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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 12:44

 

Un blason à redorer

 

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Paru dans Jeune Afrique – 30 octobre au 12 octobre

 

Illettrisme, décrochage précoce, émigration étudiante... Pour remédier à ces problèmes, un programme quinquennal doit enrichir l'offre éducative à tous les niveaux de l'enseignement.

 

Quand le professeur Albert Ouédraogo a été nommé à la tête du ministère des Enseignements secondaire et supérieur dans le gouvernement de Luc Adolphe Tiao, en avril, il a dit souhaiter sortir l’enseignement– et les universités en particulier - du marasme dans lequel elle était entré. La situation est en effet problématique. Les deux tiers de la population ne sont pas alphabétisés. Le Programme national d’accélération de l’alphabétisation (Pronaa) 2011-2015 fait état du déficit en la matière. Le décrochage scolaire est important (plus de la moitié des élèves en primaire), l’accès au secondaire limité… sans parler du supérieur. « Sur 100 élèves du primaire, 25 accèdent au secondaire et un seul parvient à l'université », souligne l’université de Ouagadougou. 

En outre, certains diplômés de l’enseignement supérieur burkinabè connaissent plus de difficultés à l’embauche que ceux formés au Maroc, en Algérie ou au Sénégal. Ceux qui ont étudié en Europe ou en Amérique sont encore mieux lotis. Un chef d’entreprise explique. « Dans des domaines comme l’environnement, le BTP, l’industrie, la comptabilité, les services bancaires ou les assurances,  les sociétés internationales vont rechercher l’expertise de ceux qui ont été formés en France ou en Occident, ou de ceux qui sont diplômés des écoles internationales implantées au Burkina ». Ces dernières disposent d’infrastructures pédagogiques et de recherche performantes mais les frais de scolarité sont en revanche élevés.

 

Grèves. C’est le cas de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2IE), à Ouagadougou, qui forme des ingénieurs hydrauliques. Pour obtenir le précieux sésame de cet établissement qui délivre des titres reconnus dans l’espace européen, il faut compter pas moins de 7 000 euros pour les deux années de master. Malgré un système de bourse, ce sont les plus nantis qui ont accès à l’excellence. Ils peuvent alors effectuer leurs études localement, sans craindre la dépréciation de leur diplôme, ni même les grèves, comme celles qui ont émaillé les cours l’année dernière.

En dépit de cela, les efforts sont soutenus pour améliorer la situation dans les universités burkinabè. Dans le privé, les effectifs augmentent. Ainsi, l’Unité universitaire de Bobo-Dioulasso – membre du réseau de l’Université catholique d’Afrique de l’Ouest (Ucao), qui accueillait seulement 33 étudiants à son ouverture en 2005, totalisait 1 400 inscrits en 2010-2011. A Ouahigouya, Fada N’Gourma, de nouveaux centres universitaires publics ont ouvert en 2010 dans le cadre de la décentralisation, et un autre doit suivre à Gaoua. Dans la capitale, le retard pris sur le programme d’enseignement, à cause des manifestations du printemps dernier, a été rattrapé cet été.

 

Faibles moyens. Mais les moyens pédagogiques restent en deçà des espérances. « Le matériel manque et les travaux pratiques dans les laboratoires sont limités », constate un chercheur en biologie appliquée, même s’il reconnaît que certaines filières (la biologie, l’écologie, la géologie avec l’essor du secteur minier) sont mieux dotées.

La même mobilisation a lieu du côté de l’enseignement professionnel où les pouvoirs publics interviennent pour remédier à l’évasion scolaire. Un projet récemment mis en œuvre va permettre à plus de 6 000 jeunes de 13 à 18 ans d’intégrer un plan de formation dans les métiers des mines. L’objectif est de rescolariser celles et ceux qui ont décroché du système scolaire dès le CM2 pour s’employer sur les sites d’orpaillage…  


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