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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 12:31

 

Une économie à moderniser

 

Paru dans African Business – Décembre 2012-Janvier 2013

 

 

 

100_1295.JPGEn dépit d’une volonté affichée de réformer l’environnement des affaires, le Tchad demeure peu attractif. 

 

Selon la Banque mondiale, des problèmes de gestion financière sont récurrents au Tchad depuis 2004 malgré l’apparition de la manne pétrolière, principal moteur de la croissance du Tchad. En effet, 35% des entreprises ont été confrontées à la corruption contre 25% dans l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. Le pays a d’ailleurs été classé 168e sur 182 Etats en matière de corruption par Transparency International en 2011. D’aucuns font également remarquer que les budgets exécutés ne sont pas toujours conformes à ceux qui ont été votés.

La Banque africaine de développement souligne toutefois que des progrès ont été réalisés en ce qui concerne la promotion des bonnes pratiques de gouvernance et le développement des infrastructures. L’institution financière a d’ailleurs appuyé le renforcement de la transparence et la responsabilisation dans la gestion des finances publiques, ainsi que l’amélioration de l’environnement pour le secteur privé. Mais, précise la BAD, le climat des affaires demeure peu attrayant.

De son côté, le gouvernement a réformé le Code d’investissement en adoptant en 2007 une loi conforme à la réglementation de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale. Il a aussi créé l’Agence nationale de promotion des investissements et des exportations (ANIE). Lydie Boka, directrice de StrategiCo., explique. « Le Code des investissements de 2008 offre des incitations aux sociétés étrangères, y compris une exemption fiscale de trois ans et le droit de rapatriement des bénéfices. Les étrangers peuvent exercer des activités, hormis dans le domaine de la sécurité. La création de l'ANIE, à la fin 2011, a permis de raccourcir les délais d'enregistrement des nouvelles entreprises à 72 heures, alors qu'il fallait auparavant compter plusieurs semaines. »

Mais pour l’heure, les investissements privés internationaux sont concentrés dans le secteur pétrolier. Des pays émergents financent, dans une proportion moindre, des infrastructures, des centrales électriques, des micro projets agricoles ou d’élevage ou encore la filière textile, comme c’est le cas d’un projet à Sarh qui bénéficie d’un financement indien.

 

Financements de gré à gré

Il reste encore du chemin à parcourir pour que le Tchad s’aligne sur les standards internationaux et pour inciter bailleurs de fonds et investisseurs à miser plus massivement sur la destination. A commencer par l’achèvement de l’initiative des Pays pauvres très endettés (PPTE) que le « pays de Toumaï » cherche à atteindre. « Depuis dix ans qu’il a souscrit au programme d’annulation de la dette, le point d’achèvement n’a pas été atteint alors qu’il était convenu avec le FMI qu’il le serait en trois années », fait remarquer un expert. Pour Lydie Boka, les défis au quotidien sont la bureaucratie, les problèmes d'approvisionnement en électricité et le manque de main d'œuvre qualifiée. En outre, le système judiciaire est faible, ce qui peut décourager les entrepreneurs. Des partenaires au développement constatent d’ailleurs que nombre de contentieux n’aboutissent pas à défaut d’un traitement par la justice locale.

L’opacité de certains investissements étrangers est également critiquée. La China Exim Bank a octroyé - à des conditions non précisées - une ligne de crédit de 2 milliards $ pour la construction d’un aéroport international à la périphérie de N’Djamena. D’autres investissements avec des partenaires « non-conventionnels » (comme la Chine, l’Inde et la Libye) s’inscrivent dans cette même logique d’investissement d’Etat à Etat, laquelle s’apparente plus à de la coopération bilatérale.  

 

 

Faibles progrès

En 2003, un nouveau cadre de politique économique, la Stratégie nationale de réduction de la pauvreté, a conduit aux réformes de la justice et des finances publiques ainsi qu’à la participation des acteurs non-étatiques au développement national. Un deuxième plan a suivi en 2005 pour accélérer les réformes en cours et améliorer le climat des affaires. Des tribunaux de commerce ont été installés pour traiter les affaires commerciales couvertes par les actes de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires.

Malgré ce train de mesures, le Tchad figurait à l’avant-dernière place (sur 183 pays) du rapport Doing Business de 2011, et il perd encore un point supplémentaire cette année. « La structure économique par secteur d’activités n’a pas beaucoup évolué, particulièrement en raison des faibles progrès enregistrés en matière de réformes structurelles des entreprises publiques et parapubliques, et à cause du déficit de création de nouvelles industries du fait d’un environnement peu attrayant », admet le ministère de l’Economie et du Plan.

 

 

 

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Published by Narame - dans TCHAD
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