Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
  • Contact

LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

Lire la suite.

Recherche

LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 13:21

 

L’Algérie célèbre l’art et la culture de l’Afrique

 

 

Début du deuxième acte
Avec, en préambule, le jazz de la Nouvelle Orléans, ses claquettes et
les balais, des balayeurs, du métro, ou d’ailleurs…

 



Autre tableau, mêlant tambours du Bronx et musique électronique. Expression contemporaine de ce melting pot dont on se plait à croire qu’il prévaudra, et qui, pour l’heure, enflamme la scène. Et la salle aussi !
Arrivée, enfin, des divas, enchanteresses dont les prouesses vocales font basculer l’auditoire : Warda el-Djazairia, l’astre de l’Algérie dans le monde arabe,




Puis Cesarea Evora, qui remonte lentement sur la scène, faisant chalouper les cœurs.





Place au Gun Boots sud africain de Johannesburg pour le bouquet final, et à Youssou N’Dour, griot du Sénégal. Dans le même temps, des slogans de propagande vantent les mérites de la « croissance », du « progrès », de « l’investissement », de « l’énergie » ou des « minerais ».





Toute l’Afrique continentale, mais aussi celle d’Europe et d’Amérique, se réunira au final dans un grand ensemble chorégraphié, où s’intègreront les visages diaphanes des autres cultures de ce nouveau monde.

___________________________________________________________________

Khalida Toumi, Ministre de la Culture, depuis 2002, est celle par qui le Festival Culturel Panafricain d’Alger a eu lieu et a connu telle réussite, quarante ans après l’édition de 1969. Portrait de cette passionaria qui a fait la démonstration au monde que l’Africain n’avait jamais quitté la scène, qu’il l’avait bien au contraire investi sans relâche de toutes ses ardeurs et de sa ferveur, en choisissant le moment opportun pour exposer ses ambitions…


Khalida Toumi« La réussite du Festival Culturel Panafricain d’Alger est à imputer aux Etats membres de l’Union Africaine que nous remercions d’avoir fait confiance à l’Algérie ».

Présente à chaque instant, en chaque lieu, attentive à chacun d’entre ses collaborateurs et de ses hôtes, dans cette même attitude de respectueuse considération pour tous les créateurs de culture africaine, Khalida Toumi n’a eu de cesse de rappeler ce que l’Algérie et l’Afrique devaient à tous ces talents, à la sagesse des ainés et au génie de sa jeunesse.

« Littérature, cinéma, théâtre, danse, musique, arts visuels, mode, patrimoine et artisanat, rien n’a été négligé, tout a été intégré pour faire de cet immense rassemblement le plus grand hommage jamais rendu aux arts et à la culture de notre continent comme pour redémarrer et faire renaître des espérances en ce début de millénaire, comme pour allumer un siècle africain. »

 

 

 

 

Panaf 1969… 40 ans déjà !


« Que sont devenus tous ces personnages qui composaient l’élite de pays qui émergeaient, meurtris, des limbes coloniaux et se reconstruisaient ? Seront-ils parmi les hôtes illustres que la Ville blanche recevra ? »


Quarante ans après la première édition du Panaf', en 1969, l’année de la folle épopée d’Appolo 9 et des premiers pas sur la lune… Alger a de nouveau été le théâtre de cet extraordinaire évènement. 

Slimane Mohamed fut le grand témoin du premier Festival Panafricain de 1969. Aujourd’hui, l’homme de 74 ans n’a rien perdu de sa flamme d’antan. Lorsqu’il évoque ses souvenirs d’il y a quarante ans, c’est avec l’émotion dans la voix. Ce fut en effet une époque qui marqua la fin de la domination coloniale en Afrique. Il se souvient du bonheur d’avoir été témoin de cet extraordinaire événement, avec une affiche prestigieuse et notamment Myriam Makeba, Archi sheep, et Nina Simone ! Il se souvient aussi des douloureux épisodes qui émaillèrent sa jeunesse. Il avait vingt ans durant les années où l’Algérie dû lutter âprement et vaillamment contre le colonisateur français pour recouvrer son indépendance…

 


 

 

Colloque international « Frantz Fanon »


« Plus d’un demi siècle après la parution de la première œuvre de Frantz Fanon étayée peu après par Les damnés de la terre (1962), il importe d’en apprécier l’impacte et la portée. Depuis cette date jalonnée par une succession d’évènements de portée hautement historique, a l’instar de Little Rock aux USA ayant officialisé la mixité raciale à l’école en 1954, et dans la foulée la reconfiguration de la carte politique du continent africain avec l’élimination de l’apartheid (1991) et présentement l’élection aux USA du premier président de couleur, Barack Obama, et son investiture solennellement le 20 janvier 2009, s’achemine-t-on réellement vers une réelle humanisation des rapports demeurés entachés par de nombreuses discriminations héritées de ces siècles noirs de l’humanité ? »

Pr Djilali Sari

 

 

 

 

Amazigh Kateb

Riadh El Fath - 9 juillet


Quelle est belle la jeunesse algérienne !
Il est venu pour vous ce soir,
Il porte le nom d’un grand : Kateb !
Ses textes sont exceptionnels, sa musique aussi…
Amazigh Kateb !! »


                     

Photo-018.jpg  Photo 023  Photo 020

 

« Bonjour Alger, Bonjour ma vie et  vous, mes désespoirs. Me voici là debout où dormait mon front fier. Bonjour ma vie, bonjour mes vieux copains. »

Etoile du Che arboré sur son bleu de Chine, Amazigh Kateb salue la foule : « Azoul ! Salam Alikoum ! » Et plus de deux heures durant, il ne quittera pas la scène, communiant cœur et âme avec ce public massivement venu de tout Alger pour goûter de ces moments d’exception.

 

 

 

 

Epilogue…


« Je suis heureux de faire ce retour, moi l’Algérien qui revient par cette porte-là,
durant le Festival Panafricain.
Quelque chose de l’ordre du sensible se produit ici pour signifier l’africanité de l’Algérie,
et regarder ainsi vers le Sud.»


Yahia Belaskri, journaliste et écrivain,
en résidence d’écriture durant le Festival Panafricain.

 

 

Algérie 4 juillet 022

Partager cet article

commentaires