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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 07:58

 

Sécurité, confidentialité et protection des données personnelles

Le point de vue de Bassary Touré, Vice-président de la Banque

ouest-africaine de développement (BOAD)

 

Paru dans CIO Mag N° 35 – Février/Mars 2015

 

 

 

Bassary Touré, Vice-président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), détaille pour CIO Mag les programmes en cours et à venir, en Afrique de l’Ouest, au plan de la sécurisation des données.

 

 

A l’heure de la multiplication des transactions électroniques, quels sont les outils et les garanties techniques de sécurité utilisés pour sécuriser les données personnelles et lutter contre le piratage ?

 

Dans la sous région, les transactions électroniques sont réglementées par des initiatives régionales visant à l’harmonisation des cadres politiques et réglementaires. Elles sont basées sur les Actes additionnels de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les directives de l’UEMOA, lesquels s’attachent notamment à l’harmonisation du cadre légal dans le domaine du commerce électronique, de la cybercriminalité et de la protection des données personnelles. Chaque pays de la zone travaille à la transposition de ces différents actes et règlements dans sa législation nationale.

 

Quelles directives encadrent la protection des données ?

Au niveau de la CEDEAO, l’Acte additionnel A/SA.1/01/10 du 16 février 2010 encadre la protection des données à caractère personnel. Pour l’UEMOA, il s’agit de la Directive n°01/2006/CM/UEMOA relative à l’harmonisation des politiques de contrôle et de régulation du secteur des télécommunications, et de la Directive n°02/2006/CM/UEMOA relative à l’harmonisation des régimes applicables aux opérateurs de réseaux et fournisseurs de services.

 

Avec le développement du Cloud computing et de l’Internet sur mobile, de nouvelles règles de sécurité sont définies. Qu’en est-il sur le continent ?

Certaines sous régions d’Afrique trouvent déjà, dans ce modèle de l'informatique dématérialisée, une solution aux problèmes de sous-équipement en moyens informatiques, et les tendances montrent que ce modèle est voué à un développement important à condition que certaines mesures d’accompagnement soient prises au bon moment. Sur le plan de la réglementation, il est à noter que la majorité des pays ne disposent pas de législation sur la protection des données, ni d’accords avec d’autres pays dans ce domaine. Cela implique l’adoption d’une nouvelle approche réglementaire pour la sécurité, la confidentialité et la protection des données personnelles. Des clauses renforcées en termes de sécurité et de disponibilité des données devront être prévues pour les contrats établis dans un environnement Cloud Computing.

Il faut aussi souligner, qu’en plus des exigences contractuelles liées aux spécificités des services Cloud Computing, il est nécessaire de tenir compte des textes réglementaires et des normes qui régissent certains domaines. Je veux parler, par exemple, des termes et des conditions obligatoires dans les contrats d’externalisation des services. Il en est de même des obligations générales pour les processus de contrôle de qualité, ainsi que de l’implication sur le niveau du service rendu, sur la protection des données personnelles, la sécurité, la disponibilité et la continuité du service. La même exigence est requise s’agissant de la réglementation de la propriété des données, de la localisation géographique (en local ou à l’étranger) et des obligations en termes de mise à disposition (des pouvoirs publics) et de divulgation des données.

 

Une politique de l’identité numérique est-elle mise en place au niveau de la sous-région ?

Dans le cadre de la protection des données individuelles les pays de l’UEMOA s’organisent individuellement pour l’implémentation de système de signature numérique.

 

Des actions en faveur de l’économie numérique ont été adoptées dans le « Plan stratégique 2015-2019 » de la BOAD. Quelles sont-elles ?

Plusieurs actions sont prévues, notamment le soutien aux programmes de téléphonie mobile à l’échelle sous régionale. Il s’agit d’identifier des projets viables dans le secteur des TIC, de conduire des missions de prospection et d’identifications approfondies, et d’instruire et de financer les projets dans les TIC. La BOAD participe également au financement des investissements prévus dans le cadre de la transition numérique radio et télévision au sein de l’espace de l’UEMOA.

 

Quels sont les projets d’investissements dans le domaine de l’informatique et des télécoms que la BOAD a accompagnés ?

Depuis 2000, l’accent a été mis sur le financement de la construction d’un réseau de transport sous régional par câbles à fibres optiques. L’objectif est d’assurer l’interconnexion des réseaux nationaux des Etats en vue de stimuler les échanges entre les pays et d’intégrer l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) aux autoroutes mondiales de l'information, notamment à travers les points d’accès au câble SAT3 au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

S’agissant du développement des réseaux de téléphonie fixe des opérateurs publics, la BOAD a financé 29 projets, pour un montant total de 160 millions d’Euros. Elle a par ailleurs pris en charge six projets de construction d’un réseau de transmission par câbles à fibres optiques. Ce linéaire de 5 000 km, d’une capacité de 2,5 Gbit/s, a coûté environ 724 millions d’euros. La promotion des réseaux de téléphonie mobile des opérateurs privés a également bénéficié de l’appui financier de la BOAD (174 millions d’Euros répartis entre 17 projets). A noter aussi le financement de deux centres d’appels (4,5 millions d’Euros) et d’un projet de solution technologique pour le contrôle d’accès et la gestion du trafic de camions gros porteurs au Port Autonome de Cotonou (7,6 millions d’Euros). A l’échelle régionale, la BOAD a contribué directement pour 14 milliards de FCFA (21 millions d’Euros) au financement de la construction et du lancement du satellite panafricain RASCOM. Elle a en outre assuré le bouclage financier du projet auprès des bailleurs de fonds.

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