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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
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  • : Journaliste Reporter. Diplômée en Sociologie et en Médiation interculturelle. Arabisante. | Courriel : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

Burkina Faso

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Paru dans African Business - Juin/Juillet 2012

 

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 13:41


L’Emir Abdelkader

Lumière dans la ville des Lumières

 

Lyon - 17 juin 2008

 


C’est sous les ors des Salons de l’Hôtel de Ville de Lyon que se sont déroulés les tapis pourpres de la cité aux deux fleuves.

Rhône et Saône ont soulevé un coin de l’écume mousseuse qui borde leurs rives et dispersé leurs brumes opaques pour célébrer le bicentenaire de la naissance de l’emblématique Emir Abdelkader, du Sultan d’Al Djazaïr, homme d’exception dont les hauts faits ont marqué les esprits, en France comme en Algérie, au Maroc comme en Syrie.

 

« Cher cousin d’Algérie,

Notre destin résulte d’une histoire, dont les heures difficiles se mêlent à celles plus fastueuses que nous célébrons ici, ce soir.

Nous commémorons aujourd’hui le bicentenaire de la nation algérienne à travers celui de la naissance du père de l’indépendance, dont l’œuvre est reconnue par la France.

L’Emir Abdelkader est le symbole de ce qu’il y a de meilleur chez l’homme.

Il était tout à la fois un croyant, mystique, théologien, musulman convaincu, défenseur de sa nation autant qu’ouvert sur le monde.

Il était ce pont entre l’Orient et l’Occident, entre ceux qui ont la foi et ceux qui ne l’ont pas.

L’homme a ouvert la voie vers une possible convergence.

L’instant que nous partageons est fort en émotion.

Choukrane. »

 

De Jean-Michel Daclin, Adjoint au Maire de Lyon,

à Abdelkrim Touahria, Consul général d’Algérie à Lyon

 

 

Nous commémorons un évènement d’une exceptionnelle importance : le bicentenaire de la naissance du père fondateur de l’Etat algérien, l’Emir Abdelkader, précurseur et visionnaire, symbole de la mémoire de l’Algérie, et de l’humanité toute entière.

Ce diplomate que nous célébrons dans cette ville, Lyon, dont il a foulé le sol, était un modèle hors du commun, dans le même temps poète, écrivain et humaniste.

Engagé dans une lutte pour l’indépendance de son pays, il n’en demanda pas moins le respect des prisonniers, bien avant les accords de Genève.

A Damas, lieu de son exil, il prit sous sa protection des Chrétiens maronites qu’il sauva du massacre. Il fut un trait d’union entre l’Orient et l’Occident.

« La vrai Nahda, la Renaissance, est celle d’un personnage comme l’Emir » dira de lui Jacques Berque.

 

Abdelkrim Touahria, Consul général d’Algérie de Lyon

 

 

« A Lyon, Capitale de la Gaule, l’Emir AbdelKader a marqué de son empreinte les mémoires. En 1852, il fut en effet l’invité de cette ville qui le convia à l’inauguration de la statut de la vierge dorée de Fourvière, alors qu’il s’acheminait pour Damas.

L’on se souvient également qu’il fut celui qui aida dans son entreprise de construction du Canal de Suez, Ferdinand de Lesseps. L’Emir savait en effet que le canal permettrait l’échange et le transfert de technologies autant que la communication.

Il fit sien trois principes philosophiques qu’il n’eut de cesse de mettre en oeuvre : un devoir envers la création, un devoir vis-à-vis de ses semblables et un effort sur soi-même. »

 

Cheikh Khaled Bentounes.

 

 

« En 1824/25, Abdelkader et son père, alors chef de la tariqa Qadiriya (qui contrôle au Maroc une région englobant le Rif jusqu’à Taza), partent pour Baghdad, passant par l’Egypte et le Caire. Ils s’entourent de conseillers en relations internationales, dont bon nombre de Juifs.

En 1830, le roi Charles X envoie les troupes françaises à Alger. Kader comprend que le Dar al Islam est envahi. Le titre de Sultan, Amir al Mouminin lui est accordé, en 1832. Il combat l’armée française, jusqu’à sa reddition.

S’ensuivent ses années de prison, à Toulouse, puis Pau, sa libération, enfin son exil à Damas où l’Emir organise le premier dialogue islamo-chrétien en sauvant les Chrétiens d’un massacre organisé par Druzes et musulmans. »

 

Bruno Etienne

 

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