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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 13:11

 

Jean-Luc Vuillemin, Directeur des réseaux internationaux du Groupe Orange et Président

du conseil de surveillance d'Orange Marine

 

« Orange Marine est à l’origine du déploiement et de la maintenance du câble ACE »

 

CIO Mag - Avril/Mai 2015

 

Jean-Luc Vuillemin est Directeur des réseaux internationaux du Groupe Orange et Président du conseil de surveillance d'Orange Marine. Il préside à l’installation de câbles en fibre optique dans les océans du globe. Et revient, pour CIO Mag, sur le déploiement du câble Africa Coast to Europe (ACE).

 

« Les capacités des câbles sous-marins en fibre optique sont titanesques. Ces infrastructures permettent de transporter une très grande quantité d’informations et assurent 95% du trafic mondial de données haut débit ». Jean-Luc Vuillemin, Directeur des réseaux internationaux du Groupe Orange et Président du conseil de surveillance d'Orange Marine, est catégorique quant à la nécessité d’avoir recours aux câbles sous-marins pour apporter le haut-débit. Même s’il admet volontiers que les liaisons satellites peuvent parfois s’avérer utiles. Notamment si un câble est endommagé. Comme ce fut le cas en Côte d’Ivoire, où il est arrivé d’avoir à réparer deux coupures simultanées sur SAT 3 et ACE. Mais pour l’heure, tout fonctionne, grâce à Orange Marine qui effectue la maintenance via ses navires câbliers. « Orange Marine, qui a réalisé la pose du câble ACE entre la France et Sao Tomé-et-Principe, ainsi que les stations d’atterrissages et les répéteurs, en assure la maintenance ». La filiale du Groupe Orange dispose de six navires - dont une nouvelle acquisition en 2014 - dédiés au déploiement et à l’entretien de ses infrastructures. Sur le nombre, deux câbliers interviennent en Méditerranée, un dans l’océan atlantique et un est stationné au Cap, en Afrique du Sud. Ce dernier est affecté à l’entretien des câbles en fibre optique sur les côtes est et ouest d’Afrique.

 

Consortium de 18 opérateurs

Le câble ACE, qui a été fourni par Alcatel-Lucent Submarine Networks, a été commandé par 18 opérateurs, lesquels forment un consortium qui finance et exploite le réseau de données haut débit. Parmi eux, le Groupe Orange, chef de file des investisseurs avec 45% de parts, Orange SA (26%), Orange Côte d’Ivoire (4,8%), ainsi que Bénin Télécoms, International Mauritania Telecom, la Sonatel au Sénégal… A terme, ACE devrait atterrir au Cap, de sorte à relier les autres câbles de la côte est-africaine, et remonter jusqu’à l’Asie par le Canal de Suez et Djibouti. Mais pour boucler la boucle, il faut encore que les opérateurs s’entendent, notamment sur le point d’atterrissage, ce qui n’est pas encore le cas. « Il manque 5 000 kilomètres, entre Sao Tomé-et-Principe et Le Cap, pour achever les 17 000 kilomètres de câbles jusqu’à l’Afrique du Sud. En finalisant la boucle, on pourrait ainsi assurer un backup jusqu’à un grand nombre de câbles s’il y avait coupure sur un segment », fait remarquer Jean-Luc Vuillemin.

Une fois les câbles sous-marins déployés et la station d’atterrissement négociée dans le cadre du consortium (à noter qu’elle peut appartenir à un opérateur local qui fournit de la capacité aux autres), les réseaux terrestres prennent le relais pour amener le trafic à l’intérieur du pays et redistribuer le débit via un backbone. « Ces réseaux de communication pourvoient à la connectivité du continent africain. C’est le vecteur principal du développement économique de l’Afrique », conclut le Directeur des réseaux internationaux du Groupe Orange et Président du conseil de surveillance d'Orange Marine.

 

 

 

Jean-Luc Vuillemin

Dates clés

1993 : Entrée dans le Groupe France Telecom, où il connait un parcours varié en France, à l’international et dans les fonctions Corporate. Il a notamment été Directeur général de Cyrtel au Congo, Directeur technique d’Optimus au Portugal et DG de Mobilecom en Jordanie.

Entre 2001 et 2003, il pilote les programmes techniques au niveau du Groupe. Différents postes de direction opérationnelle en France lui seront ensuite confiés : Directeur du développement des services, du réseau et de l’innovation à la Direction régionale de Paris ; Directeur régional Aquitaine ; Directeur de la production des réseaux d’Orange France ; Directeur technique Réseaux et Services d’Orange France.

Depuis juin 2014, Jean-Luc Vuillemin est Directeur des réseaux internationaux du groupe Orange et Président du conseil de surveillance d'Orange Marine.

 

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Published by Narame - dans AFRIQUE
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