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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 08:47

 

« Le secteur bancaire en Algérie est en croissance »

 

A Alger, Décembre 2010 

  

Algerie-SITEV-Decembre-2010-070_r1.jpgLe point sur le secteur bancaire en Algérie, avec l’interview d’Abderramane Benkhalfa, délégué général de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (A.B.E.F), l’interface de la profession avec le monde et les centres de business.

 

Qu’en est-il du marché bancaire en Algérie ?

C’est un marché en évolution, doté d’un potentiel important, et qui se déploie, après les années difficiles qu’a connues le pays. Dans les prochaines années, d’ici à 2012-2016, l’Algérie va connaître le même développement qui a opéré au Portugal et en Espagne, dans les années 1990.

S’agissant de la composition du secteur bancaire, il est constitué d’une trentaine d’établissements bancaires et financiers, qui sont à 85 % concentrés dans les grands réseaux publics, lesquels comptent six banques : Banque nationale d’Algérie (BNA) ; Crédit populaire d'Algérie (CPA) ; Banque de développement local (BDL) ; Banque extérieure d'Algérie (BEA) ; Banque algérienne de développement (BAD) et Caisse nationale d'épargne et de prévoyance (CNEP). A cela s’ajoutent dix-sept banques en forte croissance, réparties en trois groupes. Le plus fort réseau est européen. Il comprend Société générale, BNP, Natixis et Calyon. Viennent ensuite les Anglo-saxonnes (Citibank et HSBC) qui investissent dans les hydrocarbures. Puis succèdent les banques arabes, parmi lesquelles Banque Al Baraka, Arab banking Corporation Algérie, Algeria Gulf Bank (AGB), Housing bank for trade and finance et TrustBank Algeria.

La caractéristique des banques en Algérie est d’être dédiée aux entreprises. Pour preuve, plus de 33 milliards € en encours crédits ont été dégagés en leur faveur, en 2010, soit 88 %  à 90 % du montant total. 

 

Quels sont les secteurs d’activités en tension ?

Les hydrocarbures et dérivés sont sans conteste les plus dynamiques. Le secteur des services - et particulièrement celui afférents aux banques - est émergent. C’est l’un des domaines où le gap est important. Nous disposons aujourd’hui de 1 500 points bancaires, ce qui correspond à un guichet pour une population de 24 000 personnes. Dans dix ans, le nombre d’agences bancaires aura doublé, avec un point bancaire pour 10 000 personnes. Le transport et la téléphonie sont aussi des secteurs émergents à ne pas négliger. Quant à l’immobilier, il présente des risques mais il est néanmoins très porteur, tandis que l’agro-industrie et les industries de transformation sont des secteurs difficiles.

 

Comment les banques algériennes perçoivent-elles, en particulier, le secteur du tourisme ?

C’est un secteur sensible, vulnérable, mais qui a une bonne vibration, et auquel nous accordons une considération importante, à condition que le niveau de maitrise du projet soit élevé et sa viabilité garantie. Les banques financent en effet les bonnes affaires et travaillent sur la profitabilité des projets touristiques. En conséquence, il est attendu qu’ils soient défendus par des équipes de direction travaillant en synergie avec les différents opérateurs, et que ces manageurs soient entourés de compétences, ce dont nous ne manquons pas avec l’important gisement de jeunes dont dispose le pays. De même, il faut s’assurer – via une campagne de marketing - de la visibilité des produits touristiques auprès des usagers.

 

 

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