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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 13:23

Modernisation du réseau ADSL en Algérie

 

Paru dans CIO Mag - Décembre 2013/Janvier 2014

 

Algérie Télécom poursuit ses actions de déploiement du réseau téléphonique et ADSL sur l’ensemble du territoire. Depuis le début du mois de novembre, l’opérateur algérien des télécommunications a procédé à la mise en service, à la Nouvelle ville de Tizi Ouzou, d’un équipement MSAN (Multi-service access Node) d'une capacité de 1000 abonnés avec 448 accès ADSL. Il en est de même au niveau de la wilaya (préfecture) de Tlemcen, avec près de 5 000 lignes déployées, ainsi que dans la localité de Chéraga-Alger.

La technologie de nœud d’accès multiservice intervient dans le cadre de la modernisation du réseau de l’ADSL en Algérie. Le système MSAN fournit à l’abonné un service de qualité pour la téléphonie, la télévision et l’Internet très haut débit. Le déploiement du MSAN a été lancé en 2010 par Algérie Télécom. Les installations ont été acquises auprès de Huawei et ZTE, et les équipements annexes auprès des fournisseurs Ericsson et Alcatel. 

 

Published by Narame - dans ALGERIE ECONOMIE
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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 09:01

 

 

Abdelouahab Rahim

 

Entreprenant et opiniâtre

 

Paru dans African Business / Juin-Juillet 2013

 

 

braamovie films (196)Abdelouahab Rahim est à la tête d’Arcofina, un conglomérat qui compte parmi les champions de l’économie algérienne.

 

Abdelouahab Rahim a toujours su garder le cap en évitant les écueils. Un tempérament qui lui a valu de relever bien des défis. Dans la lignée de ses ancêtres kabyles, qui lui ont inculqué le sens de l’effort et l’exigence de servir l’intérêt général, le PDG du groupe Arcofina a choisi de développer ses activités et de créer de l’emploi dans le pays où il a vu le jour, il y a soixante ans. « La foi et la persévérance me lient à l’Algérie », confesse-t-il. En challengeur opiniâtre et courageux, il a parié sur sa patrie à un moment difficile. Après vingt années passées entre la France et la Suisse, des années 1970 à 1990, l’entrepreneur est rentré en Algérie en investissant dans le domaine pharmaceutique et les assurances. En 1994, il lance Pharmagen et 2A, puis diversifie ses activités dans les services informatiques, la promotion immobilière, le bâtiment, l’automatisation, l’import-export, la communication… Abdelouahab Rahim bâtit graduellement sa holding. A son actif, la création des sociétés Dahli, Ardis, Webcom, Ofarco, Cosyau, Only, Homea, Rimo, RSM communication. Dahli est la figure de proue du groupe Arcofina. Active dans l’immobilier, l’hôtellerie et les loisirs, elle comprend notamment l’hôtel Hilton, doté d'une capacité de 450 chambres, et des centres d’affaires, parmi lesquelles Algéria Business Center. Depuis 2005, cette tour qui surplombe la baie d’Alger abrite le siège algérien d'une cinquantaine de firmes internationales. Un nouvel espace commercial et de loisirs a été livré en juillet 2012 dans la capitale : Alger Medina, qui comprend l’hypermarché Ardis, des boutiques, des restaurants et un parc aquatique, rencontre un franc succès. En quelques mois, une clientèle familiale issue de tous les horizons s’est mise à le fréquenter assidûment. Abdelouahab Rahim attend à présent de pouvoir réaliser la deuxième phase du projet : plus de 60 000 m2 de magasins et d’espaces de détente dédiés aux jeunes. Avec à la clé, un millier d’emplois qui s’ajouteront aux mille autres déjà créés avec Medina Center.

 

Homme de réseaux

En plus de son activité d’entrepreneur qu’il exerce à plein régime, 15 heures par jour, Abdelouahab Rahim déploie tout son entregent pour rallier la diaspora algérienne disséminée aux quatre coins du globe. L’enjeu est de taille. On estime cette population à 7 millions de personnes, dont près de 5 millions résident sur le territoire français, et 2 millions sont expatriés en Europe, en Amérique, en Australie, en Asie, au Maghreb ou en Afrique subsaharienne. L’Algerian International Diaspora Association (AIDA) qu’il préside concourt à les fédérer. « Il est important que la diaspora s’organise à l’échelle planétaire et qu’elle apprenne à communiquer d’une même voix », martèle-t-il. Son souhait ? Servir les intérêts de l’Algérie en dynamisant son image. Et permettre aux membres de la communauté de tisser des liens d’amitié et d’établir des solidarités. « Nous sommes nombreux à avoir réussi notre intégration dans tous les pays ou nous nous trouvons. Notre fierté est de pouvoir compter parmi nos compatriotes de véritables talents mondialement connus et reconnus, et ce dans tous les secteurs, que ce soit la recherche, l’éducation, les sports et les arts. Cependant, l'idéal est de faire en sorte que cette richesse profite à tous les Algériens où qu'ils soient. C’est la raison pour laquelle nous avons créé AIDA », confie Abdelouahab Rahim. Il insiste en particulier sur l’accompagnement des jeunes vers la réussite professionnelle. Les modèles d’identification ne manquent pas au sein de la diaspora dans laquelle on recense 200 000 chefs d’entreprises. A l’instar d’Ismaïl Chikhoune, dirigeant du Conseil d'affaires algéro-américain et de Zineddine Benatia, très influent président de Maghreb Network Society, une association de Banquiers du Maghreb basée à Londres. Ou encore de Linda Belaïdi, qui a fondé EASI-ie, un cabinet d'intelligence stratégique qui opère entre la France, la Belgique et l’Algérie.

 

Ouverture sur le monde

La jeunesse vient d’ores et déjà chercher conseil et appui auprès des décideurs d’AIDA et de l’Union nationale des investisseurs, dont Abdelouahab Rahim est le président. « Nous sommes dans un monde difficile et il est important que les jeunes, dont le potentiel est avéré, puissent être aidés pour réussir. Il faut capitaliser sur ces ressources de sorte que la nouvelle génération puisse à son tour contribuer à l’essor de l’humanité ». Le PDG d’Arcofina insiste sur la nécessité d’agir rapidement et d’aller au rythme de ces jeunes. « Le propre du décideur est de faire en sorte que cette énergie débordante soit canalisée », souligne-t-il en invitant chacun à rejoindre AIDA pour bénéficier d’un effet de levier. Il donne rendez-vous à la prochaine réunion de l’association qui aura lieu le 15 juin à Marseille, et annonce un évènement d’envergure à Alger en 2015 : Diaspora Business Expo, un espace BtoB pour les porteurs de projets et les entrepreneurs d’origine algérienne. En homme d’expérience, Abdelouahab Rahim sait que le défi consiste à relancer la croissance économique. Il s’y emploie, en appelant de ses vœux une action collective et concertée. Et en prônant l’ouverture sur les marchés du monde, à commencer par le versant africain. Des partenariats difficiles à concrétiser, regrette-t-il. « Nous aurions souhaité nous développer en Afrique, mais nous n’y parvenons pas. Les entreprises algériennes ne peuvent investir en dehors de leurs frontières du fait du contrôle des changes. Il faut que l’administration desserre son carcan ! Et que le politique comprenne que le monde est globalisé. ». Le patron d’Arcofina Holding réclame que les réformes soient engagées au plus vite afin d’avancer au même tempo que le reste du monde. « Nous ne pouvons plus raisonner individuellement. Il faut agir global. Un pays qui se replie sur son économie est comme un organe non irrigué, il est condamné », lance-t-il à l’adresse des décideurs.

Published by Narame - dans ALGERIE ECONOMIE
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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 10:01

 

A la conquête de l’Algérie…

 

Paru dans Arabies - Février 2013

 

 

 

braamovie-films--108-.jpgAbdelouahab Rahim, à la tête d’Arcofina Holding qui compte parmi les champions nationaux, est un ténor du monde de l’entreprise. Portrait d’un entrepreneur hors norme.

 

 

L’Algérie, c’est sa raison d’être. La Kabylie, son port d’attache, sa forteresse, où il est né, en 1952. Tout juste dix ans avant l’indépendance. S’il a dû les quitter dans les années 1970, pour étudier le management et le marketing en Suisse et en France, c’est pour mieux servir en retour les intérêts de sa terre natale.

Abdelouahab Rahim n’a en effet jamais tourné le dos à son pays et a toujours entretenu des liens très étroits avec la mère patrie. Pour preuve, il est revenu vingt ans plus tard pour tenter l’impossible : créer de la richesse dans un pays alors au bord du gouffre. « J’ai abordé l’Algérie dans les années 1990, alors qu’elle était en faillite », se souvient le P-DG d’Arcofina, qui est également président de l’Union nationale des investisseurs.

C’est durant la terrible tragédie nationale, en 1994, que l’entrepreneur prend les commandes de la société de gestion Arcofina Holding.

Le pari est extrêmement risqué, mais qu’importe. L’homme est viscéralement lié à l’Algérie et sans hésiter, il l’investit corps et âme pour, dit-il, construire l’avenir.

Abdelouahab Rahim tente le tout pour le tout : il mise sur la reconstruction d’une économie exsangue. « Je suis allée aider mon pays qui avait des problèmes. J’ai d’abord commencé à générer de l’emploi, puis, dans le feu de l’action, j’ai créé des sociétés dans le domaine pharmaceutique et les assurances ».

Contre toute attente, il réussit là où tant d’autres auraient échoué. « L’Algérie est un pays d’avenir dont le potentiel est avéré. Mais il faut du temps pour le comprendre et en maitriser le processus. Pour l’aborder, il faut avoir foi en lui et faire preuve de persévérance », convient-il.

Rien ni personne ne peut entamer l’ardeur de ce fils du pays, qui s’est très tôt frotté à la dure réalité de l’existence et s’est construit un mental d’acier. « C’est la vie qui forge les hommes et non pas la naissance », résume celui qui doit aux montagnes de Kabylie de lui avoir appris que pour apaiser la soif, il faut aller chercher l’eau à la source. Cet apprentissage est fondateur. Abdelouahab Rahim le reproduit méthodiquement et bâtit pas à pas le Holding Arcofina.

Une large gamme d’activités. En 2001, il acquière Dahli, une société dédiée à l’immobilier, à l’hôtellerie et aux loisirs, qui comprend l'hôtel Hilton d’Alger et la tour Algeria Business Center. Il investit en parallèle dans d’autres domaines d’activités. Au fil du temps, l’homme d’affaires édifie l’architecture de son vaisseau amiral.

Il opère dans la grande distribution avec l’hypermarché Ardis, dans la promotion immobilière, les services informatique, la communication, l’import-export de produits de luxe, l’automatisation…. A son actif, des hôtels, des immeubles, des business center, des bureaux et l’Algérienne des assurances (2a)… Et aussi la fourniture d’accès Internet, l’installation d’ascenseurs, la décoration et le jardin. Abdelouahab Rahim développe une large gamme d’activités qui profite à l’économie algérienne et il crée des milliers d’emplois.  

Sa dernière réalisation, et non des moindres, est Alger Medina, un complexe qui s’étend sur 75 hectares, dont laBird___-s_eye_View--2-.jpg première phase, Médina Center, livrée le 5 juillet, intègre l’hypermarché Ardis et le parc aquatique Baba Arroudj. « Alger Medina, qui est le fruit d'une longue réflexion sur la qualité de vie du citoyen algérien dans son environnement, apporte une dimension nouvelle dans l'espace de notre capitale », explique le maître d’œuvre de cette réalisation. A l’horizon 2020, ce projet, qui aura mobilisé 2,5 milliards d’euros, disposera de résidences hôtelières, d’un quartier d’affaires composé d’un City Center et de ses tours, d’un palais des congrès de plus de 4 000 places et d’un port de plaisance.

Loin de chercher la reconnaissance et les honneurs, le P-DG d’Arcofina mise avant tout sur l’essor de son pays. C’est sa contribution au bien-être de sa communauté. « Quand la nature vous a doté de cette capacité, alors il faut la tenir à disposition des autres et la transmettre pour permettre à son prochain d’aller de l’avant. Car le plus important, c’est l’intérêt général », confie-t-il.

Et c’est sur la jeunesse qu’il centre son action, gageant sur ceux qui demain présideront à la destinée de l’Algérie. En patron aguerri et averti, il sait qu’il faut installer un climat de confiance pour aborder le futur avec sérénité, et compter sur les nouvelles générations pour reprendre le flambeau.

Pour accomplir son dessein, il compose sa partition avec la diaspora algérienne et cofonde l’Algerian International Diaspora Association (Aida), une plateforme de communication et de liaison qu’il préside, et dont le bureau exécutif réunit les sommités du monde des affaires algérien.

Parmi eux, Ismaïl Chikhoune, président du Conseil d'affaires algéro-américain ; le spécialiste en management Malik Si-Hassen ; Abdelrahmi Bessaha, économiste principal au Fonds monétaire international (FMI) ; et Kaci Ait Yala, président du groupe K&S, qui détient plusieurs sociétés en Europe et en Algérie.

Ensemble, ils ambitionnent de fédérer les potentialités des quelque 7 millions d’Algériens résidents aux quatre coins du globe, dont 5 millions sont établis en France. « Chacun de nous a un excédent et un manque. Créons une chaîne à travers le monde pour gagner ! », lance avec force et conviction Abdelouahab Rahim.

Mûe par la formidable énergie de son président, Aida organise le Diaspora Business Expo 2013, premier salon de la diaspora algérienne qui se tiendra à Alger du 20 au 23 Mai 2013. « Le pouvoir économique de la diaspora est extrêmement important. Au plan mondial, on recense près de 200 000 chefs d’entreprises algériens vivant à l’étranger ! Le but est d’établir des connections », souligne Abdelouahab Rahim, qui entend bien faire bouger les lignes pour soutenir la montée en puissance de l’économie de l’Algérie. Son credo : mettre en relation les décideurs.

« Loin de moi l’anxiété. Le monde est une petite boule ronde », lâche-t-il au détour d’une conversation avant de s’envoler vers d’autres horizons où l’attendent de nouveaux défis.

 

Chiffres clés

1952 : Naissance en Kabylie d’Abdelouahab Rahim

Années 1970 : Etudes de management et de marketing en Suisse et en France

1993 : L’agence de communication Régie Sud Méditerranée est créée

1994 : Création d’Arcofina Holding

1998 : L’Algérienne des assurances (2a) obtient son agrément

2000 : Création de Webcom, fournisseur d’accès Internet

2001 : Acquisition de la société Dahli qui comprend l'hôtel Hilton d’Alger

2005 : Construction de la Tour Algeria Business Center

2006 : Ardis ouvre son premier point de vente sous le label Carrefour

5 juillet 2012 : Inauguration du centre commercial Médina Center et du parc aquatique

Fin 2012 : Naissance de l’Union nationale des investisseurs présidée par Abdelouahab Rahim

 

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 20:54

 

Arabies
 

Mensuel du monde arabe et de la francophonie

 

- Février 2013 -

 

Arabies-1.jpeg

 

Mon article 

 

A la conquête de l'Algérie...


"Abdelouahab Rahim, à la tête d'Arcofina Holding qui compte parmi les champions nationaux, est un ténor du monde de l'entreprise. Portrait d'un entrepreneur hors norme."

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 12:44

 

Algérie : A quand la renaissance du phénix ?

 

 

Paru dans Arabies - Septembre 2012

 

Alger-port-et-chemin-fer-2.jpgLes ressources de l’Algérie équivalent à celles de plusieurs nations, et sa richesse à celle des pays du Golfe. Il lui faut toutefois développer son outil de production…

 

C’est le plus grand pays d’Afrique avec 2,5 millions de km2. Sa croissance démographique ne cesse de progresser : il comptait 37 millions d’habitants en 2011 et en totalisera 50 en 2030. Son PIB est le plus élevé d’Afrique du Nord et le quatrième au plan continental, avec 189 milliards de dollars en 2011. Ses réserves de change culminent à 183 milliards de dollars et il est le quatrième exportateur mondial de gaz.

A l’échelle continentale, l’Algérie apparaît comme le maillon fort. Mais si ses indicateurs de croissance sont en hausse (de l’ordre de 3,4 % pour l’année 2012), le pays n’en demeure pas moins vulnérable.   

Son économie est très fortement dépendante de sa première richesse : les hydrocarbures, qui représentaient 73,4 milliards dollars de recettes d’exportation en 2011, soit 98% du total des exportations et 70% des recettes budgétaires.

L’Algérie est donc tributaire de la fluctuation des prix du baril de pétrole. La gageure consiste à diversifier ses sources de revenus en développant l’industrie et l’agriculture. C’est le prix à payer pour réduire la facture d’importation. A eux seuls, les services importés équivalent d’ailleurs à 12,5 milliards de dollars (22% des importations).

L’Algérie s’active à faire bouger les lignes en encourageant les entreprises publiques et privées à produire du made in Algeria. Cela requière de l’investissement que l’Etat favorise en améliorant graduellement le climat des affaires.

Ali Mazouz, expert-comptable et commissaire au compte, nous livre son analyse. « L’économie algérienne se structure pour que l’organisation juridique et fiscale tende vers celle d’autres pays. L’Etat a pris des dispositions en ce sens pour assainir le climat des affaires et faciliter l’accueil des investisseurs. Il procède de même pour avoir des banques saines et transparentes. A ceux qui considèrent que la mise en place de ces dispositifs est trop longue, nous répondons que l’Algérie est un pays jeune, qui a tout juste cinquante ans d’existence depuis son indépendance. »

Abdellatif Benachenhou, ancien ministre des Finances, admet volontiers que le pays ne dispose pas d’une plate-forme industrielle suffisante, même s’il concède l’existence d’une classe d’entrepreneurs et l’émergence de champions nationaux.

Cette situation a poussé le gouvernement à revoir sa politique d’investissement et d’emploi. Lors du conseil des ministres de février 2011, une batterie de projets a été examinée et approuvée, à commencer par l’intervention du Fonds national d’investissement.

« Dans un pays où le tissu des acteurs de l’économie de marché est jeune, le gouvernement privilégie les conditions propres à le stimuler notamment par le biais de fonds d’investissement », explique Abderramane Benkhalfa, qui est délégué général de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers.

Il a aussi été décidé de l’abattement de charges patronales, de l’octroi de crédits bonifiés pour les agriculteurs et de favoriser l’accès au foncier industriel. « Aujourd’hui, nous pouvons dire que le climat de l’investissement est très favorable. Néanmoins, l’investisseur reste confronté à plusieurs problèmes comme la lourdeur administrative et la frilosité des banques en matière de crédit », confie Rachid Ghimouz, chef d’entreprise et président de la Chambre de commerce d’Annaba.   

Evaluation du risque crédit. L’économiste Nour Meddahi pense que pour développer le crédit au secteur privé (qui ne représente que 15% du PIB), le code d’investissement devrait gagner en attractivité et en compétitivité, et le système bancaire et financier en modernité et en performance. Abdeldjellil Bouzidi, membre du Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (Care), fait remarquer qu’en Algérie le secteur bancaire est dominé par les banques publiques - où s’effectuent 85% des dépôts - mais qu’elles n’accordent que peu de prêts. La raison ? Le système d’évaluation du risque crédit n’est pas suffisamment développé. Les banques préfèrent alors conserver leurs liquidités ou l’investir sur le marché obligataire de peur de faire un mauvais choix. Quant aux banques étrangères privées, elles s’engagent plus volontiers dans le financement de la consommation ou le commerce extérieur, des secteurs sécurisés par le crédit-documentaire.

Pour l’heure, on compte plus de 6 millions de PME/PMI privées, principalement concentrées dans l’industrie agro-alimentaire, le BTPH et, à un degré moindre, le tourisme.

« C’est une nette augmentation par rapport aux entreprises publiques qui sont en régression, mais l’intervention du secteur privé dans l’économie nationale est encore timide », note Rachid Ghimouz. Il ajoute que de nombreuses entreprises privées ont un potentiel export, mais qu’elles ne trouvent pas l’aide nécessaire pour aller sur d’autres marchés. « L’Etat algérien doit faire confiance au privé et lui donner toutes les chances de réussir en accompagnant sa mise aux normes et aux standards internationaux. C’est un vecteur important dans le développement et la diversification de l’économie d’un pays ».

Le secteur agricole est en revanche plus porteur - le Plan national de développement agricole y contribue avec sa100_0811-copie-1.JPG dotation de 200 milliards de dinars par an -, mais il souffre du manque de main d’œuvre. « Les jeunes préfèrent travailler dans l’industrie plutôt que dans les champs », constate Rachid Ghimouz. Pourtant, ce ne sont pas les opportunités qui manquent. « A El-Oued, Biskra, Ghardaïa ou Adrar, des dizaines de milliers d’hectares sont exploitables et exportables. L’eau de la nappe albienne et les sources artésiennes sont disponibles à cet effet », confirme un ancien directeur de Chambre de commerce, qui fut conseiller d’un groupe agroalimentaire. Il dit de l’agriculture que c’est la véritable richesse du pays et qu’elle peut rapporter davantage que le pétrole.

Taux concurrentiels. Les investisseurs sont à présent attendus pour transférer la technologie et le savoir-faire selon des normes internationales. Ils peuvent opérer en association avec un partenaire algérien selon les modalités définies par la Loi de finances complémentaires de 2009. Des prêts bancaires sont proposés aux candidats à des taux concurrentiels. Mais il leur faut compter aussi sur un vivier de compétences ad hoc.

 Et à ce niveau, tout n’est pas acquis, comme l’observe Ali Mazouz. « Au plan de la formation des ressources humaines, les mêmes erreurs ont été commises qu’en France où on a mené au bac, et au-delà, des bataillons de jeunes, avant de s’apercevoir que leurs formations étaient en inadéquation avec le marché du travail. Nous avons par exemple des licenciés en droit comptable qui ne sont pas opérationnels en entreprise. »

Aujourd’hui, le système éducatif algérien se réajuste en fonction de ces nouvelles exigences.

L’Algérie est à l’orée de son essor économique. D’aucuns prévoient un formidable envol, d’ici à 2030, si le pays tire profit de ses énormes atouts que sont sa croissance positive, une inflation maitrisée, un chômage contenu et une dette extérieure insignifiante. Et s’il produit assez de biens et de services pour ne plus dépendre de l’étranger.


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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 09:01

 

 

Halkorb fait le pari de l’innovation

 

Paru dans CIO Mag – Juin/Juillet 2012

 

 

Il y a sept ans qu’Ahmed Lakhdari a créé Halkorb, une SSII qui déploie des solutions pour les entreprises. Son champ d’intervention couvre un large spectre, depuis le conseil et l’assistance à la maîtrise d’ouvrage, jusqu’à la conception et l'intégration des systèmes d'information.

 

Ahmed Lakhdari fournit des outils de gestion à ses clients – ministères et organismes publics, multinationales, institutions financières et PME-PMI - et dispose d’une gamme diversifiée de produits dont l’ERP (solution de gestion intégrée) et le logiciel CRM. « Grace à nos investissements, nous avons atteint le plus haut niveau en termes de partenariat avec les éditeurs et les constructeurs des solutions que nous déployons », indique le dirigeant de Halkorb. Il assure également la sécurité des infrastructures informatiques. En parallèle, la SSII a développé et filialisé une activité de recrutement et de conseil en ressources humaines, Halkorb-RH, qui est agréée par l’Etat algérien. Et depuis 2007, cette dernière accompagne les entreprises dans la recherche et la fidélisation de collaborateurs.

Aujourd’hui, Halkorb affiche un chiffre d’affaires de 150 millions dinars (près de 2 millions dollars) et compte un effectif de trente personnes. Pour aboutir à ce résultat, le directeur général de la société n’a rien négligé. Il a cumulé diplômes et expérience professionnelle, en commençant par des études en finance en Algérie et une maitrise en gestion effectuée en France. Il a bouclé son cursus avec un DESS en systèmes d’information et a ensuite exercé dans de grands groupes internationaux aux commandes de projets de type CRM et Business intelligence, et de fusions & acquisitions au niveau informatique.

 

Compétences algériennes

A l’issue de ce parcours, l’entrepreneur  a décidé de démarrer son activité en préparant soigneusement l’amorçage. Il s’est entouré de compétences de qualité et a investi une centaine de milliers d’euros dans son affaire. Il a en outre bénéficié d’un financement dans le cadre d’un dispositif dédié aux jeunes créateurs. Pour mener à bien ses objectifs, le patron d’Halkorb a intégré à son business plan des contraintes de tous ordres, ce qui lui a permis de surmonter les difficultés en s’armant de patience et en faisant preuve d’audace. Il a en effet dû faire face à plusieurs imprévus, dont la faillite d’une banque qui a immobilisé ses fonds durant une année. Mais l’homme est tenace et sa pugnacité a été payante. L’appui inconditionnel de sa famille aussi. « J’ai pu compter sur un soutien sans faille de mon entourage familial immédiat. La confiance des siens aide énormément à positiver et à être à la hauteur de ses ambitions », confie-t-il.

Ahmed Lakhdari admet volontiers que sa volonté d’entreprendre en Algérie a été grandement favorisée par le fort potentiel de croissance du secteur algérien des TIC et par son vivier de ressources humaines qualifiées.

 

Nombreuses opportunités d’affaires

« Dès 2007, nous avons pu nous positionner sur le marché national avec des compétences algériennes de qualité, et en mode offshore/nearshore avec des entreprises françaises, en ajoutant de la valeur à chacune de nos interventions chez nos clients ». La confiance d’un grand compte, qui lui a confié le renouvellement de son système informatique, a facilité l’essor d’Halkorb. La SSII a alors pu conforter sa position, a fortiori du fait de nombreuses opportunités de travail.

Aujourd’hui, la société algérienne est parmi les leaders dans son domaine et entend bien accroître son développement - tant en Algérie qu’à l’international - en s’entourant d’une centaine de collaborateurs. Pour l’heure, Ahmed Lakhdari fournit son expertise au Maghreb et en Europe du Sud, mais son marché principal reste l’Algérie. « Il y a plusieurs chantiers en cours qui nécessitent un recours massif aux nouvelles technologies : le système bancaire, la mise à niveau des PME, les services publics… La modernisation des accès à haut débit et l'arrivée prochaine de la 3G devraient donner un coup d'accélérateur au secteur », conclut avec optimisme le directeur général, qui est du reste membre actif de l’influente Association algérienne des technologies de l’information (AITA pour Algerian Information Technology Association).

 

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 15:20

 

DLG : Des logiciels algériens

 

pour la gestion des entreprises

 

 

Paru dans CIO Mag – Juin/Juillet 2012

 

 

Il y a plus de vingt ans que DLG opère dans le développement de logiciels de gestion en Algérie. L’entreprise, qui s’adosse actuellement sur une équipe d’une vingtaine de personnes (ingénieurs et techniciens), est codirigée par Mohamed Koufi et Abderrahmane Slimani. Ensemble, ils proposent une offre qui rivalise en qualité avec les systèmes de gestion et de management déployés par les pays technologiquement développés.

 

 A l’heure où le pays est en passe d’accomplir le saut technologique pour entrer de plain-pied dans l’ère du numérique, via son programme e-Algérie 2013, DLG accompagne cette mutation. Ses solutions informatiques permettent d’optimiser les fonctions de back office des PME-PMI et des grands comptes, et présentent l’avantage d’être adaptées à l’environnement des affaires algérien, à des prix de surcroît compétitifs, ce qui évite l’achat d’applications étrangères bien plus coûteuses. Le résultat est d’ailleurs si probant que DLG distribue ses produits à quelques unes des sociétés étrangères qui disposent de filiales en Algérie ! 

A l’actif de cette société de services en ingénierie informatique (SSII), des milliers de clients - revendeurs et professionnels - des métiers de la comptabilité et de la gestion. Parmi eux, ETRHB Haddad Spa Groupe, Biscuiterie la Soummam, Nouvelle messagerie algérienne, le quotidien Liberté, le groupe Saidal, Pfizer-Pharm Algérie, Coca Cola SBC, Salama assurances Algérie, Daewoo E&C, etc.

 

Une performance gagnée de

haute lutte

Mohamed Koufi et Abderrahmane Slimani ne manquent pas de souligner que cette performance résulte des valeurs cardinales qu’ils défendent et qui font la réputation de leur SSII. « Les secrets de la solidité de notre entreprise sont la maitrise technique de notre environnement, le dévouement pour notre clientèle, l’honnêteté professionnelle et l’abnégation », déclarent-ils de concert. Grâce à ces bons fondamentaux, la société DLG a du reste pu se relever du violent séisme qui avait totalement détruit les bureaux, en avril 2003. « Heureusement, il n’y avait pas de pertes humaines et nous avons pu sauver les codes sources de nos logiciels », soulignent avec philosophie les deux dirigeants.

La passion pour la programmation informatique est également à l’origine de la réussite de ces ingénieurs, tout comme l’ambition de combler le fossé numérique. « Le déficit en SSII spécialisées dans le développement de logiciels de gestion nous a incités, dans les années 1990, à nous positionner sur la filière », conviennent-ils. Ils sont ainsi passés experts en matière de maitrise technique des systèmes Microsoft et de l’environnement d'exploitation des logiciels.

 

Franchir le pas du numérique

A présent, les patrons de DLG escomptent de l’Algérie qu’elle puisse prendre le train du numérique en soutenant plus radicalement le développement des SSII à travers des facilités administratives et bancaires, des allègements fiscaux et des aides au recrutement de diplômés dans le domaine des TIC. « Nous pourrons alors gagner encore davantage en valeur ajoutée et proposer de nouveaux logiciels sur le marché algérien », assurent Mohamed Koufi et Abderrahmane Slimani, précisant qu’ils éviteront ainsi au pays l’achat en devises, « à des prix faramineux », des softwares étrangers. Mais, préviennent-ils, tout dépendra de la stratégie des gouvernants sur la priorité des moyens à mettre en œuvre pour rattraper le retard « numérique », et atteindre - grâce aux TIC algériennes – des niveaux de gouvernance électronique satisfaisants. « Sinon, on risque de tourner en rond encore longtemps… » lancent ces deux passionnés de mécanique et d’astronomie, qui occupent leur temps-libre à tout ce qui gravite autour de ces disciplines, sans oublier leurs familles – épouses et enfants -, qui les soutiennent dans leur ascension à la conquête du cyberespace algérien.

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 10:12

 

De bonnes perspectives


pour le recrutement on-line


avec Emploitic.com

 

 

Paru dans CIO Mag – Juin/Juillet 2012

 


  louai-c.jpgLouai Djaffer appartient à cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui fait la force de l’Algérie. A 36 ans, cet Algérois, marié et père d’un petit garçon, a réussi le tour de force de s’imposer sur le segment du recrutement en ligne avec Emploitic.com. L’entreprise est leader sur ce marché. Ces trois dernières années, elle a réalisé une croissance moyenne de 50%. Et elle poursuit sa progression en se diversifiant avec des activités de conseil ainsi que l’organisation de salons de recrutement. 

 

C’est grâce au soutien de l’Etat, via un financement de l’Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ), que la startup a démarré en 2006. De taille modeste, au départ, elle s’est progressivement développée jusqu’à devenir incontournable. Elle est aujourd’hui agréée par l’Agence nationale de l’emploi et compte de nombreux partenaires. « Aujourd’hui, Emploitic.com, c’est 38 employés, 2 000 entreprises clientes et près d’un demi-million de candidats qui visitent mensuellement notre site. Sur le nombre de postulants online, 11% sont des professionnels des TIC », précise le dirigeant.

 

Les TIC, un secteur porteur

Pour comprendre comment ce projet a pu connaitre un tel essor en si peu de temps, il faut prendre en compte la volonté sans faille de son initiateur et sa détermination à toute épreuve. Louai Djaffer avoue être profondément optimiste, et de surcroit passionné par son travail. Il convient aussi que l’époque est favorable à la création d’entreprise dans le secteur des TIC en Algérie. « On sent la prise de conscience de la part des autorités pour investir dans ce domaine et on espère que les projets e-Algérie se concrétiseront. Les parcs technologiques attirent d’ores et déjà les jeunes, et de plus en plus de formations universitaires sont dédiées à l’entreprise et l’innovation. De plus, les facilitations accordées pour la création d’activités contribuent à motiver à entreprendre dans les TIC ». Porté par cette dynamique, il s’est lancé, avec son associé Tarik Metnani, dans l’aventure entrepreneuriale. Mais en préalable, il lui a fallu acquérir diplômes et expérience professionnelle.

 

Un portail dédié à l’emploi

C’est à l’université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene de Bab Ezzouar, dans la banlieue d’Alger, que l’étudiant d’alors acquiert ses fondamentaux dans la discipline. Puis il enchaîne sur des études d’ingénieur en France, et travaille ensuite chez un équipementier automobile, avant d’être recruté par un opérateur algérien de télécommunications qui lui offre une belle promotion en tant que Project development manager . « Je suis diplômé en ingénierie industrielle, titulaire d’un master en management des organisations. J’ai travaillé dans l’industrialisation et le management de projets avant de décider de me lancer en 2005. L’association avec Tarik Metnani, designer et chef de projet multimédia, a permis d’agréger nos compétences et d’aller vers un développement rapide et structuré », commente Louai Djaffer.

L’aspect novateur du projet va faciliter son arrimage dans l’univers du web algérien, même si à l’époque, le concept parait un tant soit peu décalé. Cela permet néanmoins au pilote des opérations de prendre connaissance du contexte et d’effectuer la bonne manœuvre pour gagner la reconnaissance de ses clients - les candidats à la recherche d’opportunités de carrière et les entreprises en quête de talents. « Nos valeurs sont fortement liées à l’esprit dans lequel a été créé l’entreprise, c’est-à-dire le travail d’équipe, l’innovation et, avant toute chose, l’orientation de nos actions pour satisfaire les utilisateurs du site ». Et cela fonctionne si bien localement que Louai Djaffer n’envisage pas dans l’immédiat un développement hors des frontières de l’Algérie, même s’il reste attentif aux potentialités qui existent dans la région. Pour l’heure, le recrutement en ligne sur le territoire national est assez conséquent pour satisfaire aux besoins d’Emploitic.com.

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