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Bio Express

  • : VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • VERONIQUE NARAME - JOURNALISTE
  • : Journaliste, je collabore avec la presse économique et la presse professionnelle. Je signe des portraits, articles, interviews, dossiers et ouvrages. A mon actif également, des reportages en Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. En parallèle, je conçois et pilote des formations sur la communication interculturelle. Et effectue tous travaux rédactionnels, présentation et animation de conférences-débats. Contact : veronique.narame@free.fr | Twitter : @veroniquenarame
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LE CHOIX DE LA REDACTION

 

 

ALTERNATIVES INTERNATIONALES  n° 067

Juin 2015

       Boko Haram épuise le Cameroun

Par Véronique Narame
A Maroua et Minawao
 
couverture
                  

Depuis un an, le Cameroun fait face aux assauts meurtriers de la secte nigériane Boko Haram. Et contribue, depuis 2013, à l'accueil sur son territoire de 40 000 réfugiés nigérians dans le camp de Minawao.

 

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LE CHOIX DES INTERNAUTES

JUIN 2015

Algérie / Industrie électrique et électronique : Moderniser et restructurer

Algérie  / Maritime : L'Algérie combine mer et terre

Côte d'Ivoire / Socitech Groupe : Contribuer à la digitalisation de l'Afrique

Burkina Faso / Sibiri François Yaméogo, Styliste Modéliste

Algérie / Photo reportage au Salon international du livre d'Alger

Burkina Faso / Des infrastructures performantes pour l'industrie

 

 

31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:58

 

Assises de la transformation digitale : des solutions innovantes pour

soutenir la croissance de l’Afrique

 

Paru dans CIO Mag - Décembre 2014

 

 

La 3ème édition des Assises de la transformation digitale – Impact du digital pour l’émergence en Afrique, qui s’est déroulée à Paris, les 30 et 31 octobre, a tenu toutes ses promesses. Les majors de l’informatique et des télécoms - au premier rang desquelles Sopra, Atos, Alcatel-Lucent, SAP et CFAO Technologies – ont répondu présent pour rencontrer les dirigeants et les opérateurs venus de Côte d’Ivoire, du Congo, du Burkina Faso, du Sénégal, du Gabon, de Tunisie, du Cameroun et du Maroc. Au programme des débats, le Cloud gouvernemental, l’enrôlement biométrique, la sécurité numérique, le développement des Datacenter et l’innovation, en particulier dans le secteur bancaire.

 

« J’ai foi en une Afrique qui gagne. Avec une croissance de 5% du PIB, une population jeune et dynamique et les plus importantes ressources mondiales, le continent représente un potentiel important. Pour preuve, les grands groupes du secteur des TIC y investissent massivement ». Bruno N.Koné, ministre ivoirien de la Poste et des technologies de l’information et de la communication a lancé les Assises de la transformation digitale sur une belle note d’optimisme, rejoint par son homologue congolais, Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique. « L’Afrique, qui enregistre l’un des plus forts taux de croissance structurelle au monde, est le continent qui a le mieux résisté à la crise. La population de mieux en mieux formée est un gage de compétitivité et de performance. Il nous faut à présent atteindre l’émergence, et l’innovation dans les TIC pourra y contribuer ».

 

Le digital, un levier pour l’émergence africaine

Le Maroc s’est d’ores et déjà engagé sur cette voie. Latifa Echihabi, Secrétaire générale au ministère marocain de l'Industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique a témoigné de l’investissement consacré par le Royaume chérifien à ce domaine d’activités. Depuis la mise en œuvre du plan Maroc Numéric 2013, le secteur, qui compte pour 35% du PIB national, a accéléré la productivité des entreprises et créé de l’emploi qualifié en soutenant la formation de 10 000 ingénieurs. Au Burkina Faso, le Cloud gouvernemental (G-Cloud) est en phase de lancement. Le démarrage des travaux, qui ont été confiés à Alcatel-Lucent, est prévu pour janvier 2015. Le pays des hommes intègres a par ailleurs signé un contrat avec Huawei pour la réalisation d'un Backbone de 5740 km, et programmé la réalisation d’un point d'atterrissage virtuel ainsi que d’un point d'échanges Internet. « Nous pourrions être les premiers en Afrique francophone, sinon en Afrique de l’Ouest, à disposer d’un Cloud aux normes internationales », a assuré Alfred N. Sawadogo, Directeur général de l’Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC). Gabrielle Gauthey, Présidente secteur public et défense pour le Groupe Alcatel, s’est montrée confiante dans la capacité de l’Afrique à inventer des services plus innovants grâce au Cloud Computing.

Jean Koulidiati, ministre jusqu’au 30 octobre du Développement de l’économie numérique et des postes du Burkina Faso, a conclu la plénière en confirmant que l’informatique constituait un potentiel considérable pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement. « C’est en réalisant des infrastructures Cloud et de Backbone que les plus importantes transformations opèreront sur le continent africain ». A commencer par la création d’emploi, qui sera d’autant plus efficiente si l’on favorise l’entrepreneuriat et l’émergence de champions nationaux.

 

Technologies numériques

Les constructeurs et les opérateurs IT positionnés sur le continent ont fait démonstration de leurs réalisations lors des tables rondes et proposé de nouvelles solutions pour accroître la compétitivité des économies africaines. Le Syntec numérique, référent de l’Alliance franco-tunisienne pour le numérique, a proposé son appui à la co-construction du développement économique. CFAO Technologies, qui a fourni des infrastructures bancaires en Afrique centrale, des Datacenter pour les grandes entreprises et des portails numériques pour les gouvernements, a ouvert 8 filiales en Afrique et formé quelque 500 ingénieurs. L’annonce de la création d’une 9è filiale est signe de la vitalité de l’Afrique et de son appétence pour l’implémentation de nouvelles technologies. Pour preuve, en Côte d’Ivoire, on déploie de front un Backbone de 7000 kilomètres et la technologie CDMA dans les zones rurales. Et pour faire monter en puissances les compétences du pays et dans la sous-région, l’Etat ivoirien a créé, en 2012, l’Ecole supérieure africaine des techniques de l’information et de la communication (ESATIC).

Au Gabon, les technologies biométriques ont fait leur entrée. Le ministère gabonais de l’Intérieur a mis en place un programme d’enrôlement biométrique et a en projet l’émission de cartes d’identités à puce électronique. Egalement à l’ordre du jour, la délivrance de passeports biométriques en partenariat avec Sopra. De même, l’Etat a lancé un plan national de géomatique, lequel a vocation à produire une représentation virtuelle du territoire. Pour Lambert Noël Matha, Secrétaire général au Ministère gabonais de l’Intérieur, « l’administration gabonaise pourra ainsi avoir la maitrise de son information géographique ».

En Egypte et au Mali, des projets de Gestion électronique des données (GED), telle la dématérialisation des archives, ont été engagés. Quant à la Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, ils sont entrés de plain-pied dans l’ère du e-Conseil des ministres. Le vote des lois par voie électronique constitue une avancée qui pourrait du reste bien inspirer l’hexagone. « L’Afrique a de l’avance pour le vote électronique », a fait remarquer Laurent Coussonnet de SOPRA Group.

 

Le smartphone, outil de bancarisation

La banque digitale a également été au centre des débats des Assises de la transformation digitale. L’occasion pour Sopra de présenter les produits de Core Banking déployés sur le continent depuis 40 ans. Et de préciser que si ses solutions progicielles sont d’ores et déjà utilisées par les banques traditionnelles, il reste à bancariser les personnes qui n’ont pas accès aux services financiers. Et à concurrencer les opérateurs de télécommunications  - M.Pesa au Kenya ou Orange Money en passe de demander une licence bancaire sur le continent africain - qui se sont positionnés sur ce marché. « Les banques doivent proposer des services à haute valeur ajoutée pour ces clients, en construisant des portefeuilles électroniques incluant des services financiers et non financiers », a précisé David Lejolivet, Directeur de l’offre Sopra Banking Amplitude au sein de Sopra Banking Software. Le fabricant de logiciels SAP a de son côté franchi le pas en développant, avec Standard Bank d’Afrique du Sud, une application permettant l’ouverture de comptes bancaires via des applications mobiles. L’opération est un vrai succès : 1 000 comptes bancaires sont créés chaque jour. SAP surfe sur la vague. Il annonce la formation de 10 000 consultants sur les 5 ans à venir en Afrique et un investissement de 500 millions dollars. Atos renforce aussi son dispositif sur le continent africain. Après le rachat de Bull en août, la SSII, qui propose une stratégie complète en matière de Cloud, de Cybersécurité et de Big Data, ambitionne de développer de nouvelles activités en Afrique. Au programme, du conseil, de l’intégration avec les partenaires SAP, Oracle, Microsoft, EMC. Yannick Tabanon, Directeur Strategy & Business Development Afrique d’Atos, annonce par ailleurs un positionnement sur Dakar (Sénégal) pour déployer de nouveaux services dans la sous-région.

 

__________________________________________________________________________________

 

Pour la troisième année consécutive, CIO Mag, Référence IT au service des managers africains, a réuni au Pavillon Dauphine à Paris, les acteurs des TIC lors des Assises de la transformation digitale – Impact du digital pour l’émergence en Afrique. Mohamadou Diallo, Directeur de publication de CIO Mag, est à l’initiative de cet évènement qui a réuni cinq délégations africaines – Côte d’Ivoire, Maroc, Burkina Faso, Congo et Gabon -, dont trois ministres.

A noter également la participation du Ministère marocain de l’Industrie, du commerce et de l’économie numérique, du Ministère gabonais de l’Intérieur, Sécurisation de l’identité des citoyens, de l’Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC) du Burkina Faso, et pour la Côte d’Ivoire, de l'Autorité de régulation des télécommunications/TIC (ARTCI), de la Société nationale de développement informatique (SNDI), ainsi que de l’Agence nationale du service universel des télécommunications-TIC.

Une excellente occasion pour les dirigeants et décideurs de faire du Benchmarking et de conclure des contrats d’affaires avec les entreprises de la filière Informatique et Télécoms lors des Rencontres B2B. Parmi les opérateurs et équipementiers qui étaient présents, Sopra, Atos, Alcatel-Lucent, CFAO Technologies, SAP, Monaco Télécom, PWC, ERI, Sifaris…

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