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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 12:31

 

Une économie à moderniser

 

Paru dans African Business – Décembre 2012-Janvier 2013

 

 

 

100_1295.JPGEn dépit d’une volonté affichée de réformer l’environnement des affaires, le Tchad demeure peu attractif. 

 

Selon la Banque mondiale, des problèmes de gestion financière sont récurrents au Tchad depuis 2004 malgré l’apparition de la manne pétrolière, principal moteur de la croissance du Tchad. En effet, 35% des entreprises ont été confrontées à la corruption contre 25% dans l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. Le pays a d’ailleurs été classé 168e sur 182 Etats en matière de corruption par Transparency International en 2011. D’aucuns font également remarquer que les budgets exécutés ne sont pas toujours conformes à ceux qui ont été votés.

La Banque africaine de développement souligne toutefois que des progrès ont été réalisés en ce qui concerne la promotion des bonnes pratiques de gouvernance et le développement des infrastructures. L’institution financière a d’ailleurs appuyé le renforcement de la transparence et la responsabilisation dans la gestion des finances publiques, ainsi que l’amélioration de l’environnement pour le secteur privé. Mais, précise la BAD, le climat des affaires demeure peu attrayant.

De son côté, le gouvernement a réformé le Code d’investissement en adoptant en 2007 une loi conforme à la réglementation de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. Il a aussi créé l’Agence nationale de promotion des investissements et des exportations (ANIE). Lydie Boka, directrice de StrategiCo., explique. « Le Code des investissements de 2008 offre des incitations aux sociétés étrangères, y compris une exemption fiscale de trois ans et le droit de rapatriement des bénéfices. Les étrangers peuvent exercer des activités, hormis dans le domaine de la sécurité. La création de l'ANIE, à la fin 2011, a permis de raccourcir les délais d'enregistrement des nouvelles entreprises à 72 heures, alors qu'il fallait auparavant compter plusieurs semaines. »

Mais pour l’heure, les investissements privés internationaux sont concentrés dans le secteur pétrolier. Des pays émergents financent, dans une proportion moindre, des infrastructures, des centrales électriques, des micro projets agricoles ou d’élevage ou encore la filière textile, comme c’est le cas d’un projet à Sarh qui bénéficie d’un financement indien.

 

Financements de gré à gré

Il reste encore du chemin à parcourir pour que le Tchad s’aligne sur les standards internationaux et pour inciter bailleurs de fonds et investisseurs à miser plus massivement sur la destination. A commencer par l’achèvement de l’initiative des Pays pauvres très endettés (PPTE) que le « pays de Toumaï » cherche à atteindre. « Depuis dix ans qu’il a souscrit au programme d’annulation de la dette, le point d’achèvement n’a pas été atteint alors qu’il était convenu avec le FMI qu’il le serait en trois années », fait remarquer un expert. Pour Lydie Boka, les défis au quotidien sont la bureaucratie, les problèmes d'approvisionnement en électricité et le manque de main d'œuvre qualifiée. En outre, le système judiciaire est faible, ce qui peut décourager les entrepreneurs. Des partenaires au développement constatent d’ailleurs que nombre de contentieux n’aboutissent pas à défaut d’un traitement par la justice locale.

L’opacité de certains investissements étrangers est également critiquée. La China Exim Bank a octroyé - à des conditions non précisées - une ligne de crédit de 2 milliards $ pour la construction d’un aéroport international à la périphérie de N’Djamena. D’autres investissements avec des partenaires « non-conventionnels » (comme la Chine, l’Inde et la Libye) s’inscrivent dans cette même logique d’investissement d’Etat à Etat, laquelle s’apparente plus à de la coopération bilatérale.  

 

 

Faibles progrès

En 2003, un nouveau cadre de politique économique, la Stratégie nationale de réduction de la pauvreté, a conduit aux réformes de la justice et des finances publiques ainsi qu’à la participation des acteurs non-étatiques au développement national. Un deuxième plan a suivi en 2005 pour accélérer les réformes en cours et améliorer le climat des affaires. Des tribunaux de commerce ont été installés pour traiter les affaires commerciales couvertes par les actes de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires.

Malgré ce train de mesures, le Tchad figurait à l’avant-dernière place (sur 183 pays) du rapport Doing Business de 2011, et il perd encore un point supplémentaire cette année. « La structure économique par secteur d’activités n’a pas beaucoup évolué, particulièrement en raison des faibles progrès enregistrés en matière de réformes structurelles des entreprises publiques et parapubliques, et à cause du déficit de création de nouvelles industries du fait d’un environnement peu attrayant », admet le ministère de l’Economie et du Plan.

 

 

 

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 08:13

 

TCHAD

 

Or noir et énergies renouvelables

 

 

Paru dans African Business - Août/Septembre 2012

 

 

 

anim im shtLe pétrole est le secteur clé de l’économie. C’est la première entrée de devises du Tchad. Il représente 90% des exportations. Le pays de Toumaï mise sur les énergies renouvelables comme solution au problème énergétique auquel il est confronté.

 

Depuis 2003, le Tchad est entré dans le club des pays exportateurs de pétrole et, en dix ans, il a considérablement accru sa production. Les revenus pétroliers contribuent au financement des dépenses et des travaux de modernisation d’une nation qui a souffert de plusieurs décennies de troubles. « L’exploitation des richesses de notre sous-sol va se poursuivre intensément pour doter le pays de ressources additionnelles », déclarait Idriss Déby Itno, président de la République, en 2010. La rente pétrolière a d’ores et déjà changé la physionomie des recettes du pays. « Depuis l’entrée en production, le budget de l’Etat a été multiplié par six ou sept. Les deux champs en exploitation sont les gisements de Doba avec 100 000 barils/jours et de Djarmaya, situé au nord de N’Djamena, qui produit 20 000 barils/jours ».

Selon les estimations du FMI, le Tchad disposerait de réserves d’or noir jusqu’en 2035. Les compagnies pétrolières positionnées sur l’exploitation des deux principaux sites sont ExxonMobil à Doba et la Cnpci (China National Petroleum Corporation International) à Rônier. De Doba, le pétrole brut qui est destiné à l’exportation est acheminé par un pipeline de 1 000 kms vers le port de Kribi, au Cameroun. L’oléoduc tchadien sera bientôt utilisé pour le transport du pétrole nigérien. En avril, Issoufou Mahamadou, président du Niger, s’est rendu au Tchad et à l’issue de ses entretiens avec le chef de l’Etat, il a déclaré avoir choisi cet itinéraire pour faire transiter sa production.

Depuis 2011, le Tchad dispose de sa raffinerie, à Djarmaya (40 km de la capitale), laquelle traite le pétrole brut du champ de Rônier. Elle pourvoit à la consommation de gasoil et de super, et évite l’achat de carburant nigérian, même si elle ne couvre pas la totalité des besoins nationaux. La production a d’ailleurs été momentanément suspendue en début d’année. En cause, un désaccord commercial entre l’Etat tchadien et l’exploitant et constructeur de la raffinerie, le Chinois Cnpci. « Le gouvernement avait dû fermer la raffinerie et avait renvoyé son directeur faute de pouvoir trouver un accord sur le prix de vente à la pompe. Mais ils ont fini par s’entendre et le gasoil est à présent commercialisé 500 F.CFA le litre et le super à 320/350 F.CFA/litre », indique une source tchadienne.

 

 

Vers les énergies renouvelables

100_1305.JPGPour suppléer cette énergie fossile dont les ressources sont épuisables, et fournir de l’électricité aux 11 millions de Tchadiens, le gouvernement s’engage dans la voie des énergies renouvelables. Les autorités mettent en place un nouveau cadre institutionnel et réglementaire, avec l'aménagement ou la suppression de la TVA ainsi que des taxes et frais de douanes sur l’achat de matériel. On annonce aussi la création d’un agence autonome chargée de la régulation, du développement, de l'accès et de la promotion des investissements dans le secteur, et d’un fonds y afférent.

En attendant ces nouvelles mesures qui faciliteront in fine les partenariats public-privé, on effectue des études sur les sites jugés propices à l’installation de fermes éoliennes. « On va installer des mâts de mesure à Faya-Largeau, au Nord du Tchad, ainsi qu’à Abéché, au centre du pays, et à Djarmaya. Le Sud, moins venté, donc moins propice à l’éolien, sera dédié au solaire. On prévoit aussi d’intégrer les énergies renouvelables dans les bâtiments publics et les maisons individuelles », explique Allasra Naorgué, juriste, qui est un des responsables du Projet de développement des EnR.

Tout cela s’installe graduellement, en même temps que va nécessairement se mettre en place la formation du personnel. Ces aspects ont été abordés lors du premier Forum des énergies renouvelables, qui a eu lieu en février 2012 à N’Djamena, et auquel ont notamment participé le Maroc ainsi que la fondation Désertec.

 


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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 17:27

 

ARCHITECTURE

« Sénégal Touch »

 

Paru dans Afrique Magazine – Octobre 2011

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Le cabinet Atepa, qui finalise les plans de Gassi Toumaï, au Tchad, est sollicité au Sud-Soudan et en Côte d’Ivoire.

 

Une ville nouvelle d’une surface de 2000 à 3000 hectares alimentée à l’énergie solaire ? Tel est le projet tchadien de Gassi Toumaï, conçu par le cabinet d’architectes Atepa, basé à Dakar et fortement implanté à N’Djamena. Depuis 2008, l’agence présidée par Pierre Goudiaby y a conçu plusieurs équipements comme la place de la Nation dans la capitale, finalisée en janvier, et l’hôpital de la mère et de l’enfant, une infrastructure d’une capacité de 250 lits qui a ouvert ses portes en mars. Deux autres projets sont en cours de finalisation : la faculté de médecine, son laboratoire et un amphithéâtre de plus de 1 000 places, ainsi qu’un ensemble résidentiel grand standing de 24 logements, destiné aux médecins. Le projet de Gassi Toumaï est quant à lui pharaonique avec un budget prévisionnel d’un milliard de dollars. Le programme comprend unecité ministérielle, qui regroupera en un même lieu une vingtaine, voire une trentaine de ministères, ainsi que des logements.

« Le président Déby souhaite que chaque Tchadien ait un toit », explique Pierre Goudiaby. « L’ensemble s’intègrera au Schéma directeur d'aménagement urbain qui opère une percée vers le Nord de la ville, répondant ainsi aux besoins de création d'une zone économique et semi-industrielle à  la périphérie de N'Djaména », précise son représentant pour le Tchad, Bécaye Blondin Diop. Rien ne manque au projet : bâtiments administratifs (poste de police, caserne de pompiers), culturels (bibliothèque, cinémathèque, librairie), infrastructures de santé et équipements sportifs, le tout desservi par des modes de transport en phase avec l'écologie urbaine. La ville nouvelle sera délimitée par une ceinture verte et bénéficiera d’un système d’assainissement innovant qui traitera les eaux usées et captera les eaux pluviales dans des bassins de rétention naturelle. Les berges du Chari seront aménagées et ses abords dédiés à des activités économiques. « C'est titanesque comme mission mais pas impossible à faire au regard de ce que nous avons pu réaliser au cours des trois dernières années au Tchad », confie Bécaye Blondin Diop. Du côté du ministère des Infrastructures et des transports, on indique que le plan d’urbanisme est en cours de validation. S’agissant du financement du projet, le ministère ne livre, pour le moment, pas d’informations sur la question. Une chose est sûre : la « Senegal Touch » de l’architecte panafricain s’exporte. Au Sud-Soudan, le cabinet a été sollicité. Ainsi qu’en Côte d’Ivoire, où la construction de logements sociaux est à l’ordre du jour, aux abords de la lagune Ebrié.

 


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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 16:03

 

Tchad. Bonnes performances en 2010

 

Paru dans African Business – Octobre-Novembre 2011

 

Véronique Narame, envoyée spéciale à NDjamena

 

100_1286-bis-copie-1.jpgDans son discours d’investiture, le président Idriss Déby Itno s’est engagé à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour moderniser le secteur agricole et diversifier l’économie en mettant l’accent sur le développement industriel. Cet effort s’accompagne d’infrastructures de base et de transport.

 

« Depuis un an, le pays est en marche vers la renaissance », a lancé le Président Idriss Déby Itno devant onze chefs d’Etats africains  et une trentaine de représentants de pays étrangers et d’organismes internationaux qui ont fait le déplacement en 8 août au Tchad, à l’occasion de son investiture. Idriss Déby Itno a assuré qu’en 2010, le Tchad a enregistré un taux de croissance de 13% contre -1,2% en 2009. Ces  résultats plus que satisfaisants s’expliquent par les bonnes conditions climatiques (caractérisées par une forte pluviométrie) qui ont favorisé la campagne agricole, ainsi que par les fortes potentialités de l’in100 1243 bis-copie-1dustrie pétrolière.  

Le pétrole constitue, en effet, la première source de devises et représente 90% des exportati ons. Au  moins 50% du PIB proviennent de l’exploitation du pétrole brut. Le Tchad est la dixième puissance productrice en  Afrique. En  2010, il a produit 173 000 barils de pétrole/jour et dispose en outre de réserves de pétrole estimées 1 milliard ½ barils. Riche de ses ressources agricoles et de ses produits d’élevage, de ses réserves en hydrocarbures et de créations artisanales et artistiques inédite s, le Tchad entend bien maximiser ses capacités pour accroître et pérenniser ses revenus.

  

Renaissance de la vie sociale et économique

Le nouveau programme quinquennal se centre sur l’accès à l’éducation, le développement de l’industrialisation - notamment via la transformation des produits de l’agriculture et de l’élevage -, la création d’auto-emplois et la construction d’infrastructures d’eau et d’assainissement. Il prône l’égalité sociale, la justice et l’autorité de l’Etat ainsi que la transparence dans la gestion publique. Un message spécial est adressé aux jeunes, « les espoirs du Tchad », auxquels le Président destine 44 milliards de F.CFA pour la réalisation de projets sociaux.

Le chef de l’Etat, qui n’entend pas assujettir le pays à la seule ressource pétrolière, a posé comme préalable d’atteindre la sécurité alimentaire, à l’horizon 2015-2020, en optimisant la culture des terres arables et en octroyant aux éleveurs de nouveaux espaces de pâturages. Une ligne budgétaire de 100 milliards de F.CFA est mobilisée dans le cadre du Programme national pour la sécurité alimentaire (PNSA). Sur le versant de la transformation des produits alimentaires, le même investissement est consenti. « Les trois premières années sont dédiées au monde rural. Le Tchad doit être exportateur de produits agricole et doit continuer à moderniser les secteurs de l’agriculture et de l’élevage », a précisé Idriss Deby Itno, citant en référence l’usine de transformation de fruits de Doba et la filature de Sarh. Il a indiqué que l’élevage intensif de bétail allait être privilégié et que la construction d’abattoirs dans les villes d’Abéché, d’Ati et de Moundou était à l’ordre du jour, ceci pour exporter les viandes vers l’Afrique mais aussi l’Europe et le Moyen-Orient.  

Pour l’heure, les produits de l’élevage contribuent à 17% du PIB. Le cheptel est composé de 10 millions de bovins et de 1,2 millions de dromadaires. Le Tchad est d’ailleurs le premier producteur de bétail de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique Centrale (Cemac). Il affiche aussi de bonnes performances dans les cultures de céréales (mil et sorgho), d’arachides, sésame, tubercules, ainsi que de coton (200 000 tonnes par an) et de canne à sucre. La gomme arabique est produite en quantité et hisse le pays au top 2 à l’échelle mondiale. Si le secteur de l’agriculture est dynamique et pourvoit à une part non négligeable de l’emploi (environ 80% d’actifs) et des ressources du pays (18% du PIB), la productivité est jugée insuffisante, le cadre institutionnel est considéré comme inadapté et les infrastructures de base manquent. Quant aux ressources humaines, elles sont caractérisées par leur faiblesse.

« La modernisation du développement rural profitera aux populations si le désenclavement du pays par des infrastructures modernes de transport est réalisé », a fait remarquer Idriss Déby Itno, annonçant sur ce plan la construction de 6 000 kms de routes, et des voies de chemin de fer qui relieront le Tchad au Soudan, au Cameroun et au Nigeria. Il a aussi indiqué vouloir construire de nouveaux aéroports aux normes internationales.

La mise en production de grands projets structurants est également à mentionner, parmi lesquels une raffinerie de pétrole d’une capacité de 20 000 barils/jour, une cimenterie de 200 000 tonnes par an et une centrale électrique de 60 MW à Farcha, dont la mise en service est prévue au 1er trimestre 2012. Elle permettra de résoudre les problèmes liés au délestage, et notamment ceux de la capitale tchadienne. Le gouvernement a aussi prévu la construction d’un poste de transport de l’électricité à Djarmaya et la réalisation d’ouvrages modernes pour l’adduction d’eau potable ainsi que pour l’assainissement. Côté hydrocarbures, des recherches de nouveaux gisements pétroliers sont en cours.

 

Soutenir les efforts pour consolider le revenu national

Dans ce pays à l’histoire tumultueuse, marqué par plusieurs décennies de conflits qui ont retardé son évolution, le retour au calme amorcé depuis peu a permis d’engager un certain nombre de réalisations, avec le concours des investisseurs privés. Son unité à présent restaurée à l’intérieur de ses frontières et ses relations pacifiées avec son voisin soudanais (depuis la signature de l’accord en 2010), le « pays de Toumaï » peut entrevoir son avenir sous de meilleurs auspices. A fortiori en raison de son positionnement à l’articulation des sous-régions africaines, entre l’Ouest (par le Niger et le Nigeria), le centre (avec la République centrafricaine, le Cameroun, le Soudan et le Sud-Soudan) et le Nord (par la Libye).

Mais le conflit chez le voisin libyen a néanmoins des répercussions négatives, comme le soulignait en avril Gata Ngoulou, alors ministre des Finances. « Nous sommes confrontés à un accueil un peu forcé de nos compatriotes qui vivaient dans ce pays. Il en a été dénombré environ 400 000 qui pourraient revenir. Au jour d’aujourd’hui, nous en avons accueilli 30 000. Cela pèsera sur nos ressources ».

Il incombe également au pays de relever de nombreux autres défis, aux premiers rangs desquels l’investissement dans le capital humain via l’éducation et la formation. L’objectif en 2011 est d’atteindre un taux de scolarisation en primaire de 98% (contre 95,5% en 2009). L’accent est mis sur la formation professionnelle et l’enseignement supérieur, un secteur qui se structure et se développe sur l’ensemble du territoire, à la faveur de la politique de décentralisation. Plusieurs établissements ont été réalisés, notamment l’Université de Moundou (UDM), l’Université des sciences et de la technologie d’Ati (USTA), ainsi que l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP) et l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (ENAM).

L’Institut universitaire des sciences et techniques d’Abéché (Iusta), situé à 900 kms de la capitale, près du Darfour, participe de son côté à la formation des cadres dans les domaines de l’électromécanique, de l’informatique, des sciences et techniques de l’élevage, de la biologie et de la pharmacie appliquées à la santé. Deux groupes pétroliers présents au Tchad, Esso et Chevron, financent la formation. Il est à présent prévu de créer une école doctorale.

La formation professionnelle bénéficie des mêmes attentions. Des centres d’apprentissage et des établissements techniques sont construits, équipés et réhabilités par l’Etat et la Banque africaine de développement ainsi que via la coopération franco-tchadienne.

Le tissu industriel encore restreint cherche à se densifier, en particulier la filière agroalimentaire et silvo-pastorale. Le Tchad entend également développer ses sources d’énergie et s’acheminer, graduellement, vers le solaire et l’éolien. Les mêmes besoins sont exprimés pour la fourniture en électricité qui n’est, pour l’heure, que partiellement distribuée. Les infrastructures de télécommunication, le secteur bancaire, nécessitent de la même manière d'être renforcés, tout comme le tissu entrepreneurial qui demeure restreint, et est ouvert aux capitaux extérieurs. Le secteur du tourisme constitue une source de revenu à développer, via l’accroissement d'infrastructures d'accueil.

 

Chiffres clés du Tchad

 


Premier producteur de bétail de la sous-région Cemac

Deuxième producteur mondial de gomme arabique

Dixième puissance productrice de pétrole en Afrique

Un des principaux producteurs africains de coton


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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 07:17

 

Le Tchad se met au haut débit

 

Paru dans Jeune Afrique – Du 4 au 10 septembre

 

 

015092011171847000000bvbvbvbvbvbtchadddddd.jpgRaccorder le pays aux réseaux africains de fibre optique. Tel est l’objectif poursuivi par l’Etat pour améliorer la compétitivité de l’économie.

 

Pour développer le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC), le Tchad procède au maillage du territoire en fibre optique. « Le réseau que nous envisageons de construire va se connecter aux câbles sous-marin à fibre optique SAT-3, du coté Cameroun et Nigéria, et à ceux installés, à l’est, le long de la mer Rouge, du côté du Soudan », explique Haroun Mahamat Badaouy, directeur général de la Société des infrastructures de transmission des communications électroniques (Sitcom). (Crédit photo : Joseph Okanga/Reuters)

Plusieurs dizaines de millions d’euros ont été mobilisés pour financer la construction de ce réseau, qui, à terme, sera déployée sur plus de 3 000 km. L’américain STM a d’ores et déjà réalisé la première phase du projet d’interconnexion en reliant la frontière camerounaise à la capitale tchadienne. « Le coût de l’installation est entièrement pris en charge par l’Etat », précise Haroun Mahamat Badaouy. La mise en exploitation du réseau déjà installé se fera dans les toutes prochaines semaines, après la signature d’une convention commerciale entre le Tchad et le Cameroun.

La Société des télécommunications du Tchad (Sotel pourra bientôt utiliser le réseau à fibre optique au lieu du système satellitaire, bien plus onéreux, qui prévalait jusqu’alors. Les opérateurs de téléphonie et les fournisseurs d’accès à internet aussi. Le raccordement au réseau sera par la suite généralisé à l’ensemble du pays, ce qui devrait faciliter et favoriser les échanges économiques.

 

Stratégie sous-régionale

C’est en 2007, à N’Djamena, que la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) a décidé d’une stratégie sous-régionale de promotion des TIC et des réseaux de télécommunication. Le projet est financé à hauteur de 17 millions d’euros par la Banque Mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement et d’autres partenaires.

 

 

 

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 08:09

 

Tchad : un pays à l'orée de sa renaissance

Découverte...


100_1286-bis.jpgPlace de la Nation - Ndjamena

- Une réalisation d'ATEPA Group -

 

2011-2016 : le quinquennat des grandes réalisations

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Le Sabangali Resort, dont la livraison est prévue pour septembre 2013.

 

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Une terre fertilisée par le Chari, fleuve qui traverse la capitale, et par le lac Tchad, situé à 125 kms de N'djamena.

Une économie orientée sur le développement de ses ressources agricoles et des produits de l'élevage.

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Le Tchad est producteur de pétrole.

Il est positionné au Top ten des Etats d'Afrique qui détiennent de l'or noir.

L'industrie des hydrocarbures est en croissance. Une raffinerie est en fonctionnement.


Une nation en mutation qui investit dans les infrastructures de transports, dans les réseaux de télécommunications...

... Et qui suscite l'intérêt des opérateurs des sous-régions, du continent et des compagnies étrangères d'Inde, de Corée, de Chine, d'Europe, d'Egypte, du Moyen-Orient...

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Des enseignes internationales présentes dans divers secteurs,

dont la banque et la finance, les assurances,

Ainsi que l'hôtellerie et la restauration pour accompagner l'essor du tourisme d'affaires.

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Le "pays de Toumaï" est dépositaire d'une culture et de traditions artistiques remarquablement préservées, et d'une authenticité rare et subtile.  

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Le Tchad, un pays à découvrir !

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 15:31

 

- TCHAD -

 

100 1108Lundi 8 août. Plongée dans l'univers d'un pays. Découverte de sa culture et de sa civilisation. Immersion dans la capitale, Ndjaména, au rythme du balafon.

Entrée des invités, venus nombreux, en ce jour d'investiture  du Président de la République du Tchad.

D'Afrique centrale, d'Afrique de l'Ouest, d'Afrique du Nord.

Du Moyen-Orient.

Représentations de l'Union africaine, de l'ambassade de France, de l'Organisation des Nations Unies.

 

Des délégations venues de 26 pays

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100 1111 100_1130.JPG 100_1136.JPG

100_1152-bis.jpg 100_1110-bis.jpg 100_1142-bis.jpg

Le président de la Commission de l'Union africaine, des chefs d'Etats africains, des ministres, les corps consulaires, les représentants d'organisations internationales, des premières dames...

  100_1240-bis.jpg 100_1237-bis.jpg 100_1238-bis.jpg 100_1157-bis-copie-2.jpg

La cérémonie d'investiture du président du Tchad

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Le président Idriss Déby Itno et la première dame Hinda Déby Itno

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