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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 05:57

 

Fédérer les ressources,

Accroître les potentialités

 

Paru dans African Business – Juin-Juillet 2012

 

Trois ans après la signature du traité d’amitié et de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, Alassane Ouattara et Blaise Compaoré ont défini la feuille de route du partenariat économique en inscrivant à l’ordre du jour la réalisation de nombreux projets.

 

Au nombre des priorités figurent le développement transversal d’infrastructures de transport, du commerce et de l’agriculture, ainsi que l’interconnexion des réseaux électrique, des télécommunications et des TIC. L’axe Yamoussoukro-Ouagadougou va bénéficier de la mutualisation des ressources et des compétences.  

Pour faciliter les échanges, la circulation entre les deux pays va être fluidifiée via des infrastructures de transport plus performantes, à commencer par la réactivation du projet d’autoroute entre Yamoussoukro et Ouagadougou. Le Qatar a proposé d’accompagner la réalisation de ces travaux qui permettront de desservir cinq pays - Burkina Faso, Mali, Niger, Bénin et Côte d'Ivoire.

Le coût de la section ivoirienne - soit 700 km - équivalait à 1 500 milliards de FCFA. Les travaux de construction de l’autoroute du Nord avaient été lancés dès 2007, à la faveur d’un prêt de 3,7 milliards de F.CFA octroyé par le Fonds saoudien de développement (FSD), permettant de financer un tronçon sur l’axe Singrobo-Yamoussoukro. La Banque islamique de développement (BID) avait également apporté son soutien, ainsi que le Fonds koweitien pour le développement économique arabe, via une enveloppe d’environ 5,69 milliards de F.CFA. En décembre, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a attribué une ligne de financement pour la réalisation des études de faisabilité du prolongement du tronçon Yamoussoukro-Bouaké (110 km).

Côté burkinabè, le projet est au stade de l’étude et devrait débuter en 2015. La jonction entre Ouagadougou et Bobo Dioulasso, soit 400 km, serait alors réalisée à l’horizon 2020-2022, puis dans un deuxième temps, la connexion sur 200 kilomètres jusqu’à la frontière ivoirienne (Banfora-Niangoloko). L’autoroute facilitera la circulation des 3 millions de burkinabè qui résident en Côte d’Ivoire.

Le transport ferroviaire doit bénéficier des mêmes investissements. Les deux chefs d’Etat ont décidé de procéder à la réhabilitation du chemin de fer Abidjan-Ouagadougou et de se mettre en rapport avec le gouvernement nigérien en vue de son prolongement jusqu’à Niamey.

 

Vers l’interconnexion

Tout est mis en œuvre pour accroître l’interconnexion entre les deux pays, et à l’échelle de la sous-région. Le Niger, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Bénin vont investir dans les infrastructures de transport pour intensifier la coopération économique. «

 Le commerce des hydrocarbures va bénéficier du resserrement des liens entre les deux pays. A l’heure actuelle, sur 130 milliards de F.CFA de fournitures importées de Côte d’Ivoire par le Burkina Faso, 55% sont consacrés aux produits pétroliers (gasoil, super et fuel). Les efforts que déploie la Société nationale d’opérations pétrolières (Petroci) pour atteindre une production de 200 000 barils de brut/jour (contre 50 000 à ce jour), et constituer un hub du commerce des produits pétroliers de la sous-région, devraient alors profiter aux voisins du Nord. 

La Côte d’Ivoire va aussi pourvoir plus massivement - et de manière pérenne - à la fourniture en électricité au Burkina Faso, lui évitant ainsi les affres des délestages qu’il a subis durant la longue période de troubles. Plus largement, le pays veut mettre en œuvre une stratégie de développement du secteur de l’électricité en Afrique de l’Ouest, en commençant par le renforcement de ses capacités de production énergétique. Adama Toungara, ministre des Mines, du pétrole et de l’énergie, a annoncé l’acquisition, en 2012, d’une centrale thermique de 100 MW. Il est aussi question d’augmenter la puissance des centrales thermiques de la firme britannique Aggreko, et d’Azito. Cet équipement, qui utilise le gaz naturel national, deviendra le plus performant d’Afrique de l’Ouest d’ici à 2013. Pour assurer un approvisionnement optimal à la région, la Côte d’Ivoire souscrit avec plus d’efficience au Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa), une institution de la Cedeao.  

La communication aussi bénéficiera de la coopération ivoiro-burkinabè. Qu’il s’agisse des transferts de contenu par l’Internet, la téléphonie, la télévision ou par livraison postale, tout va être mis en œuvre pour faciliter les échanges. Dans le domaine des postes et des télécommunications, la Conférence a réitéré l’engagement des deux Etats à favoriser et à normaliser leurs collaborations.

Les ministres des Télécommunications des Etats membres de la Cedeao se sont d’ailleurs réunis à Yamoussoukro pour envisager la construction d’infrastructures régionales ainsi que d’un marché commun intégré des Télécommunications et des TIC. Il a été question de l’accès aux câbles sous-marins - d’Abidjan, Cotonou et Dakar - par les pays de l’hinterland, et de la réglementation des droits de passage pour la connexion à ces réseaux. Sur cet aspect, des accords bilatéraux sont préconisés. Ils concerneront directement le Burkina Faso qui est relié au câble à fibre optique Sat-3/Wasc/Safe, qui transite par Abidjan.

Le projet - concerté - de migration vers l’audiovisuel numérique ainsi que le développement des réseaux multimédias sont également programmé, et leur mise en service prévue avant 2015.

Dans bien d’autres domaines – agriculture, foncier rural, production minière, culture et tourisme, environnement, éducation, recherche scientifique – les termes de partenariats gagnant-gagnant ont été définis afin que les deux pays aboutissent dans leur volonté réciproque de mutualiser leur richesse pour accélérer le progrès économique et social.


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