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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 17:13

 

Bruno Jean-Richard Itoua, Ministre de la

Recherche scientifique et de l’innovation technologique

du Congo Brazzaville

 

« Former des développeurs, des ingénieurs informaticiens et créer

des cursus de formation »

 

Paru dans CIO Mag – Décembre 2014

 

 

CIO Mag : Les Technologies de l’information et de la communication (TIC) contribuent-elles à l’émergence de l’Afrique ?

Bruno Jean-Richard Itoua : La transformation digitale est un levier pour l’émergence du continent. L’Afrique, qui enregistre l’un des plus forts taux de croissance au monde, dispose de compétences de mieux en mieux formées. Il s’agit alors de capitaliser sur ces ressources humaines en favorisant l’entrepreneuriat. Car la solution au problème de l’emploi, c’est la capacité des PME et des startups à innover. Et l’innovation dans les TIC contribue à créer cette valeur.

 

Comment s’organise la transformation digitale au plan continental ?

Au niveau de l’Afrique, un plan stratégique a été mis en œuvre pour s’approprier les TIC et des réformes ont été engagées à cet effet. Le continent, qui a l’opportunité de bénéficier de transfert de technologies, peut déployer ses potentialités en s’appuyant sur ses ressources humaines, dont le plus gros des effectifs - 60 à 70% - est constitué de jeunes. Il revient aux dirigeants de prendre en charge cette jeunesse et de faire en sorte que l’économie du savoir soit un vrai secteur d’activités.

 

Et au Congo Brazzaville, quelles sont les réalisations et les objectifs à atteindre pour réduire la fracture numérique ?

L’infrastructure fibre optique a été déployée dans les deux grandes villes du pays, Brazzaville et Pointe Noire. Elle est raccordée au câble sous-marin à fibre optique WACS (West Africa Cable System). Les zones plus enclavées sont couvertes par satellite. D’ici à 2015, le maillage en infrastructures haut-débit sera encore plus avancé. Pour réduire la fracture numérique, il faut également des terminaux mobiles. Au Congo, le taux de pénétration du téléphone portable est supérieur à 100%. C’est donc cet outil qui va permettre un accès renforcé aux services numériques. Il est aussi nécessaire de produire du contenu, de sorte que l’on puisse se tenir informé en temps réel. Un agriculteur a par exemple besoin d’informations sur les cours mondiaux des matières premières ou sur la météo. Il convient alors de former des développeurs, des ingénieurs informaticiens et de créer des cursus de formation.

 

Comment cela se concrétise-t-il ?

En matière d’éducation, nous inventorions, en lien avec l’UNESCO, les besoins en TIC et définissons une stratégie pour déterminer quels types de filières seront créés, et pour quels besoins des entreprises. D’autres initiatives ont lieu avec Microsoft Afrique, les PME congolaises et les filiales de grands groupes européens. Nous avons également développé, sur le plan de la formation, un partenariat avec le Maroc. A noter aussi la création d’un Technopole dédié aux TIC avec l’Inde et la Banque mondiale. De même, nous envisageons l’ouverture de centres d’excellence au niveau de la sous-région.

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