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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 08:50

 

Les Grands évènements

AFRIQUE/BURKINA FASO

 

11_2_4b3c8457e0e79.gifCarrefour de l’Afrique de l’Ouest   

  

Paru dans African Business

Le magazine des dirigeants africains

N°10 – Mai/Juin 2010

 

La Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso organise Africallia, le Forum ouest-africain de développement des entreprises. C’est la première convention d’affaires multisectorielle d’une telle envergure sur le territoire.

 

Plus qu’un événement, c’est un formidable challenge pour cette nation membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine qui a opté pour un système fondé sur le principe de la libre entreprise en 1991, et s’est dotée, à cette occasion, d’une réglementation attractive pour les investisseurs.

 Les réformes nécessaires ont ainsi été menées pour créer un environnement d’affaires plus incitatif et amorcer une croissance économique vertueuse. C’est dans cette perspective que s’inscrit le Forum Africallia. 

« C’est une opportunité pour les PME et PMI de développer leur marché en nouant des partenariats d’affaires avec des multinationales et de grands groupes.  Cent quatre-vingt-dix entreprises issues de l’Uemoa ainsi que d’autres venant du Maroc, de Tunisie, d’Inde, du Canada, de France, de Belgique et probablement des pays d’Amérique Latine, seront présentes » confirme David Saavedra, directeur d’Africainformarket.

 

Vers une société de développement solidaire

Conscient des enjeux autour de l’internationalisation de son économie et soucieux de poursuivre l’édification d’une société de développement solidaire, le Burkina Faso accroît sans relâche ses potentialités pour optimiser ses ressources. Avec un taux de croissance de 5,2 % en 2008, le pays construit une économie performante et innovante dont l'objectif à l’horizon 2015 est de relever de 4 à 5 % le niveau du PIB par habitant (estimé à 480 $ per capita en 2008) en améliorant la compétitivité du secteur privé.

Il s’emploie à la promotion de l’agriculture - qui comptait pour 34,1 % de parts du PIB en 2008 -, à celle de l’industrie (26,5 %) et des services (39,3 %). L’artisanat qui est le deuxième poste pourvoyeur d’emplois après l’agriculture et l’élevage, avec 9000 000 actifs, fait aussi partie des priorités. Il en est de même pour le tourisme, un secteur en pleine expansion qui occupe la 5e position dans l’espace sous-régional, avec 300 000 entrées sur le territoire en 2009, réparties entre tourisme d’affaires et de congrès et tourisme d’agrément.

S’agissant des principaux produits d’exportation, c’est l’or qui tient le haut du pavé, depuis le début de l’année 2010. Quant au coton, il constitue plus de la moitié du revenu annuel, ce qui lui confère une place de chef de file de la production en Afrique. Les autres ressources proviennent des produits d’élevage et de ceux de l’agriculture.

Le secteur primaire contribue, en effet, pour une large part aux richesses produites sur le territoire. Les créneaux porteurs sont les fruits et légumes (haricots vert, gombos, fraises, mangues) et les oléagineux (karité, sésame, noix de cajou). Il est à noter que le Burkina Faso est l’un des principaux producteurs mondiaux de karité, avec 40 000 à 80 000 tonnes d'amandes produites annuellement. Sont également cultivées des céréales et des légumineuses dont le sorgho, le mil, le mais et le riz. Ces résultats satisfaisants incitent le gouvernement à intensifier de 5 à 10 % par an la production agricole en modernisant les systèmes productifs et en généralisant la petite irrigation.

Parmi les grandes branches industrielles figure l’industrie minière, et en particulier l’industrie aurifère. C’est l’autre levier du développement économique. La production d’or a atteint plus de 11 tonnes en 2009, soit plus du double qu’en 2008 (5,5 tonnes). En outre, le pays dispose de quantité de ressources minérales, dont des gemmes et des métaux (diamant, manganèse, nickel, cuivre, plomb, zinc, aluminium…), des substances non métalliques (phosphates, matériaux calcaires, sables siliceux…) ou encore des substances énergétiques non encore exploitées telles l’uranium, la tourbe et les schistes graphiteux. 

Tout ceci est de nature à conforter les ambitions de ce pays qui met tous les atouts de son côté pour consolider ses positions et prendre un nouvel élan. « Le secteur productif, notamment l’agriculture dont dépend la large majorité de la population, est en train de vaincre progressivement toutes les précarités et de s’installer dans une logique d’autosuffisance. Les secteurs de soutien à la production, les aménagements hydro-agricoles, les infrastructures de désenclavement et l’énergie ont considérablement renforcé leur niveau général d’équipement. La modernisation des plateformes a conforté le Burkina Faso dans sa vocation de pays-carrefour de l’Afrique de l’Ouest » attestait le  président de la République, Blaise Compaoré, dans le programme du quinquennat 2005-2010.

 

   15 agric2.jpg 205-1.jpg

 

De substantielles avancées

Pour soutenir cette orientation, il a été décidé d’intensifier les exportations dans les secteurs compétitifs (coton, oléagineux, fruits et légumes, bétail et viande, artisanat) et de renforcer, parallèlement, l’industrie locale de transformation afin de gagner des points de croissance et  de réduire ainsi la facture des importations. La relance, dans le même temps, du bâtiment et des travaux publics, des télécommunications et des métiers liés aux technologies de l’information et de la communication, est également à l’ordre du jour.

Sur ce plan, de substantielles avancées ont été constatées depuis l’indépendance dont le pays célèbre, cette année 2010, le cinquantenaire. En 1960, la puissance publique ne disposait pas de ressources nationales et elle a dû pallier la faiblesse du secteur privé. Le redressement économique et financier a permis la constitution des bases de l’économie du Burkina Faso. Après la crise économique des années 1980, il a fallu procéder à un ajustement structurel, dès le début des années 1990. Des réformes économiques, soutenues par les institutions de Bretton Woods, ont été entreprises, mais elles n’ont, hélas, pas permis de réaliser les performances économiques escomptées, ni d’améliorer de manière significative le niveau de vie des populations. « Les indicateurs sociaux du Burkina Faso sont parmi les plus faibles du monde et de la sous-région » indiquait en effet le ministère de l’Economie et des Finances, dans l’Etude rétrospective macro-économique publiée en 2001.

Pour autant, les institutions et la société civile n’ont pas baissé la garde. Bien au contraire. Elles s’activent à inverser la tendance en stimulant l’investissement et l’initiative privée, de sorte à accroître la compétitivité de l’économie nationale.

La stratégie nationale a alors consisté à créer un cadre plus favorable en améliorant à cet effet la coordination entre production, transformation et commercialisation. L’intention est de mettre en œuvre une politique volontaire de soutien aux PME/PMI et à l’investissement, de sorte que la production gagne en valeur ajoutée.

L’Etat encourage ainsi l’émergence d’unités industrielles et semi-industrielles de transformation des produits de l’agriculture, de l’élevage, des fruits et des légumes, ainsi que les micro-entreprises et les coopératives, à l’instar de ce qui se fait d’ores et déjà pour le conditionnement du beurre de karité. Il accorde également une attention particulière au développement d’une industrie textile diversifiée, ceci dans l’intention de réduire la vulnérabilité de la filière coton aux fluctuations mondiales des cours.

Des mesures incitatrices sont ainsi prises pour organiser le secteur qui comprend les segments filature, teinture, tissage et impression. L’industrie touristique bénéficie quant à elle d’un vaste programme de promotion caractérisé par l’accroissement des infrastructures hôtelières et touristiques, et de celles dédiées à la partie MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions).

En ce sens, le Forum ouest-africain de développement des entreprises impulsé par "le pays des hommes intègres", constitue une opportunité de taille pour l’économie du Burkina Faso.

C’est aussi une occasion pour les entreprises étrangères d’investir dans des projets commerciaux et industriels au moment où la croissance des économies du Nord baisse pavillon.

Comme le font remarquer Martin Yelkouni, économiste, secrétaire général adjoint de la Chambre de commerce France-Burkina Faso et Thierry Simporé, trésorier adjoint, « les PME/PMI sont en capacité de créer une dynamique de développement de partenariats gagnant-gagnant. Elles permettent de conserver des emplois en France et d’en créer au Burkina Faso, et ce, dans quantité de domaines : l’industrie de transformation agro-alimentaire, le secteur de l’eau et de l’énergie ainsi que celui des technologies de l’information et de la communication qui est, au demeurant, un important gisement de création d’emplois ».

A 5 heures 30 de vol de Paris, le Burkina Faso n’est assurément pas loin. Il est desservi par Air Burkina et diverses compagnies continentales et européennes qui assurent les liaisons régulières avec les capitales étrangères. Il en est de même pour les infrastructures routières, tant sur le plan de la circulation entre les différents pôles économiques en interne, qu’à destination des six pays frontaliers membres de l’Uemoa.

A cela s'ajoute la navigation via la connexion Internet qui facilite grandement le transfert –en temps réel– des informations et facilite en conséquence les partenariats interentreprises.

 

 

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