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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 09:04

 

Des sociétés XXL

 

Paru dans Arabies – Novembre 2011

 

100_1577.JPGPar leur solidité et leurs belles performances, certaines entreprises algériennes, publiques ou privées, contribuent à relancer l’économie nationale. Focus…

 

Sur tous les segments – agroalimentaire, équipements automobile, industrie pharmaceutique, BTP -, la compétitivité des firmes algériennes ne cesse de croître dans un marché en plein développement. Pour une bonne part, le crédit en revient à une politique gouvernementale volontariste qui les encourage à se montrer dynamiques pour mieux développer l’économie nationale. Ce que souligne Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (AbefF). « L’Etat soutient l’activité de production en atténuant les charges des entreprises. » Cette mesure est d’autant plus intéressante que le gouvernement lance, en parallèle, des fonds d’investissement destinés à financer le développement des entreprises. Depuis deux ans, le secteur financier entre ainsi dans leur capital comme actionnaire, via ces sociétés de capital-investissement.

Dans ce pays aux ressources considérables, il était indispensable d’intensifier la croissance en s’appuyant sur le tissu entrepreneurial et en stimulant son essor. L’Etat a alors investi dans les infrastructures pour assurer la viabilité économique. Il a densifié le réseau de routes et de voies ferrées, développé le transport aérien. A tel point que les nombreux aéroports concurrencent aujourd’hui en Algérie les déplacements terrestres !

 

Fibre optique. Les autoroutes de la communication n’ont pas davantage été négligées. Le territoire a été raccordé in extenso en fibre optique et relié au reste du monde par voie satellitaire. Des confins du Sahara jusqu’aux montagnes du Djurdjura, l’entrepreneur algérien peut suivre ses affaires et transférer des données commerciales ou financières en quelques clics.

Pour ses partenaires européens comme pour ceux de l’Afrique subsaharienne, l’Algérie est une plate-forme d’entrée qui relie le Vieux continent à l’Afrique. Cette position géostratégique est confortée par un investissement pérenne et massif de ceux qui contribuent à la richesse du pays : les grands acteurs de l’économie.

Certains sont si connus qu’à leur patronyme est aussitôt associé l’entreprise ou le produit qui leur correspond. Haddad, Zetchi, Mehri, Othmani, Hasnaoui.

Mais outre ces géants du secteur privé, certains groupes industriels publics sont eux aussi passés à la postérité. Et la Sonatrach en est le leader incontesté.

Véritable locomotive économique du pays, voire du continent, ce poids lourd du secteur pétrolier est incontournable. Son, siège, à Oran, renseigne sur les capacités du titan. « Sonatrach est la plus importante compagnie d’hydrocarbures en Algérie et en Afrique. Elle intervient dans l’exploration, la production, le transport par canalisations, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures et de leurs dérivés », peut-on lire sur leur site.

La compagnie pétrolière peut notamment revendiquer plus de 56 milliards de dollars d'exportations en 2010, ce qui la hisse au 12e rang du classement mondial des plus importantes sociétés pétrolières. Sonatrach s’affiche également dans le peloton de tête des exportateurs de GNL (4e), GPL (3e) et de gaz naturel (5e).

Nommé P-DG en 2010, Nordine Cherouati préside aux destinés de cette entreprise publique fondée en 1963. Autour de lui s’agrègent un réseau de filiales et de partenaires étrangers qui exploitent les énergies fossiles algériennes, notamment pour alimenter l’Europe (Espagne, France, Grande-Bretagne…) et la Corée du Sud.

Sonatrach s’implique aussi dans des projets de production et de transport d’hydrocarbures au Pérou ainsi qu’au Nigeria, où il opère via le Trans Saharan Gas Pipeline (TSGP), dans le cadre du Nouveau partenariat de développement de l’Afrique (Nepad pour New Partnership for Africa’s Development). Ce gazoduc doit acheminer le gaz nigérian vers les marchés européens en passant par le Niger et l’Algérie avant d’emprunter un conduit sous-marin en Méditerranée. Soit 4200 kms pour transporter 18 à 20 milliards m3 de gaz naturel…

La compagnie pétrolière algérienne intervient également en Egypte aux côtés du groupe norvégien StatoilHydro, sur un projet de forage. Au Mali, elle est positionnée dans la recherche et l’exploitation, en joint venture avec ENI (Italie) et Baraka Petroleum Ltd (Australie).

La Sonatrach est tout aussi impliquée en Europe, où elle possède, entre autres participations, 25% dans des centrales électriques au Portugal. Elle fournit aussi 1 milliard de mètres cubes de gaz au marché français, via le terminal GNL de Montoir, en Bretagne.  

 

Leader du générique. Autre fleuron de l’économie nationale, Saidal opère dans l’industrie pharmaceutique, où il est leader du marché des génériques pour les pathologies telles que le diabète et l’hypertension artérielle. « Nous travaillons à la régulation de la production en assurant la disponibilité et l’accessibilité, aux prix les plus bas,  de 180 médicaments qui couvrent 20 classes thérapeutiques », souligne P-DG, Boumediene Derkaoui.

L’activité de l’opérateur pharmaceutique est ventilée sur 13 sites de production et va prochainement se redéployer avec 6 nouvelles unités, un centre de recherche et développement (R&D) ainsi qu’un laboratoire de bioéquivalence. Autant d’ajouts qui viendront renforcer la capacité de production, avec l’objectif d’accroître une part de marché – actuellement fixée à 7% - qui devrait couvrir le quart des besoins du pays en 2014.

Plus de 4 000 salariés, dont 1 300 cadres, travaillent pour ce donneur d’ordre dont le chiffre d’affaires a été de 11,5 milliards de dinars (160 millions de dollars) en 2010.

Il y a également fort longtemps que le groupe industriel Cevital a pignon sur rue. Exactement quarante ans, depuis 1971.

Capitaine de ce vaisseau industriel, Issad Rebrab a commencé par prendre une participation dans une petite entreprise de métallerie. Le voilà aujourd’hui à la tête d’un empire dont la croissance annuelle est de 50% depuis 1999… A lui, l’agro-industrie, la distribution automobile, la construction, l’immobilier, la presse, le transport maritime, la fabrication de verre, la grande distribution...

Premier exportateur hors hydrocarbure du pays, Cevital a réalisé un chiffre d’affaires de 2 milliards dollars en 2009 et compte pas moins de 12 000 collaborateurs. En tête de ses revenus, l’agroalimentaire (60% du chiffre d’affaires), qui fournit le marché national en produits de consommation de base, notamment en huile, margarine et sucre.

Pour la partie automobile, on trouve Omar Rebrab, directeur général de Hyundai Motor Algérie (HMA). Cette filiale de Cevital enregistre elle aussi de bons résultats, avec 30 000 véhicules commercialisés en l’espace de huit mois. HMA négocie à présent la reprise de la marque Fiat en Algérie. Aujourd’hui, c’est Malik, le fils Rebrab, qui a repris les commandes.

 

Stratégie nationale. Tout aussi incontournable est Algérie Télécom, principal acteur de la stratégie nationale de généralisation des Technologies de l’information et de la communication (TIC).  Arrivé depuis peu, le nouveau patron de cette société publique, El-Hachemi Belhamdi, annonce un investissement de 80 milliards de dinars pour consolider et la moderniser le réseau. Soit 15 000 kilomètres de fibre optique dernière génération pour proposer le service triple play (téléphonie, Internet haut débit et télévision numérique terrestre) au plus grand nombre d’abonnés.

La construction a aussi ses têtes de gondole, a fortiori avec le projet d’un million de nouveaux logements, programmé par l’Etat dans le cadre du plan quinquennal 2009-2014. Mobilart en fait partie. Cette entreprise familiale a acquis une réputation de qualité et de sérieux dans le métier en respectant les délais et en améliorant la qualité des produits.

Professeur d’économie, Abdellatif Benachenhou revient sur les clés de cette belle réussite : « A partir de 1994, l’entreprise gagne de nombreux marchés dans la menuiserie industrielle en équipant notamment les sièges de Sonatrach et du ministère des Affaires étrangères. Pour conforter sa position, elle se lance dans la construction et réalise 1 500 logements pour l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) d’Oran. Mobilart s’équipe valablement en matériels de tous types et dépense à cet effet 450 millions de dinars... ».

Tout cela lui vaut notamment d’être à ce jour promoteur de Bahia Center, un complexe immobilier de standing qui surplombe la baie d’Oran.

216_1609.JPGLe groupe Cosider intervient aussi dans le Bâtiment, les travaux publics et l’hydraulique (BTPH), où il occupe la première place en Algérie et la cinquième sur le continent. A son palmarès figurent des milliers  de  kilomètres de  routes, autoroutes, gazoducs et d’oléoducs, mais aussi des  dizaines  d’ouvrages  d’art,  des  barrages  hydrauliques,  des aéroports, ainsi que des dizaines de milliers de logements. On lui doit aussi la faculté des Sciences de l'information et de la communication (SIC) de Hydra, deux sections du Métro d'Alger et le transfert d'eau In Salah-Tamanrasset. Les entreprises algériennes sont capables de fort belles réalisations.

 


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Published by Narame - dans ALGERIE ECONOMIE
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