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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 05:39

75 000 lits supplémentaires en

Algérie d’ici à 2014

 

Paru dans Les Afriques - 2 au 8 juin 2011

 

Reportage, à Alger

    

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Depuis quelques années, l’Algérie investit dans le tourisme. Une enveloppe de 50 milliards dinars est consacrée à la réhabilitation et la modernisation du parc hôtelier public. Plusieurs investisseurs étrangers sont d’ores et déjà positionnés. Parmi eux, le groupe Accor, qui a prévu, en partenariat avec Djilali Mehri,  président du groupe Sieha Spa (Société immobilière et d’exploitation hôtelière algérienne), un programme de construction de 36 hôtels Ibis, Novotel et Etap, avec à la clé, la création de 15 000 emplois.

 

Investissements tous azimuts

D’autres infrastructures hôtelières ont été d’ores et déjà réalisées, comme Marriott Renaissance et l’hôtel Pomaria, tous deux livrés en avril, à Tlemcen, ou bien le Sheraton d’Oran. Le centre touristique des Andalouses, réalisé par l’architecte Pouillon, a lui-même été réhabilité, tout comme l’hôtel Kerdada, de la chaine El-Djazaïr, à Bou Saâda. A Ouargla, autre ville oasienne du sud, des opérateurs locaux se lancent dans des réalisations de villages touristiques et de maisons traditionnelles. L’investissement dans le tourisme thermal et le tourisme balnéaire est également encouragé. En complément de cette offre estivale, il est prévu la réalisation de centres de thalassothérapie.

Parallèlement, on investit dans la formation des ressources humaines, et sur ce plan, l’expertise étrangère est bienvenue. L’Institut polytechnique Es-Senia, en convention avec Sodexo, prend en charge le plan de formation des entreprises dans les domaines de la restauration et de l’hôtellerie. L’Ecole Vatel, déjà présente en Tunisie où 10% de son public est algérien, cherche à développer son expertise en Algérie.  

Desservi pAir-Algerie-copie-1.JPGar plusieurs compagnies aériennes - Air Algérie en tête, mais aussi Alitalia, British Airways, Qatar Airways, Lufthansa -, le pays est très accessible au départ des capitales d’Europe et du Moyen-Orient.

L’essor de l’économie algérienne favorise le développement du tourisme d’affaires. Turkish  Airlines surfe sur cette vague. Avec 200 passagers en moyenne journalière sur le vol Alger-Istanbul, le transporteur concurrence Qatar Airways pour la desserte de l’Asie et du Moyen-Orient, via la capitale turque. « Nous transportons un grand nombre de businessmen et notre trafic cargo est conséquent. Soixante tonnes de marchandises sont acheminées chaque semaine. Parallèlement, nous envisageons la desserte de Ghardaïa pour le transport de touristes turcs », explique Ryad Bentrouia, directeur de marketing Algérie de la compagnie turque.

Cette mobilisation in extenso des acteurs de la filière en faveur du développement du tourisme porte ses fruits. Déjà, le nombre d’entrées progresse, avec une croissance de 9,4% en 2009 et de 8,3% en 2010, soit plus de 2 millions de touristes. A l’horizon 2015, ce sont quelque 3,1 millions de visiteurs qui sont attendus. 

 

 

Reconstruire la destination Algérie

Les dix années de terrorisme de la décennie 1990 ont détruit les efforts qu’avait engagés l’Algérie au cours des précédentes périodes de son histoire. Aujourd’hui, elle reconstruit la destination.

« En 1970, les touristes venaient. Durant la décennie 1990, le flux s’est interrompu. Nous travaillons à présent à la reconstruction de la destination Algérie », constate Smail Mimoune, ministre du Tourisme et de l’Artisanat.

Saïd Boukhelifa, conseiller du ministre, confirme. « De 1971 à 1981, le développement du tourisme a été soutenu. Durant cette décade ensoleillée, de nombreux investissements ont été réalisés. Abdelaziz Maoui, ministre éclairé, commande à l’architecte Pouillon la construction d’infrastructures touristiques. Maoui n’occulte pas la question de la formation et envoie les cadres se former à Vichy, Munich et Beyrouth. Il ouvre quatre bureaux de représentation, à Stockholm, Paris, Francfort et Londres, ainsi qu’une antenne d’Air Algérie à Bruxelles. Des charters affrétés par Neckermann, Nouvelles Frontières ou encore Thomson Holidays atterrissent sur le sol algérien. Mais cela ne dure pas. Début 1980, la politique est réorientée en faveur du développement du tourisme interne. Exit donc les revenus et les emplois que générait cette entrée supplémentaire de touristes.

En 1986, au moment où les prix des hydrocarbures chutent, on relance alors cette activité en signant des contrats avec Fram, Holland international… Hélas, quelque quatre ans plus tard, la guerre du Golfe a lieu. Elle est suivie de l’avènement du Front islamique du salut (FIS), puis c’est l’assassinat du président Boudiaf. Pendant vingt ans, on a désappris à recevoir. Ce n’est que depuis 2008, depuis que la stabilité est restaurée et que les revenus des hydrocarbures permettent de financer de grands projets d’investissements, que nous sommes en train de réapprendre à faire du tourisme.

Dans un premier temps, de nouveaux établissements hôteliers sont ouverts. Quatre hôtels Ibis sont réalisés, deux Sheraton, le Méridien à Oran et le centre des congrès d’une capacité de 3 000 places, les cinq hôtels du groupe Eden. Le logement chez l’habitant progresse aussi. Il est régulé par des textes de loi. A présent, nous misons sur la formation. Pour reconstruire la destination, il nous faut en effet compter sur des ressources humaines qualifiées. Un programme de 90 000 places pédagogiques est prévu dans le schéma directeur. D’ici à 2030, l’Algérie aura réinculqué la culture touristique. » 

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Dg-ONT-Mohamed-Amine-Hadj-Said.JPG« L’industrie du tourisme crée de l’emploi et de la richesse »

Mohamed Amine Hadj Saïd, Directeur général de l’Office national du tourisme, présente, pour Les Afriques, la stratégie de la politique touristique de l’Algérie.

 

Les Afriques : Quels sont les principaux angles d’attaque de la stratégie de développement du tourisme ?

Mohamed Amine Hadj Saïd : Dans le cadre du Schéma directeur d’aménagement touristique (SDAT), nous travaillons sur quatre niveaux : la promotion de la destination Algérie, le plan qualité, l’encouragement de l’investissement et le financement opérationnel. S’agissant tout d’abord de l’image que nous véhiculons, elle est représentée par un enfant qui découvre la richesse et la diversité des régions d’Algérie. C’est en effet cette jeune génération qui assurera la promotion touristique du pays à l’horizon 2030. Dans le même temps, nous envisageons d’ouvrir graduellement des représentations sur les marchés émetteurs de France, d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne… Pour l’heure, nous assurons la promotion de la destination à l’occasion de la 12ème édition du Salon international du tourisme et des voyages (SITEV), et en participant aux salon internationaux. L’Algérie a du reste été l’invitée d’honneur, en avril, du Salon du tourisme de Barcelone en Espagne, et a également participé à celui de Dubaï. C’est bien la preuve de l’intérêt grandissant de l’étranger pour le marché algérien.

 

LA : Comment se décline le Plan qualité tourisme ?

MAHS : Le ministère du tourisme et de l’artisanat a introduit un plan qualité tourisme, lequel s’attache à la montée en gamme des équipements et des prestations. Pour recevoir la clientèle dans les meilleures conditions, il nous faut en effet accroître nos capacités d’accueil en termes d’infrastructures et de formation du personnel. Nous sommes conscients qu’il faut améliorer ces aspects. C’est pourquoi nous tablons sur l’optimisation du dispositif de formation avec l’ouverture d’un Institut national du tourisme dans l’ouest, en complément de celui de Tizi Ouzou. 

 

LA : Quelles sont les mesures qui favorisent l’investissement, notamment  dans les infrastructures hôtelières ?

MAHS : Nous avons prévu des facilitations (des bonifications de 4,5% des taux de crédits, une réduction de 80% sur le prix de cession de l’assiette foncière, ndlr) et des améliorations, notamment pour l’acquisition du foncier. En lieu et place du système ancien qui accordait la priorité au mieux-disant, le terrain est à présent attribué par une commission interministérielle aux projets les plus satisfaisants. Quant au financement de l’investissement, une convention a été signée avec les banques pour favoriser les opérations en faveur du tourisme et de la construction d’établissements hôteliers, car nous savons que cette industrie est génératrice d’emplois et donc de richesse.

 

 

Le tourisme maghrébin à l’honneur

 Le SITEV a été l’occasion pour les agences de voyages du Maroc et de Tunisie de contracter avec leurs homologues algériens.

Mounia Zemmama, de l’agence de voyages Sideral, est venue de Casablanca pour présenter les produits marocains. Son offre comprend notamment un séjour à Marrakech à l’occasion du match Algérie-Maroc, le 4 juin prochain. Khemaïs Afaya, directeur commercial de l’hôtel Itropika, situé à Tabarka, à la frontière tuniso-algérienne, était également présent au SITEV pour faire la promotion de son établissement, dont près du tiers de la clientèle est algérienne. Comme lui, d’autres opérateurs tunisiens étaient à Alger. Parmi eux, l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), qui a annoncé une forte baisse de la fréquentation de touristes sur les quatre premiers mois de l’année, avec un recul de près de 50%. Pour sauver la saison estivale, la clientèle algérienne, qui représente 1 million d’entrées, est bien évidemment attendue.

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Published by Narame - dans ALGERIE ECONOMIE
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