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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 09:17

 

L'équipe du Premier ministre

Luc Adolphe Tiao en question 

 

Paru dans Les Afriques -  du 12 au 18 mai 2011

 

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Pour ramener la paix sociale, restaurer l’autorité de l’Etat et soutenir la croissance économique du Burkina Faso, des mesures ont été prises par le président Blaise Compaoré, parmi lesquelles l’amélioration de la gouvernance politique, économique et administrative. 

Un nouveau gouvernement a été constitué le 21 avril par le Premier ministre Luc Adolphe Tiao. Tout juste nommés, les 29 ministres sont d’ores et déjà à pied d’œuvre pour trouver des solutions à la crise qui secoue le Burkina Faso. Ceux qui sont maintenus dans leurs fonctions renforcent leurs actions en faveur de l’amélioration du climat social. Parmi ces personnalités de premier rang, on retrouve Bongnessan Arsène Yé, devenu ministre d’Etat chargé des relations avec le Parlement et des Réformes politiques, ainsi que Lucien Marie Noël Bembamba à l’Economie et aux finances.

Yipènè Djibril Bassolé, qui avait été ministre de la Sécurité  de 2000 à 2007 puis médiateur conjoint ONU-Union africaine pour le Darfour, réintègre le gouvernement en qualité de ministre des Affaires étrangères et de la coopération régionale. Laurent Sédogo conserve l’Agriculture et l’Hydraulique, et Gilbert Noël Ouédraogo revient au Ministère des Transports, avec, en sus, les Postes et l’économie numérique. Soungalo Appolinaire Ouattara qui reprend la direction de la Fonction publique et hérite du ministère du Travail et de la sécurité sociale, a déclaré à l’issue de son installation vouloir « travailler sur la réforme administrative pour que la fonction publique puisse être efficace », et qu’il fallait « permettre à toutes les structures administratives de pouvoir soutenir la production aussi bien au niveau du public que du privé. ». Trois ministres délégués de l’ancien gouvernement sont toujours en poste, au nombre desquels François Marie Didier Zoundi au Budget, et Toussaint Abel Coulibaly aux Collectivités territoriales. 

La plupart des ministres qui avaient fait leur entrée - ou leur retour - sur la scène politique en janvier 2011, dans le précédent gouvernement Zongo, conservent leurs attributions. Il s’agit de Jérôme Traoré au Ministère de la Justice, qui cumule également la Promotion des droits humains. Ce dernier a précisé que la fusion des deux départements ministériels s’inscrit dans un contexte particulier marqué par la remise en cause des institutions républicaines, des acquis en matière de civisme et du respect des biens publics. Il s’agit, a-t-il souligné, « d’allier désormais la promotion des droits humains à leur protection ».

Jérôme Bougouma est également reconduit au Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, et hérite, en sus, du portefeuille de la Sécurité. Ministre du Travail et de la sécurité sociale de 2006 à 2010, il a été l’instigateur de négociation avec les syndicats, notamment en 2008 lors d’un mouvement de grève des salariés contre la vie chère.

Lamoussa Salif Kaboré conserve le Ministère des mines, des carrières et de l’énergie, et Patiendé Arthur Kafando celui de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.

Baba Hama est promu ministre de la Culture et du tourisme, et le professeur Gnissa Isaïe Konaté poursuit à la Recherche scientifique et à l’innovation.

 

Nouveaux entrants

Près de la moitié du gouvernement est constitué de nouveaux entrants. A la Communication, Alain Edouard Traoré, diplomate de formation, devient le Porte-parole du gouvernement. Yacouba Barry, secrétaire général du gouvernement sortant, est à présent ministre de l'Habitat et de l’Urbanisme et Jean Bertin Ouédraogo, ancien directeur régional de campagne présidentielle du Centre-sud, prend ses fonctions aux Infrastructures et au Désenclavement. Le professeur Albert Ouédraogo, de l’Université de Ouagadougou, est nommé à la tête du ministère des Enseignements secondaire et supérieur. Il a dit souhaiter recevoir les conseils des uns et des autres pour que l’enseignement « sorte du marasme dans lequel il est entré, surtout concernant les universités ».

Au Ministère de la santé, c’est Adama Traoré, secrétaire général du ministre sortant, qui prend le témoin. Le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation est à présent aux commandes de Koumba Boly-Barry, l’une des trois femmes à siéger au gouvernement, avec Nestorine Sangaré-Compaoré à la Promotion de la femme ainsi qu’avec Clémence Traoré-Somé, économiste gestionnaire, nommée à l’Action sociale et à la Solidarité nationale. Le professeur Jean Coulidiaty, président de l'université de Ouagadougou, prend en charge l’Environnement et le développement durable. Achille Marie Joseph Tapsoba succède à Justin Koutaba au Ministère de la jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi. Lors de la passation de témoin, l’ancien ministre a reconnu que ces dossiers étaient « deux domaines délicats, de priorité, de grande préoccupations », où beaucoup a été fait mais où beaucoup reste à faire. La bataille contre le chômage – en particulier celui des jeunes -  reste donc un combat de premier ordre dans ce gouvernement. 

 

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