanique et génie civil qui sont dans leur quasi-totalité recrutés à l’issue de leur cursus. Des préparations aux certifications technologiques (Microsoft, Sun, Cisco, LPI, SAP, etc.) sont également dispensées. L’école d’ingénieur contribue ainsi pleinement au renforcement des compétences tunisiennes dans les TIC. 

 

Formation d’informaticiens

En l’espace de dix ans, cette prestigieuse université a formé pas moins de 25% des ingénieurs du secteur IT, soit 8% du contingent national !  « Quel plus beau challenge que celui de répondre aux besoins pressants de l’économie et d’être ainsi - dans la position d’universitaire qui est la nôtre - des acteurs de la croissance et du développement du pays et du bien-être de ses habitants ! », lance avec emphase Tahar Ben Lakhdar. Boostée par le génie de son fondateur, ESPRIT expérimente de nouveaux procédés et imagine des applications innovantes. « Nous demandons à nos étudiants les solutions qu’ils peuvent imaginer à partir des connaissances qu’ils ont acquises. Pour ce type de pédagogie, nous avons crée un Département d’Innovation pédagogique et un centre de RDI (EspriTec), d’où proviennent des applications mobiles made in Esprit, qui sont librement  téléchargeables sur notre site », explique ce pédagogue hors-pair.

Et pour s’enrichir d’autres savoir-faire, de nombreux accords de coopération sont conclus à l’international, au premier rang desquels ceux avec les universités Paris-Dauphine et Paris I-Sorbonne (dans la cadre d’un MBA), et celui avec le prestigieux lycée Sainte-Geneviève pour la création d’ESPRIT-Prépa (institut abritant des classes préparatoires aux concours d’accès aux grandes écoles françaises et tunisiennes). D’autres ont été signés avec Polytech’Sohia de Nice (en Ingénierie financière et informatique et en Informatique embarquée), et avec Télécom Montpellier (via l’option « TIC et santé » des filières génie informatique et génie des télécommunications). Plus récemment, un programme a été validé avec les universités américaines. De la même manière, des partenariats sont engagés avec des multinationales. « Ces accords constituent le cadre de consolidation des formations orientées métiers au sein des filières existantes. Sun, Cisco, SAP, Microsoft, Google sont autant d’enseignes à citer dans ce contexte », souligne Tahar Ben Lakhdar.

 

Révolution scientifique et technologique

Homme de conviction, Tahar Ben Lakhdar voue son existence au développement du capital humain et le partage avec d’autres passionnés. A commencer par les professeurs Mohamed Jaoua et Naceur Ammar, cofondateurs d’ESPRIT, ainsi que sa compagne, professeur Zohra Ben Lakhdar-Akrout, éminente scientifique, lauréate africaine en 2005 du L’Oréal-UNESCO et co-fondatrice d’ESPRIT-Prépa. « Nos valeurs sont celles de la communauté scientifique et éducative. Elles ont pour noms exigence, rigueur, humanisme et partage », ne manque pas de rappeler ce physicien de formation qui, au hasard de ses affectations, s’est retrouvé professeur. Il n’a depuis jamais cessé de centrer son attention sur l’éducation comme vecteur d’émancipation des peuples, et de la jeunesse, en particulier celle d’Afrique en qui il place tous ses espoirs.

 

Published by Narame - dans TUNISIE ECONOMIE
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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 20:02

 

 

Fakher Zouaoui : l’éthique au service des TIC

 

 

Paru dans CIO Mag – Septembre/Octobre 2012

 

 

 

Dans l’univers des services informatiques, Fakher Zouaoui compte parmi les figures emblématiques. Connu et reconnu pour la qualité de son expertise, ce docteur en informatique, diplômé de l’université Paris XI, a rapidement pris les commandes de la filiale Tunisie du groupe HLi.

 

En 2004, HLi Consulting ouvrait ses portes, avec une gamme de services à haute valeur ajoutée. « L’idée de rentrer dans mon pays pour participer à son développement économique m’a incité à proposer au groupe HLi, que j’avais intégré en 1998, de créer une filiale », explique Fakher Zouaoui, directeur. Les principaux pôles de compétence de la SSII sont l’audit et le conseil, l’intégration de système d’information (ERP, Billing, CRM, BI, BPM, Infrastructure, etc.), la gestion de projets et l’infogérance. « Nous aidons nos clients à gagner en performance, à améliorer leur qualité de service et à accroître leur positionnement sur le marché ainsi que leur chiffre d’affaire ».

 

Démarche qualité

La réussite de cette entreprise doit au sérieux et au dynamisme de son dirigeant, ainsi qu’au talent  de ses collaborateurs. Cela lui a valu d’accéder aux formations et aux technologies les plus performantes, à commencer par celles de Microsoft, qui fournit son soutien technique et commercial. HLi a aussi conclu un partenariat de distribution avec TeleBilling - leader dans les solutions de facturation - pour l’implémentation et le déploiement de la solution en Afrique du Nord, en Europe (France et Espagne) et au Moyen Orient.

La démarche qualité approuvée, avec la certification ISO 9001:2008, a ajouté encore à la réputation de l’entreprise tunisienne. « Nos métiers évoluent dans un secteur en perpétuelle mutation. Anticiper, innover et être à la pointe des dernières technologies sont au centre de nos préoccupations», souligne Fakher Zouaoui, qui dirige une équipe de 50 personnes sur le site tunisien, soit plus du tiers de l’effectif total du groupe. HLi fournit son expertise à des opérateurs des secteurs de l’industrie, des télécoms, de la banque, des assurances, aux administrations d’Etat et aux ONG. « Nous intervenons au cœur du système névralgique des entreprises. Cette position impose un engagement collectif et individuel vis à vis de nos clients. Tous nos collaborateurs sont les garants de cette éthique. » La méthode est payante : en quatre ans, HLi a multiplié par six ses effectifs et a décroché le premier grand projet de gestion de la relation client (CRM pour Customer Relationship Management) en Tunisie dans le secteur télécoms.

 

Une expertise reconnue à l’international

Loin de se limiter aux seuls besoins nationaux, la SSII opère dans la région du Grand Maghreb - en Lybie, en Algérie et au Maroc - et à l’international, notamment en France et en Espagne, en offrant un service off-shore de qualité. « Nous nous engageons dans une démarche de développement et d’expansion géographique, et nous intéressons aux nouvelles solutions informatiques - CRM, ERP, BI - en mode hébergé (Cloud) ».

HLi a su tirer partie de sa proximité avec l’Europe pour proposer ses services aux entreprises de la rive nord de la Méditerranée. La maturité du marché tunisien a d’ailleurs joué en sa faveur. Très tôt, ce petit pays du Maghreb a axé sa stratégie industrielle sur la production de logiciels et de services informatiques en misant sur la formation d'ingénieurs, via des instituts supérieurs d'études technologiques. Les clients du Vieux Continent n’ont pas hésité à déléguer la sous-traitance et l’infogérance de leur système informatique à ce fournisseur de solutions de pointe. Ceux d’Afrique aussi, à l’instar du ministère de l’Economie de la Libye, qui a commandité à la SSII tunisienne un projet capital : une solution informatique facilitant la procédure de création des entreprises et l’obtention des licences professionnelles.

Prochainement, HLi ouvrira une filiale à Casablanca, poursuivant ainsi son expansion en Afrique du Nord. Il est également prévu un plan de développement en Afrique de l’Ouest.

 


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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 12:12

 

Neila Benzina, manageuse High-Tech

 

Paru dans CIO Mag – Septembre/Octobre 2012

 

 

RTEmagicC_Neila_BENZINA_10.jpg.jpgEtonnant parcours que celui de Neila Benzina, directrice générale de la filiale tunisienne de Business & Decision (B&D).

 

Douée d’une redoutable force de persuasion, Neila Benzina est parvenue à convaincre le groupe Business & Decision, leader dans le domaine de la Business Intelligence, du Customer Relationship Management (CRM) et du E-business, de créer une filiale en Tunisie. « J’ai proposé aux actionnaires d’investir en Tunisie et de créer un plateau de développement pour répondre aux besoins de leurs clients à l’international. Par ailleurs, le potentiel business du marché tunisien est important et représente un levier de croissance intéressant pour l’entreprise », explique-t-elle.

Pour remporter son challenge, l’un des arguments avancés, et non des moindres, a été de mettre en avant la qualité de l’expertise tunisienne et les substantiels avantages qu’en retireraient les grands comptes et les multinationales. Mue par une formidable énergie, Neila Benzina a pris le commandement de l’opération. S’en est suivi un premier projet délocalisé pour un client du CAC 40 - LVMH Moët Hennessy - Louis Vuitton -,  puis un second projet de mise en place d’un Datawarehouse d’entreprise pour le compte de Tunisiana. Les méthodes de la DG ont fait mouche. Graduellement, la plateforme de services en Tunisie est devenue le fournisseur offshore du Groupe et a servi de hub pour d’autres marchés dans la région MENA (Middle East and North Africa). 

 

Leader des projets BI, CRM et Web

Neila Benzina peut se targuer d’avoir passé l’épreuve du feu avec succès. La filiale tunisienne de B&D aligne un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros (249 millions d’euros de CA pour le Groupe) et emploie 200 personnes. « Business & Decision Tunisie est non seulement leader localement sur les projets décisionnels, de gestion de la relation clients et de Web, mais intervient aussi plus largement sur le marché africain, avec de nombreux projets en Algérie, au Maroc et en Afrique subsaharienne », confie-t-elle.

Au départ pourtant, rien n’était foncièrement acquis pour celle qui est devenue, au fil du temps, une virtuose du management de projets et des compétences. C’est en qualité de stagiaire que Neila Benzina intègre, en France, Business & Decision. Mais ses valeurs intrinsèques – l’humilité, le respect et l’excellence – lui valent la confiance de sa hiérarchie et la propulsent sur le devant de la scène. « Pour apporter un service de bon niveau, il faut viser l’excellence tout en restant humble afin de répondre au mieux aux exigences de nos clients », convient la patronne de cet intégrateur de systèmes international. Elle ajoute que le respect - des clients, des collaborateurs, des partenaires et des fournisseurs - est au centre de ses préoccupations. « Sans valeurs humaines fortes, une société de services, dont le principal actif est le potentiel humain, ne peut se développer », souligne-t-elle. Ces vertus cardinales, elle les a du reste rodés au sein de sa cellule familiale. Dans le privé, Benzina est mariée et mère de deux enfants.

 

Destination High-Tech

Véritable challengeuse, la directrice générale de Business & Decision a entrepris, depuis 2010, d’accroître considérablement le développement de la société sur les marchés anglo-saxons - UK et US - en visant les 50% de croissance. De même, elle renforce la présence du groupe en Afrique avec l’ouverture de bureaux dans les grandes villes du continent. Neila Benzina considère que le marché tunisien est suffisamment mature pour atteindre ces objectifs, mais elle constate qu’il y a encore à faire pour que le pays prenne pleinement sa place sur l’échiquier mondial des TIC comme destination « high-tech ». « Pour inciter les investisseurs étrangers à se positionner en Tunisie, il faut développer son image de destination des TIC ainsi que le niveau du contenu de l’offre », admet-elle. Le jeu en vaut la chandelle : des milliers d’emplois pourraient être créés.

Business & Decision y contribue d’ores et déjà, via la chambre syndicale tunisienne des SSII Infotica, et en adhérant à l’Association Tunisienne pour la Communication et la Technologie (TACT), un groupement d’opérateurs de l’offshoring qui s’est fédéré au lendemain de la « révolution du Jasmin ». « Le but est de promouvoir  le pays comme vivier de services à haute valeur ajoutée et d’inciter les acteurs mondiaux du secteur à s’y implanter », conclut Neila Benzina.

 


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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 15:16

 

Iheb Beji surfe sur la vague du Web 2.0

 

Paru dans CIO Mag – Septembre/Octobre 2012

 

 

C’est en capitalisant sur le vivier de compétences de la Tunisie, pour répondre aux attentes du marché européen des Technologies de l’information et de la communication, qu’Iheb Beji a construit sa e-réputation de capitaine de l’industrie informatique.

 

A la tête de Medianet, agence créée en 1998, Iheb Beji a dématérialisé les frontières pour distribuer ses solutions. Il a pris sa place sur le marché national et à l’international comme prestataire de service de haute volée, et a bâtit son empire dans la perspective de développer des partenariats techniques avec le nouveau et le vieux continent. « Medianet est une SSII et une Web Agency. Depuis 2001, j’ai ouvert le capital de la société à trois associés qui occupent des postes de direction. Cela a favorisé la progression de l’entreprise. Nous assurons la mise en place des solutions multicanal (portail Web, application mobile) et travaillons sur la présence digitale de nos clients (SEO, présence sociale) », explique le directeur général.

Pour parvenir à ses fins, Iheb Beji a consenti à un investissement conséquent et soutenu dans la Recherche et Développement, la formation et le veille technologique. « Les clés de la réussite sont basées sur la compétitivité de nos équipes d’ingénieurs, sur la bonne compréhension des différents marchés et sur notre capacité d’anticipation des besoins de nos clients », explique le dirigeant. Sa méthode est bien rodée. Il l’a lui-même expérimentée au cours de ses études, période durant laquelle le futur informaticien a fondé Medianet.

Iheb Beji a obtenu un DEA à la Faculté des Sciences de Tunis, en partenariat avec l’INSA de Lyon, cursus durant lequel il a développé une plateforme de e-learning pour les systèmes industriels, et a ainsi posé les bases de son entreprise. « J’ai aussi effectué une carrière dans l’enseignement supérieure en qualité d’enseignant-expert en 2000, et j’ai enseigné à l'Institut des hautes études commerciales de Carthage dans le cadre du mastère Technologie de l’Information et Commerce électronique », ajoute ce patron très actif, qui a assez d’énergie pour voyager, faire du football et s’occuper du Club Rotary Tunis Golfe dont il est le trésorier, en plus du temps consacré à sa famille. Il est marié et père de deux enfants de 9 et 3 ans.

 

Une expertise certifiée

La zone d’activation des services de Medianet est vaste. La société d’ingénierie, qui compte un effectif de 40 personnes et dégage un chiffre d’affaires d’un million d’euros, fournit notamment les secteurs Télécoms, banque et finance ainsi que les assurances. Elle réalise 40% de son CA avec les entreprises locales privées, contre 30% sur le marché public tunisien et 30% à l’export. Medianet fournit l’Europe (France, Allemagne, Italie), l’Amérique (USA et Canada), l’Afrique (Libye, Gabon et Congo) et le Moyen-Orient (Arabie Saoudite et Yémen). Depuis 2010, ses activités sont certifiées ISO 9001 Version 2008.

A l’intersection entre ces univers, c’est tout naturellement que le patron de la SSII tunisienne envisage à présent de transférer plus largement son expertise sur le continent africain. « Pour l’Afrique, nous offrons des solutions dans tous les domaines et transférons le package complet, depuis le système d’information jusqu’à l’interface utilisateur ». 

 

Créateur de technologies

Bras armé de GET’IT - un réseau d’experts tunisiens opérant dans le domaine des TIC -, Iheb Beji contribue au renforcement de l’image de marque de ce pays leader en matière d’ingénierie informatique, qui est devenu la cible nearshore de plusieurs pays européens. « Medianet est aujourd’hui un créateur de Technologie. Nous sommes éditeur de solutions Content Management System (CMS), E-Shop, E-journal, et avons travaillé sur la mise en place d’un référentiel d’E-Accessibilité en Tunisie ».

Des clients de renom, et non des moindres, lui ont du reste confié leur visibilité sur Internet. Parmi les plus illustres, l’Instance supérieure indépendante des élections, qui lui a délégué la réalisation du portail du premier scrutin démocratique de l’histoire de la Tunisie. Plus qu’une satisfaction, c’est une reconnaissance qui tombe à point nommé. L’opérateur, qui a subit comme d’autres les contrecoups de la crise de 2009 et ceux de la révolution tunisienne de 2011, maintient une croissance à deux chiffres, avec une augmentation annuelle de 25% de son volume d’affaires.

 

GET’IT

Groupement d’intérêt économique créé en 2005

10 sociétés membres en 2008

Un effectif de 800 personnes

18 millions d’euro de Chiffre d’affaires dont 1 million d’euro généré par le groupement

Un contrat groupé avec un partenaire allemand pour 4 sociétés membres de GET’IT

GET’IT est membre fondateur de l’Association tunisienne pour la communication et la technologie (TACT) créée en 2011.

 

 

Published by Narame - dans TUNISIE ECONOMIE
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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 17:32

 

Le prix de la reconstruction

 

Paru dans African Banker – Octobre-Novembre-Décembre 2011

 

Redonner du souffle à un pays qui a subi l’épreuve d’une révolution, et à une économie qui en a pâti, c’est ce à quoi sont utilisés les fonds octroyés depuis le 14 janvier par la communauté internationale et les institutions bancaires et financières. Le FMI, l’Union européenne, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, les pays du Golfe, tous y contribuent, chacun selon ses capacités et ses intérêts.

 

Vingt-cinq milliards de dollars sur cinq ans. C’est le montant estimé par la Tunisie pour relancer son économie. Afin de réunir cette somme, l’Etat tunisien invite tous ses partenaires à apporter leur contribution. Ces capitaux permettront de développer des industries sur lesquelles s’étaient adossés de nombreuses entreprises et multinationales étrangères en s’implantant en Tunisie et en y externalisant certaines activités. Les Européens figurent au premier rang. L’Union européenne (UE) représente en effet plus de 75% du commerce extérieur et est émettrice de 80% des Investissements directs étrangers. C’est ce qui explique qu’elle soit si prompte à transférer des capitaux. Sur la période 2011-2013, la Banque européenne d'investissement (BEI) destinera ainsi près de 5 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros) à l'Egypte et à la Tunisie. L'UE a annoncé en août qu’elle accorderait 110 millions d’euros à la Tunisie dont 90 millions d’euros seront dédiés à la relance de l’économie et 20 millions d’euros au soutien aux politiques nationales de modernisation du secteur des services.

Quelques semaines plus tôt, la Primature de Tunisie indiquait que 2 850 millions de dinars avait été mobilisés pour l'année en cours dans le cadre de la coopération bilatérale et multilatérale. Abdelhamid Triki, ministre de la Planification et de la Coopération internationale, soulignait que la Tunisie avait reçu des promesses d'appui de plusieurs pays, dont la France, qui s’est engagée à accorder des prêts estimés à 350 millions d’euros. L'Italie a fait de même avec un montant équivalent à 135 millions d’euros. L'Algérie est également intervenue avec une enveloppe de 100 millions de dollars. En parallèle, 1 500 millions de dinars de financements d’autoroutes et de projets de développement sont en cours d'examen. Ces soutiens financiers seront accordés à des conditions préférentielles et leur remboursement échelonné sur 17 à 20 ans, avec 5 années de différé. En mai, le G8 réuni à Deauville a lui aussi promis quelque 40 milliards de dollars pour ce qu’il est convenu d’appeler le « printemps arabe » en Afrique du Nord. Le Fonds monétaire international (FMI) débloquera 35 milliards de dollars à l’Egypte et à la Tunisie et la Banque mondiale 6 milliards de dollars. La France octroiera de son côté 1 milliard d’euros à ses partenaires tuniso-égyptiens.

Une aide technique et financière a aussi été annoncée par les Emirats arabes unis, le Koweït et le Qatar. En mai, Doha s’est dit disposé à soutenir Tunis dans le domaine de l’investissement, notamment dans les secteurs minier, financier et technique. Le ministre d'Etat qatari de la Coopération internationale a annoncé dans le même temps que des compétences tunisiennes seraient recrutées. Les Etats-Unis ont également manifesté leur appui à toutes les initiatives qui seraient favorables à la reconstruction tunisienne et ont déjà indiqué qu’ils soutiendraient les investissements américains dans les domaines des énergies renouvelables et du commerce ainsi que dans les secteurs à forte employabilité. Enfin, un programme de coopération allemand va être mis en place pour soutenir la transition démocratique. Il concerne notamment un dispositif de promotion des PME, de formation professionnelle et de formation continue destinée aux cadres.

 

La finance africaine au secours de la Tunisie

L’intervention de la Banque africaine de développement (BAD) a été immédiate et constante depuis la révolution. Dès le 14 février, à Tunis, Donald Kaberuka, président de la BAD, déclarait que la Tunisie aurait besoin, dans le cadre de sa transition actuelle, de tout l'appui qu'elle peut obtenir de ses partenaires. Un mois plus tard, en mars, cette dernière accordait un don d’urgence d’un million de dollars au Comité international de la Croix Rouge (CICR) et au Croissant rouge tunisien (CRT), une somme destinée aux personnes déplacées à la frontière tuniso-libyenne. En mai, de nouveaux secours sont venus de la BAD qui a décidé de l’octroi de 500 millions de dollars en appui budgétaire d’urgence au pays. La Banque mondiale s’est engagée à même hauteur. Au total, la Tunisie est créditée d’1 milliard de dollars. Le 10 juin, l’accord était d’ailleurs signé entre la BAD et le gouvernement tunisien. Donald Kaberuka profitait de l’occasion pour indiquer qu’un montant additionnel de 500 millions de dollars allait être débloqué d'ici à la fin de l'année.

Outre cela, un don de 310 000 dollars a été approuvé par le comité technique sur la gouvernance de la BAD pour financer une étude qui vise à améliorer les programmes de fourniture des prestations sociales en Tunisie et au Maghreb. Une enveloppe qui complète les 1,4 milliard de dollars d’engagements souscrits par la BAD, la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD) et l'Union européenne pour soutenir la transition de la Tunisie vers la démocratie.

Mais ce n’est pas tout. Donald Kaberuka a également déclaré que la BAD pourrait offrir 5 à 7 milliards de dollars pour soutenir la transition économique en Afrique du Nord au cours des prochaines années. Pour l’heure, c’est la Facilité africaine de soutien juridique (ALSF) qui intervient en contribuant au renforcement des capacités du comité tunisien chargé du recouvrement des avoirs détournés par l’ancien régime. En juin, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la BAD, à Lisbonne, la décision a été entérinée. L’ALSF devrait ainsi mobiliser plus d’un million de dollars de ressources.

Dans un autre registre, le Conseil d’administration de la BAD a approuvé en juin un prêt de 137 millions d’euros à la Société Tunisie Autoroutes (STA) dans le cadre du financement de la liaison autoroutière Gabès-Médenine-Ras Jédir, à la frontière tuniso-libyenne. Le projet d’infrastructure est cofinancé à hauteur de 136 millions d’euros par un prêt de l’Agence japonaise de la coopération internationale (JICA) et, pour 180 millions d’euros, par le gouvernement tunisien. D’autres financements de la Banque africaine ont été prévus au cours des prochains mois et comprennent notamment une ligne de crédit de 50 millions de dollars pour les PME en difficulté. La Banque mondiale soutient l’initiative avec une somme d’un montant équivalant. Au total, ce sont quelque 100 millions de dollars qui sont alloués aux PME tunisiennes. Le montant des prêts octroyés aux entrepreneurs variera entre 50 000 et 1 500 000 dinars. En parallèle, le conseil d’administration de la BAD a approuvé une prise de participation de 20 millions d’euros dans le fond d’investissement Maghreb Private Equity Fund  III (MPEF III). Ce fonds d’investissement privé ciblera les investissements dans les PME au Maroc, en Tunisie, en Algérie, en Libye et, selon les opportunités d’investissement, en Egypte.

La Banque islamique de développement (BID) accompagne aussi le pays dans sa transition en dédiant 80 millions dinars au financement de projets. L’un concerne le développement agricole, l’autre un programme d’appui au microcrédit. Le Fonds arabe pour le développement économique et social (Fades) accordera pour sa part 75 millions de dinars au titre des prêts destinés aux microprojets, tandis que 150 millions de dinars iront aux régions intérieures. Une aide technique de 15 millions dinars est également proposée pour le dédommagement des dégâts.

 


Published by Narame - dans TUNISIE ECONOMIE
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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 19:26

 

AFRICAN BANKER

 Le magazine de la banque et de la finance en Afrique  

Octobre-Novembre-Décembre 2011 


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Mon article :

 

Tunisie : Le prix de la reconstruction 

"Les fonds octroyés depuis le 14 janvier par la communauté internationale et les institutions bancaires et financières contribuent à soutenir l'économie tunisienne. Enquête

 

 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 16:59

 

Relancer l’investissement et créer de l’emploi

 

Paru dans African Business – Août-Septembre 2011

 

 

images-copie-1.jpgLa première rencontre économique post-révolution : Tunisia Investment Forum 2011, a eu lieu à Tunis. Inauguré officiellement par le Premier ministre Béji Caïd Essebsi, l’évènement a donné le coup d’envoi à unee série de conventions d’affaires et de salons professionnels qui relanceront la dynamique entrepreneuriale et l’investissement sur le territoire.

 

Cinq mois après la révolution du 14 janvier, la Tunisie a impulsé un événement dédié aux investisseurs : Tunisia Investment Forum 2011, la nouvelle rencontre économique de Fipa-Tunisia. Passée la période de troubles, l’heure est au recentrage sur le développement économique, dans un contexte marqué par la libéralisation des potentialités et par la volonté de renforcer la compétitivité de l’appareil productif.

 Tunisia Investment Forum 2011 a pour objectif de communiquer sur cette nouvelle image d’une Tunisie qui soit le site d’accueil et de développement des Investissements directs étrangers (IDE). « L’institution de la bonne gouvernance, de la transparence, de l’égalité des chances dans la liberté d’entreprendre et de l’indépendance de la justice est le corollaire de cette révolution pacifique, œuvre d’une jeunesse éduquée et instruite. Tout cela va dans le sens des attentes des opérateurs étrangers intéressés par le site tunisien », soulignent les organisateurs du forum.

Les équipes dirigeantes et techniques ont présenté les nouvelles caractéristiques du climat de l’investissement en Tunisie et son impact en termes de développement et de création d’emplois.

Durant cette rencontre, un workshop a été dédié à l’offshoring, avec une présentation des filières d’avenir sur lesquelles le pays est d’ores et déjà opérationnel, notamment via les technopoles qui fonctionnent en synergie avec les grandes écoles et les entreprises. Plus de 1 300 participants – tunisiens et étrangers – des industries mécanique, électrique, électronique, aéronautique, textile et offshoring, ont pris part à l’événement. Les Italiens étaient de très loin les plus nombreux avec près de 200 personnes. Le nombre de Français et d’Allemands - plus de 160 inscrits - était également important. Anglais, Maltais et Belges suivaient dans des proportions moindres, puis le Japon, les Etats Unis, la Russie et l’Espagne viennent ensuite. On a compté aussi la participation d’opérateurs du Nigeria et de Suisse. L’Europe de l’Est, via la Slovaquie et la Roumanie, était également présente, ainsi que la Turquie. Le Maroc et l’Algérie, les Emirats arabes unis, le Yémen et le Liban ont quelques représentants qui font le déplacement. Des Indiens et des Canadiens, des Monégasques, des Irlandais et des Luxembourgeois étaient aussi venus.

 

Nouvel environnement pour les affaires

Tunisia Investment Forum 2011 est lancé par le ministre de la Planification et de la coopération internationale, Abdelhamid Triki. L’événement était placé sous la responsabilité d’Hichem Elloumi, membre de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica). Il préside dans le même temps la Fédération  nationale de l’électricité et de l’électronique ainsi que Coficab, un groupe de fabrication de câbles automobile implanté en Europe et en Afrique du nord. Ingénieur diplômé de l’Ecole polytechnique de Paris et de l’Ecole supérieure de l’électricité, Hichem Elloumi bénéficie, comme grand nombre de Tunisiens, d’une solide expertise qu’il a acquise sur les deux rives de la Méditerranée. A ses côtés, sont intervenus José W. Fernandez, sous secrétaire d’Etat américain à l’économie, à l’énergie et au commerce, et Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne en Tunisie.

L’événement a été marqué, entre autres, par un panel thématique sur la transition démocratique, avec un état des lieux, les défis et les perspectives d’amélioration de l’environnement d’affaires. Il était mené par Moncef Cheikhrouhou, professeur à HEC Paris. A la tribune étaient conviés Marino Finozzi, ministre régional de la Coopération et du tourisme de la région de Vénétie, en Italie, ainsi que Ferdinand Terburg, directeur général de Van Laack Tunisie et Dominique Alexandre, Dg d’Aérolia Tunisie.

Karel De Gucht, commissaire européen au Commerce  et Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la Banque centrale étaient les invités d’honneur du panel. Experts tunisiens et étrangers ont exposé les nouvelles caractéristiques du climat d’investissement en Tunisie et l’offre en matière d’attraction de nouveaux IDE.

 

Relance de l’investissement

Un atelier animé par Elyès Gharbi était dédié à l’offshoring. Il traitait des perspectives de création de valeurs dans ces filières d’avenir, et de l’impact attendu sur le développement d’opportunités d’emploi pour les diplômés du supérieur. Il était placé sous l’autorité de Saïd Aïdi, ministre de l’Emploi et la formation professionnelle. Parmi les intervenants, soulignons la présence d’Imed Ayadi, directeur général des opérations de la société tunisienne OXIA, spécialiste en ingénierie logiciels, et celle d’Adel Torjmen, Dg de Sungard Tunisie, fournisseur mondiaux de logiciels et de solutions informatiques pour les institutions financières. Neila Benzina, DG du groupe Business & Decision, acteur majeur de l'e-Business et expert en Business Intelligence, participait également au workshop. La dirigeante est membre de Tunisian Association of Communication Technologies (TACT), une entité fondée pour promouvoir la Tunisie comme destination nearshore. Assafrica & Mediterraneo, association d’employeurs qui soutient l’internationalisation des entreprises en Afrique, en Méditerranée et au Moyen-Orient, intervient aussi durant cette séance. Son président est à la tête de VueTel, entreprise de maintenance des équipements des réseaux de télécommunication, sise au parc technologique d’El Ghazala. Le chef du département Information technology (IT) de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) était partie prenante des débats.

Un deuxième atelier, auquel prend part Abderrazek Zouari, ministre du Développement régional, était consacré aux potentialités des régions tunisiennes à travers les Success Stories d’entreprises étrangères qui y sont implantées. Marouane Abassi, économiste principal à la Banque mondiale, a modéré la séance déroulée en présence d’Heinrich Winnen, directeur de Sumitomo Electric Bordnetze (SEBN GmbH), une entreprise japonaise de fabrication de harnais électriques installée en 2008 dans la zone industrielle de Bou Salem.    

L’Italien Grisport-Stork, fabricant de chaussures, était également invité, tout comme Foued Harabi, gérant d’Amor Plast, une entreprise de fabrication de plastique alimentaire, implantée à Sidi Bouzid. Etait aussi présente Nopal Tunisie, une société spécialisée dans la production et l’exportation d’extraits de cactus et de figues de barbarie, qui présente un projet parapharmaceutique à Kasserine. Dans le secteur des industries mécaniques, Hichem Mandhour, qui est pour sa part localisé à Gafsa, présentait le projet M.Tuni.

Tunisia Investment Forum 2011 est l’un des événements d’une série qui a débuté, ce mois de juin, en Tunisie. Africa Banking Forum 2011 a inauguré le cycle. Il a réuni à Tunis les acteurs de la finance d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest. Medibat, le salon méditerranéen de la construction, a ouvert ses portes début juin à Sfax. Quelque 400 exposants venus de 30 pays ont présenté leurs projets de construction, d'investissement et d'infrastructures au Maghreb et en Afrique subsaharienne.

Une conférence sur la maitrise de l’énergie a été également organisée mi- juin par l'Agence nationale pour la maîtrise de l'énergie (ANME), en coopération avec la Banque mondiale et l'Agence française de développement. Des représentants des programmes de maîtrise de l'énergie d'Algérie, d'Egypte, de France, de Jordanie et du Maroc étaient présents. Tunisie Medindustrie, le salon international du partenariat et de l’innovation a lieu du 15 au 17 juin. Il a accueilli 250 exposants et 10 000 visiteurs.

Ces conventions d’affaires et ces salons sont le signe que la reprise des activités économiques et commerciales est bien engagée en Tunisie. La participation des investisseurs renforce cette dynamique de croissance et permet au pays de créer de la richesse et générer de l’emploi.

 


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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 15:17

Un Forum de l’investissement

pour de nouvelles opportunités d’affaires en Tunisie

 

Paru dans Les Afriques - 9 au 15 juin 2011

 

Les 16 et 17 juin, le monde des affaires a rendez-vous à Tunis. Au programme de l’événement, la présentation des potentialités économiques et des compétences du pays.

 

Avant la révolution du 14 janvier, en 2010, les exportations pointaient à 28 868,7 millions dinars et le taux d’investissement représentait 26,5% du PIB. Qu’en sera-t-il, cette année 2011, de cette économie qui était classée aux premiers rangs à l’échelle africaine et sud méditerranéenne en matière de compétitivité ? Qu’adviendra-t-il de ce pays qui était considéré « à faible risque » depuis 1994 par les agences de notation américaines, européennes et japonaises. Et comment réagiront les nombreux investisseurs, à commencer par l’Union européenne, premier partenaire, qui avait intégré en 2008 la Tunisie dans la zone de libre échange avec l’UE ? Réponse les 16 et 17 juin, au Forum d’investissement qui aura lieu à Tunis.

Tunisia Investment Forum 2011 est le premier événement post-révolution de la Tunisie. Il est organisé par l’Agence de promotion de l’investissement extérieur FIPA-Tunisia. « La rencontre économique de FIPA Tunisia présentera la nouvelle donne caractérisant l’environnement d’affaires en Tunisie ainsi que les actions mises en œuvre pour soutenir l’expansion des IDE dans cette période de transition ». L’enjeu est d’importance.

 

Des résultats mitigés

Les résultats d’activité des quatre premiers mois de l’année 2011 fournis par FIPA renseignent sur la situation qui, pour l’heure, prévaut. Les Investissements étrangers ont atteint 448,8 millions dinars, contre 594 millions dinars à même période en 2010, soit une baisse de l’ordre de 24,5 %. Ils sont concentrés sur les secteurs énergétiques et ceux des industries manufacturières. S’agissant des IDE réalisés hors secteur énergétique, dans les activités de services liées aux industries de transformation, ils ont augmenté de 6,1% (62,7 millions dinars contre 59,1 millions dinars). En revanche, les flux d’IDE ont chuté de près du quart (24,3%) dans le secteur manufacturier, sauf pour les industries mécaniques, électriques et électroniques (IME) ainsi que pour le textile et l’habillement, deux postes qui polarisent l’investissement. Le premier avec 33 projets réalisés et près de 1200 emplois créés pour un investissement équivalent à 37 millions dinars. Le second, avec 22 nouveaux projets et la création de plus de 1000 emplois.

Les exportations textiles ont d’ailleurs augmenté de 17,6% en avril. Sur les quatre premiers mois de l’année, le premier client est le Royaume Uni avec +32,7% de commandes, suivi par l’Allemagne (+23,7%). Les Pays-Bas qui sont dans le trio de tête (+18,7%) pourraient renforcer leur implantation dans le pays si le fabricant de denim hollandais Marathon, confirmait son intention d’ouvrir une nouvelle usine à Kasserine, cette année 2011. Les investissements dans les industries chimiques sont également en hausse avec une augmentation de 102% en un an (34 millions dinars contre 16,8 en 2010). Au total, de janvier à avril, ce sont quelque 36 nouvelles entreprises à participation étrangère qui sont entrées en production tandis que 65 opérations d’extension ont été réalisées par des entreprises étrangères déjà implantées sur le territoire tunisien.

 

Accompagner la transition

Pour autant, ces résultats sont à consolider et à pérenniser, tout comme la confiance des investisseurs qu’il faut maintenir au moment où quelques perturbations ralentissent l’appareil de production, notamment des mouvements sociaux sur la question des salaires. Au cours du premier trimestre, la croissance est du reste en repli de 3,3% et le PIB en chute de 7,8%. Le secteur du tourisme, qui contribue à 7% du PIB, est directement impacté, avec une baisse de plus de 50% des nuitées et de plus de 40% des entrées sur les quatre premiers mois de l’année.

Pour suppléer au manque à gagner qu’occasionnent fatalement ces renégociations en Tunisie et la baisse drastique du niveau des échanges économiques avec la Libye, les institutions bancaires et financières ont consenti à des prêts d’urgence. C’est le cas de la Banque africaine de développement qui a débloqué 345 millions €, de la Banque mondiale (345 millions €), de l'Union européenne (90 millions €) et de l'Agence française pour le développement (185 millions €).

 


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